L'usine de Carling en Moselle © TF1/LCI"Rupture caractérisée" de l'égalité devant les charges publiques : c'est en pointant, notamment, les "régimes d'exemption totale" dont bénéficient certaines entreprises parmi les plus polluantes que le Conseil constitutionnel a censuré le projet de taxe carbone. La décision a pris le monde politique par surprise... mais aussi les entreprises, qui avaient déjà anticipé les effets de cette taxe. "Cette décision est surprenante", s'inquiète ainsi Jean Pelin, de l'Union des industries chimiques (UIC). "On ne voit pas comment des entreprises pourraient à la fois être soumises à la taxe carbone alors qu'elles vont devoir payer pour leurs émissions à partir de 2013".
Taxe carbone : le patron d'Airbus craint une "guerre commerciale"
Les tensions croissantes au sein du secteur de l'aviation, au niveau mondial, à propos de la taxe carbone imposée par l'Union européenne aux compagnies aériennes, pourraient provoquer une escalade dont s'inquiète ouvertement ce lundi le patron d'Airbus, Tom Enders.
Publié le 13/02/2012
Bras de fer mondial sur la taxe carbone
La Chine et les Etats-Unis refusent que leurs compagnies aériennes paient la taxe carbone, qui impose à tout vol traversant l'espace aérien européen de payer à proportion de ses émissions polluantes. L'Europe refuse de céder sur le principe... mais se dit prête à discuter.
Publié le 07/02/2012
La nouvelle taxe carbone en vigueur le 1er juillet
La nouvelle taxe carbone, dont la première version a été censurée fin décembre par le Conseil constitutionnel, entrera en vigueur le 1er juillet 2010, selon Luc Chatel.
Publié le 05/01/2010
La censure de la taxe carbone, lourd revers pour Sarkozy
Les éditorialistes reviennent sur le "coup de théâtre" de la décision du Conseil constitutionnel et sur les failles de la taxe carbone voulue par Sarkozy : "elle pesait surtout sur les ménages, oubliant les industriels".
Publié le 30/12/2009
La taxe carbone entre "fiasco" et "fumisterie"
"Fiasco" pour la gauche, "fumisterie" pour les Verts, la taxe voulue par Sarkozy et censurée par le Conseil constitutionnel déchaîne à nouveau l'opposition. Un nouveau texte est annoncé courant janvier.
Publié le 30/12/2009
Le Conseil constitutionnel annule la taxe carbone
Cette taxe, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, serait soumise à trop d'exemptions, ce qui crée une inégalité face à l'impôt. François Fillon a annoncé la présentation d'un nouveau dispositif le 20 janvier.
Publié le 29/12/2009
Les secteurs bénéficiant d'une exemption totale ont le plus à perdre. Aux termes du texte retoqué mardi, quelque mille entreprises issues de l'industrie lourde (chimie, papeterie...) échappaient à la taxe carbone parce qu'elles sont déjà soumises au régime européen des quotas de CO2. Au sein de l'Union européenne, chaque pays se voit attribuer un quota d'émissions de CO2 qui est pour l'heure gratuit (sauf en cas de dépassement) mais qui deviendra payant à partir de 2013 à travers un système d'enchères.
L'industrie chimique "extrêmement vigilante"
Alors que le gouvernement doit présenter une nouvelle mouture le 20 janvier, l'industrie chimique sera "extrêmement vigilante" et protestera contre toute "nouvelle taxe", prévient Jean Pelin. "Il faut faire extrêmement attention aux problèmes de compétitivité de l'industrie française: si on taxe les entreprises émettrices de CO2, qui sont déjà soumises à un système de quotas, on va créer une distorsion de concurrence", renchérit Jean-Louis Schilansky, de l'Union française de l'industrie pétrolière (Ufip), qui réclame une taxe carbone européenne.
L'inquiétude est également vive dans les secteurs (agriculture, transports...) qui bénéficiaient d'exemptions partielles. "Nous nous battrons une nouvelle fois jusqu'au bout pour ne pas payer cette taxe carbone", met en garde Jean-Michel Lemétayer, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, qui étaient exemptés à hauteur de 75%. Le Comité national des pêches craint lui une perte de "compétitivité" par rapport aux concurrents étrangers si l'exemption de 75% dont bénéficiait la profession n'était pas reconduite. De son côté, le transport routier redoute "d'être sacrifié sur l'autel d'une analyse hâtive des conclusions du Conseil", affirme Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des transports routiers.
Lagarde rassure les agriculteurs
Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, craint pour sa part une lecture "trop rapide" de la décision des Sages. "Le Conseil a validé les exemptions partielles. Toute remise en cause serait donc injustifiée", insiste-t-il. Dans leur décision, les Sages ont en effet écrit que les "tarifications spécifiques peuvent être justifiées par la poursuite d'un intérêt général tel que la sauvegarde de la compétitivité de secteurs économiques exposés à la concurrence internationale".
Jeudi matin, la ministre de l'Economie a cependant assuré que les exonérations prévues pour les entreprises de transport ou les agriculteurs seront maintenues. Une nouvelle version de la taxe doit être présentée le 20 janvier en conseil des ministres. "On va reprendre la copie pour les secteurs industriels qui sont déjà soumis au marché de quotas d'émission", a déclaré Christine Lagarde sur RTL. "Mais toutes les autres exceptions, dérogations, notamment en faveur des agriculteurs, une mise en place graduelle pour le secteur des transports, tout ça n'est pas critiqué par le Conseil constitutionnel donc il n'y a pas de raison d'y revenir", a-t-elle ajouté. Et sur une possible remise en cause de l'exonération prévue pour l'électricité, elle a répondu : "On va voir."
| Taxe carbone censurée = syndicats satisfaits |
- CGT : "La CGT se réjouit de voir reportée une imposition supplémentaire qui aurait pesé, dès le 1er janvier, sur la consommation des ménages les plus modestes". |
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Taxe carbone : le patron d'Airbus craint une "guerre commerciale"
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