Image d'archives © ABACAVivendi a été reconnu coupable vendredi par un jury américain d'avoir communiqué des informations trompeuses aux actionnaires, dans le cadre d'une procédure en nom collectif ("class actions") ouverte en 2002 aux Etats-Unis par des actionnaires minoritaires. Le jury new-yorkais a en revanche relaxé Jean-Marie Messier, PDG du groupe de télécommunications et de médias à l'époque des faits, ainsi que l'ancien directeur financier Guillaume Hannezo.
Vivendi Universal : 3 ans avec sursis pour "J2M"
Alors que le parquet avait requis la relaxe, l'ex PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier, a été condamné vendredi à 3 ans de prison avec sursis et 150.000 euros d'amende pour sa gestion du groupe de médias et communications en 2002. Il va faire appel.
Publié le 21/01/2011
"J2M" fixé ce vendredi pour sa gestion de Vivendi
Accusé de malversations dans sa gestion du groupe de médias et communication, jean-Marie Messier connaîtra vendredi la décision du tribunal correctionnel de Paris. En juin dernier, le parquet avait requis la relaxe.
Publié le 21/01/2011
"J2M" contre les petits porteurs
Huit ans après son départ de Vivendi Universal (VU), Jean-Marie Messier espère solder ses comptes avec la justice lors du procès qui s'est ouvert mercredi à Paris.
Publié le 01/06/2010
Procès à haut risque pour Vivendi et Messier
Vivendi et son flamboyant ex-PDG comparaissent à partir de lundi à New York, accusés d'avoir embelli les comptes du groupe jusqu'en 2002.
Publié le 05/10/2009
Les mauvais comptes de l'époque Messier
Le rapport de la brigade financière sur la gestion de Vivendi par Messier pointe "des pratiques comptables agressives", rapporte La Tribune.
Publié le 02/01/2008
"Messier a surtout agi dans son intérêt !"
Maître Frederik-Karel Canoy est l'avocat de l'Appac (Association des petits porteurs actifs), à l'origine de l'enquête sur les dirigeants de Vivendi Universal (VU). Il revient sur la mise en examen de Jean-Marie Messier et pointe d'autres responsabilités dans cette affaire tentaculaire. Interview.
Publié le 23/06/2004
A Paris, Hervé Pisani, un avocat de Vivendi, a déclaré que la société était en "total désaccord" avec ce verdict et a déclaré que le groupe français de médias allait faire appel. "Ce qui est reconnu pour les individus, à savoir l'absence de faute, devrait être reconnu pour la société", a-t-il dit.
Combien de dommages et intérêts ?
Des petits porteurs, estimant avoir été trompés sur la santé financière du groupe, ont lancé la procédure en 2002, accusant Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo d'avoir donné une fausse image de la santé financière de l'entreprise entre octobre 2000 et août 2002, lorsque l'action Vivendi a chuté de près de 90%. Le rachat, pour 46 milliards de dollars, de Seagram et de Canal avait amené au bord de la faillite un groupe auparavant considéré comme une valeur phare de "la nouvelle économie".
Dans un communiqué, Vivendi estime qu'il dispose de nombreux motifs d'appel, y compris l'admission d'actionnaires français dans la procédure et "la méthode erronée de calcul des dommages par les plaignants". En ce qui concerne le montant des dommages liés à ce verdict, le groupe ajoute dans son communiqué qu'il restera "incertain pour une période longue et encore indéterminée". Le montant auquel pourrait être assujetti Vivendi ne peut être calculé pour l'instant parce qu'il est impossible de savoir le nombre total de titres qu'ont négociés les parties, les dates de cession, ni le nombre d'investisseurs qui réclameront des dommages après avoir eu connaissance du verdict.
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Vivendi Universal : 3 ans avec sursis pour "J2M"
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