Vivendi reconnu coupable, Messier relaxé

Par TF1 News (D'après agence), le 30 janvier 2010 à 09h22 , mis à jour le 30 janvier 2010 à 09h27

J2M a été dédouané vendredi par un jury new-yorkais d'accusations de tromperie sur la santé financière de Vivendi, laissant le groupe qu'il avait conduit au bord du gouffre en 2002 assumer seul.

Jean-Marie Messier VivendiImage d'archives © ABACA

Vivendi a été reconnu coupable vendredi par un jury américain d'avoir communiqué des informations trompeuses aux actionnaires, dans le cadre d'une procédure en nom collectif ("class actions") ouverte en 2002 aux Etats-Unis par des actionnaires minoritaires. Le jury new-yorkais a en revanche relaxé Jean-Marie Messier, PDG du groupe de télécommunications et de médias à l'époque des faits, ainsi que l'ancien directeur financier Guillaume Hannezo.

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  • "Messier a surtout agi dans son intérêt !"

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    Publié le 23/06/2004 "Messier a surtout agi dans son intérêt !"
Plus d'infos

 
A Paris, Hervé Pisani, un avocat de Vivendi, a déclaré que la société était en "total désaccord" avec ce verdict et a déclaré que le groupe français de médias allait faire appel. "Ce qui est reconnu pour les individus, à savoir l'absence de faute, devrait être reconnu pour la société", a-t-il dit.

Combien de dommages et intérêts ?
 
Des petits porteurs, estimant avoir été trompés sur la santé financière du groupe, ont lancé la procédure en 2002, accusant Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo d'avoir donné une fausse image de la santé financière de l'entreprise entre octobre 2000 et août 2002, lorsque l'action Vivendi a chuté de près de 90%. Le rachat, pour 46 milliards de dollars, de Seagram et de Canal avait amené au bord de la faillite un groupe auparavant considéré comme une valeur phare de "la nouvelle économie".
 
Dans un communiqué, Vivendi estime qu'il dispose de nombreux motifs d'appel, y compris l'admission d'actionnaires français dans la procédure et "la méthode erronée de calcul des dommages par les plaignants". En ce qui concerne le montant des dommages liés à ce verdict, le groupe ajoute dans son communiqué qu'il restera "incertain pour une période longue et encore indéterminée". Le montant auquel pourrait être assujetti Vivendi ne peut être calculé pour l'instant parce qu'il est impossible de savoir le nombre total de titres qu'ont négociés les parties, les dates de cession, ni le nombre d'investisseurs qui réclameront des dommages après avoir eu connaissance du verdict.

Par TF1 News (D'après agence) le 30 janvier 2010 à 09:22
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