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Les restaurateurs préparent l'addition avant d'aller à Bercy

Edité par
le 14 décembre 2009 à 05h12
Temps de lecture
3min
[Expiré] restaurant restauration TVA manger table

Crédits : SXC.HU

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EntreprisesPatronat et syndicats de salariés ont réussi ce lundi à conclure un accord sur les rémunérations. Il est le bienvenu à la veille du bilan que doit tirer Bercy de l'impact de la baisse de TVA.

Voilà près de six mois qu'ils ont obtenu la TVA à 5,5%, et qu'ont fait les restaurateurs ? La baisse insuffisante des prix a dégradé l'image de la profession. Tout comme les esclandres au sein même des organisations patronales. Dans la première d'entre elle, l'Umih, ils sont toujours deux à revendiquer la présidence. La présidente élue en 2008, Christine Pujol, et son prédécesseur, André Daguin, qui affirme avoir été désigné président par intérim. La justice a été saisie pour trancher. La deuxième, le Synhorcat, a vu partir des adhérents importants, déçus de son "manque de professionnalisme". Son président, Didier Chenet, contesté par certains adhérents et invalidé par la justice, a été réélu. L'ex-syndicat des chaînes (SNRTC) espère tirer les marrons du feu...

Alors qu'ils sont attendus mardi à Bercy pour dresser un "bilan définitif" de la baisse des prix et faire le point sur les autres engagements de la profession, les restaurateurs ont essayé de redorer leur image ce lundi : les organisations patronales ont retrouvé les syndicats de salariés pour reprendre officiellement les négociations sur les rémunérations lors d'une commission mixte paritaire. Alors que trois des cinq syndicats de salariés restaient jusqu'alors opposés au projet d'accord tel qu'il avait été négocié il y a 15 jours, un accord a enfin pu être trouvé. 

"Pas suffisant"

L'ancienneté minimale pour toucher une "prime TVA" versée aux salariés sera abaissée à quatre mois, contre neuf mois dans le précédent texte, et le plafond de cette prime relevé à 500 euros, contre 400 euros. Sur la question, centrale pour les syndicats, de la pérennité de cette prime, il est prévu qu'elle ne pourra être revue à la baisse en cas de maintien de la TVA à 5,5%. En outre, à l'avenir le premier niveau de la grille salariale sera toujours 1% au-dessus du Smic. Cet accord a été validé côté patronal par le Synhorcat, la Fagiht et la CPIH, mais pour l'instant pas par la principale organisation, l'Umih. Reste que cette sa signature, à la veille du comité de suivi à Bercy, est particulièrement bienvenue.

Cet accord apparaît en fait comme l'élément le plus positif à faire valoir dès mardi au ministère, alors que, selon l'Insee, qui doit annoncer le même jour l'indice des prix de novembre, les additions au restaurant ont baissé de 1,46% entre juillet et octobre. Et différentes enquêtes montrent qu'un restaurant sur deux seulement a répercuté sur ses prix la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5% (sauf pour les alcools). "Pas suffisant", répète Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce, alors que le gouvernement attendait environ 3%. En octobre, il avait demandé aux restaurateurs d'aller "plus loin" et "plus vite", prévenant que, dans le cas contraire, le gouvernement en tirerait "toutes les conséquences". La menace d'un retour à une TVA à 19,6% a cependant été clairement écartée par Nicolas Sarkozy, même si des sénateurs ont dénoncé le coût de la mesure pour les finances publiques (3 milliards d'euros).

Mais les restaurateurs, qui s'étaient également engagés à embaucher 40.000 personnes supplémentaires sur deux ans (20.000 en apprentissage et 20.000 en contrats pérennes), réclament de la patience. Ils rappellent que le contrat d'avenir, l'accord signé avec l'Etat, court sur trois ans. Ils expliquent également que les établissements qui paient leur TVA au trimestre n'ont pu percevoir qu'en octobre ce que cela représentait dans leurs comptes.

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  • titipointu : Moi-même restaurateur, je peux dire quand même que nous avons baissé les prix (1.5% d'après le ministre) et que j'ai pas mal de collègues qui ont embauché dans un contexte de crise économique. Tous les secteurs ne peuvent pas en dire autant.

    Le 24/12/2009 à 15h55
  • syberya : Bonjour fred, Encore une fois je confirme ce que tu dis et pour avoir travaillé avec ses systèmes de gestion que je ne nommerais pas, et avec lesquels c'est vrai tout est faisable!!, gestion des approvisionnements, des horaires du personnel, des prix etc etc on peut tout faire avec après une formation de une semaine.Quant à fannyquillet votre attitude vous honore et nombre de restaurateurs devraient prendre exemple sur vous!!; ceci dit moi aussi je connais on ne peut mieux cette profession, et nous savons toutes deux combien les abus sont nombreux. C'est honteux de voir les exigences de nombreux patrons, qui demandent à un (e) serveur(se) de faire le ménage, la mise en place salle et bar, gestion des caves jour et centrale, accueil des clients, prise des commandes, service, additions encaissements, préparation des desserts, et cerise sur le gâteau la plonge de la salle et bar, voire souvent en plus la plonge de la cuisine aussi!! et tout ça pour un salaire de misère, avec des horaires à n'en plus finir!!! ça je l'ai vécu en débutant dans le métier et c'est toujours d'actualité!! et croyez moi je ne suis pas une fainéante..mais quand même nous ne sommes pas des bêtes de somme!!!

    Le 15/12/2009 à 09h34
  • fred12eme : Lelolifa : je me permet de rajouter une chose pour prouver la véricité de mes propos. J'ai travaillé 9 annés dans la restauration à Paris, donc 5 dans l'installation et la gestion des systèmes informatisés... spécialisés restaurant. Oui, certains commerciaux vendent encore ces systèmes avec des micro-programmes capablent de supprimer bel et bien une partie du chiffre d'affaire généré !!! Qui rit ? moi qui ait vu ! ou vous qui ne voulez pas voir !!!!!

    Le 15/12/2009 à 08h52
  • fannyquillet : En tant que restauratrice, j'ai baissé mes prix( 80% de ma carte à 12% environ), j'ai augmenté mon salarié et j'ai investi une enorme somme dans mon restaurant. Je fais des journées extremement chargées car en plus j'ai 2 enfants et un 3 eme en route.J'ai moins de salaire qu'un rmiste et pourtant je continue d'aimer mon métier.Pour ce qui est de la réalité sache que mes fournisseurs augmentent tous leurs prix et pas en petite quantité depuis la baisse de la tva mais mes prix et la qualité de prestations restent encore les memes bas. Dans la petite ville dans laquelle j'habite sur 5 restos je suis la seule qui ai joué le jeu et je n'ai pas plus de clients pour autant!!!!! Je vais encore devoir redonné et entendre vos critiques m'insuporte alors tu viens faire une journée de travail avec moi quand tu veux et arretez de mettre tout le monde dans le meme panier. La critique est tellement facile!!!!

    Le 15/12/2009 à 07h58
  • tatidaniele1953 : Etant en deplacement tous les jours,je mangeais regulierement au restaurant,mais je me suis appercu que depuis la reduction de la TVA,rien n'a change.J'ai donc decide desormais de mangeais dans une friterie . Si j'y mange parfois pas tres bien la au moins je ne paye pas trop cher.

    Le 14/12/2009 à 19h37
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