Une agence HSBC. © TF1/LCIAoût 2009. Eric Woerth prévient. Le ministre du Budget tient entre ses mains le nom de 3.000 contribuables français détenteurs d'un compte en Suisse. Ceux-ci sont soupçonnés d'évasion fiscale. Ils ont jusqu'au 31 décembre 2009 pour revenir dans le droit chemin et échapper à d'éventuelles poursuites pénales. Au-delà de cette date, les contribuables pris en faute ne seront plus en mesure de négocier, avertit Eric Woerth.
Evadés fiscaux : les fichiers de HSBC ne peuvent pas servir
Les fichiers HSBC, une liste comprenant les noms de 3.000 évadés fiscaux présumés, ne peuvent être utilisés pour des perquisitions fiscales du fait de leur origine illicite, selon un arrêt de la Cour de cassation consulté mercredi.
Publié le 01/02/2012
8000 Français identifiés dans les fichiers de la banque HSBC
Le décryptage des fichiers soustraits à une filiale suisse de HSBC par un de ses anciens salariés a permis d'identifier en tout 127.000 comptes. Le fisc français affirme que les fichiers lui ont permis de constituer une liste de fraudeurs présumés.
Publié le 13/04/2010
24.000 noms sur des fichiers volés qui embarrassent HSBC
Ces fameux fichiers bancaires sont depuis des mois en possession des autorités françaises, et le fisc menace de s'en servir. La banque HSBC avait tenté de minimiser le risque pour ses clients. Elle doit aujourd'hui rectifier le tir.
Publié le 12/03/2010
Un informateur offre à Berlin des données bancaires suisses
Il propose de vendre au fisc allemand une liste de 1.500 contribuables ayant dissimulé des fonds en Suisse. C'est ce que rapporte samedi le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Publié le 31/01/2010
Fraudeurs fiscaux : la France et la Suisse se réconcilient
Paris et Berne ont annoncé mercredi soir un accord concernant les données volées à la filiale genevoise de la banque HSBC et qui avaient provoqué un différend entre les deux pays.
Publié le 27/01/2010
Evadés fiscaux : l'enquête de Bercy porterait sur 3 milliards d'euros
Selon le JDD, Seuls ceux qui n'ont pas encore déclaré leur argent en France, comme l'a demandé le gouvernement, risquent d'avoir des soucis avec le fisc.
Publié le 20/12/2009
L'ultimatum de la Suisse
Alors que le Sénat menace de mettre la Suisse sur liste noire et bien que Woerth temporise, la Suisse exige, selon le Figaro, la restitution avant Noël des données volées à HSBC ayant aidée à faire une liste de fraudeurs fiscaux.
Publié le 17/12/2009
La Suisse sur la liste "noire" des paradis fiscaux ?
Les sénateurs UMP menacent de placer la Suisse sur cette liste des Etats non-coopératifs si le pays s'obstine à refuser de ratifier l'accord fiscal bilatéral.
Publié le 17/12/2009
Données bancaires volées : les représailles de la Suisse
L'accord franco-suisse signé en juin sur une nouvelle convention fiscale entre les deux pays, va être suspendu à la suite de l'affaire des données bancaires volées à HSBC.
Publié le 17/12/2009
Fichier dérobé: l'ex cadre de la HSBC ne voulait pas "faire l'autruche"
Cet homme qui a apporté aux enquêteurs français des données déclenchant l'ouverture d'une enquête pour blanchiment, affirme ne pas avoir reçu d'argent.
Publié le 13/12/2009
Evadés fiscaux : Woerth confirme la source HSBC indélicate
L'un des informateurs de Bercy pour sa liste de 3.000 fraudeurs fiscaux était bien l'employé de HSBC qui a violé le secret bancaire, a confirmé mercredi le ministre. Mais il n'y a pas eu rémunération, a-t-il répété.
Publié le 09/12/2009
Woerth s'adresse aux 150.000 cachottiers
Au-delà de la liste de 3000 contribuables ayant des comptes en Suisse, Eric Woerth estime à 100.000, voire 150.000 le nombre de fraudeurs potentiels. Il lance une mise en garde.
Publié le 07/09/2009
Woerth exige l'aide des banques établies en France
Le ministre du Budget va demander aux banques établies en France de donner au fisc les noms des résidents français qui détiennent des comptes à l'étranger.
