Le gouvernement l'a promis le week-end dernier : alors que les grèves de salariés sans-papiers se multiplient, il veut s'occuper du dossier, en annonçant notamment qu'il va "toucher au porte-monnaie" des employeurs de sans-papiers, en autorisant les fermetures administratives des entreprises. Mais déjà, il a pris les devants. A la veille d'une réunion sur le thème de l'identité nationale avec des élus et associatifs de région, alors que les critiques se multiplient sur l'opportunité de ce débat, le ministère de l'Immigration a annoncé mardi avoir adressé à tous les préfets mardi "une circulaire leur indiquant les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers".
Salariés sans papiers : fin de non-recevoir du ministère de l'Immigration
A l'issue d'une réunion, les organisations patronales et syndicales ont rédigé un nouveau texte proposant des "conditions cumulatives de régularisation" pour les salariés étrangers. Mais l'Etat refuse d'y prêter attention.
Publié le 12/03/2010
Débat sur l'identité nationale : ça commence curieusement
Eric Besson a animé mercredi soir à Paris sa première réunion sur l'identité nationale avec des élus et associatifs du Loiret, en présence d'un seul représentant de l'opposition... venu à sa manière.
Publié le 25/11/2009
Une journée sans immigrés : ça donnerait quoi ?
<b> Interview - </b> Alors que le débat sur l'identité nationale revenait sur le devant de la scène mercredi, un collectif appelle les immigrés à un boycott économique le 1er mars.
Publié le 24/11/2009
TVA, sans-papiers, drogue, caméras : les promesses de Sarkozy
En déplacement en banlieue mardi, le président a assuré qu'il n'accepterait "jamais" de régularisation massive, pas plus que de retour de la TVA à 19,6% pour les restos, et annoncé l'arrivée du fisc dans la lutte contre le trafic de drogue.
Publié le 24/11/2009
Les employeurs de sans papiers "touchés au porte-monnaie"
Le gouvernement a annoncé dimanche que des fermetures administratives pourront être prononcées à l'encontre des entreprises employant des travailleurs sans papiers.
Publié le 22/11/2009
Un sans-papier dénoncé par son banquier
Ce Mauritanien était venu retirer de l'argent de son compte. Il a été dénoncé par le guichetier et se trouve actuellement en rétention. Il risque l'expulsion.
Publié le 08/10/2009
Des sans-papiers occupent un immeuble parisien
Environ 250 sans-papiers occupent depuis vendredi l'immeuble de la CPAM situé dans le 18e arrondissement de la capitale. Ils veulent leur régularisation.
Publié le 17/07/2009
Contrat résilié pour les maîtres-chiens sans-papiers
La SNCF a décidé de résilier son contrat de gardiennage des gares parisiennes avec la société Vigimark, qui emploie des maîtres-chiens sans papiers.
Publié le 17/07/2009
La justice saisie du dossier des maîtres-chiens sans-papiers
Eric Besson a transmis à la justice le dossier des maîtres-chiens sans papiers, qui assurent la sécurité dans des gares SNCF parisiennes.
Publié le 13/07/2009
Le sans-papiers lavait les vitres du commissariat
Ce Mauritanien en situation irrégulière faisait les carreaux du commissariat d'Orléans depuis six ans. Il a été interpellé début juin.
Publié le 01/07/2009
Marine Le Pen sur l'identité nationale : "des mesurettes !"
L'opposition reste convaincue que le débat sur l'identité nationale n'a été lancé qu'à des fins électorales, avant les élections régionales. Voici la réaction de Marine Le Pen, invitée du Grand Jury.
Publié le 22/11/2009
La circulaire indiquant aux préfets les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers pourrait déboucher sur la régularisation de 1000 étrangers, a affirmé mercredi le ministre de l'Immigration Eric Besson, sur France Inter. "L'estimation de mes services, elle est aléatoire car par définition c'est du cas par cas, c'est que cela pourrait être un millier de personnes", a déclaré le ministre interrogé sur le nombre d'immigrés qui pourraient bénéficier de régularisation.
Plus de 5000 salariés
Le ministre a précisé les conditions pour ces régularisations. "Les critères précis peuvent être l'ancienneté du séjour en France, qui doit être au moins égale à cinq ans, il faut exercer un métier dit en tension, soit dans le métier, soit dans la zone géographique (...) l'ancienneté dans l'entreprise qui doit être égale ou supérieur à 12 mois, la nature de la promesse d'embauche qui doit être supérieure à 12 mois, l'intégration du demandeur". "Au titre du travail, c'est de l'ordre de 3.000 (sans papiers) qui sont régularisés chaque année, pour les cas humanitaires, c'est un petit peu moins, empiriquement de 1.000 à 2.500", a déclaré Eric Besson.
Le mouvement de grèves coordonnées a été rejoint par plus de 5.000 salariés sans papiers, qui ont occupé pacifiquement de nombreux locaux, dont pendant deux semaines ceux de la fédération des travaux publics FNTP. La circulaire n'empêchera pas le cas par cas, Nicolas Sarkozy ayant affirmé mardi qu'"il n'accepterait pas une régularisation globale de ceux qui n'ont pas de papiers" qui selon lui serait "un appel d'air" et "une erreur tragique" (lire notre article).
Réponse en tous cas du PS : le parti d'opposition a dénoncé mardi les propos de Xavier Darcos sur le travail illégal, en soulignant que la France était déjà dotée d'un arsenal juridique pour s'y attaquer et qu'"une poignée seulement d'employeurs" de sans papiers "ont été inquiétés" en 2008.
| Expulsion : les eurodéputés critiquent les charters de l'UE |
Dans le même temps, les eurodéputés ont critiqué mardi un projet de l'UE de financer des vols charters pour des expulsions groupées de migrants irréguliers, malgré les gages de conformité apportés par Bruxelles. Projet porté par le président Sarkozy. Les dirigeants européens avaient alors demandé à leur dernier sommet fin octobre à Bruxelles "l'examen de la possibilité d'affréter régulièrement des vols de retour communs" financés par Frontex, l'agence européenne chargée de la sécurité des frontières externes de l'Union. Marielle de Sarnez, députée française du groupe des démocrates et libéraux, a exprimé "la tristesse de nombreux Européens", après un vol organisé le 20 octobre par Paris et Londres pour emmener "dans un pays en guerre" 24 Afghans expulsés de Grande-Bretagne et trois de leurs jeunes compatriotes renvoyés de France. Sommé de s'expliquer devant l'hémicycle du Parlement européen, le ministre suédois de l'Immigration Tobias Billstroem, dont le pays assure la présidence de l'UE, a estimé qu'un tel vol charter contracté par plusieurs pays était "une mise en commun de ressources et non une décision collective de retour". |
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Salariés sans papiers : fin de non-recevoir du ministère de l'Immigration
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