Publié le 31/08/2009
Bercy veut des noms !
Le fisc français a demandé une liste "ciblée" de noms ayant effectuer des transferts d'argent vers l'étranger à plusieurs banques françaises.
Publié le 12/09/2009
Bercy lance un ultimatum à 3000 contribuables
La France a récupéré les noms de contribuables détenant des comptes en Suisse. Montant total : 3 milliards d'euros.
Publié le 29/08/2009
Comment Bercy a pu obtenir ces noms ? Selon Le Parisien, une partie de cette liste proviendrait "probablement" d'un vol commis en 2008 par un cadre informatique de la banque HSBC à Genève. Cet informaticien aurait, selon le quotidien, piraté le système contenant les noms avant de disparaître. Aujourd'hui réfugié en France et placé sous protections policières, il aurait ensuite communiqué la liste, "une mine d'or" selon un enquêteur cité par Le Parisien, à de hauts responsables du fisc. Il aiderait même les enquêteurs à décrypter ces listes qu'il avait lui-même contribué à coder.
Y-a-t-il eu deal entre la France et l'employé ?
Alerté, le procureur de Nice Eric de Mongolfier, qui "n'a aucun commentaire à faire" mercredi, a ensuite décidé, selon Le Parisien, d'ouvrir une enquête préliminaire dans le plus grand secret. Le magistrat soupçonne certaines personnes de sa juridiction d'avoir ouvert des comptes dans la banque genevoise pour blanchir de l'argent. Selon Me Patrick Rizzo, l'avocat du cadre informatique interrogé par le journal, c'est l'ouverture de l'enquête qui aurait obligé "les autorités fiscales à exploiter ces données".
Intriguée, la Suisse a ouvert une enquête et réclame que l'ex-cadre de la banque soit remis à la Justice du pays, ainsi que la fameuse liste. Refus poli de la Justice française, qui a cependant interrogé l'homme et transmis ces détails au parquet de Berne. Mais les données, elles, seraient toujours entre les mains de la France. La banque victime a confirmé mercredi le vol mais affirme que celui-ci a eu lieu entre 2006 et 2007 et ne concerne "potentiellement" que "moins de 10 noms", non pas des milliers. HSBC assure également que ces données "sont anciennes et pas de nature sensible".
Woerth : "le fichier est légalement constitué"
A l'issue du Conseil des ministres, Eric Woerth a assuré que les listes de personnes soupçonnées d'évasion fiscale que détient actuellement le gouvernement "proviennent de plusieurs sources" et sont "légales". Interrogé sur le rôle prêté à l'ex-employé de HSBC à Genève, il a répondu : "cette source là pourrait en faire partie, mais je ne confirme pas ce n'est pas mon rôle. Il y a bien plusieurs sources. Ce fichier est aujourd'hui légalement constitué, il sera exploité dans le cadre de la loi française. Tout est légal bien sûr parce que vous avez remarqué que l'autorité judiciaire est saisie", a ajouté Eric Woerth, faisant allusion à l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nice. "Rien n'a été acheté. Ce sont des informations qui sont obtenues spontanément par le biais des enquêtes fiscales (...) Il ne faut pas prendre les services fiscaux français pour de gros naïfs. Aucun service fiscal au monde aujourd'hui, confronté à la fraude telle qu'elle est aujourd'hui, ne peut se permettre la naïveté", a-t-il ajouté, répétant qu'il y avait plusieurs sources.
Reste la question d'un éventuel "deal" qu'auraient pu passer l'informaticien et l'Etat Français. Pour un enquêteur cité par le quotidien, il est "probable" qu'une "transaction" ait eu lieu, que ce soit sous forme d'une "somme d'argent" ou de "l'assurance de s'offrir une nouvelle vie" en France. Bercy se montre pourtant catégorique, sans évoquer précisément le cas de l'ex-cadre d'HSBC: "Rien n'a été acheté, ce sont des informations qui sont obtenues spontanément au gré des enquêtes fiscales", assure Eric Woerth. Dans Le Parisien, l'avocat de l'ex-employé d'HSBC assure lui qu'il ne laissera "personne dire" que la France a acheté ces informations à son client.
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