Image d'archives.C'est moins bien que la BNP. La Société Générale a enregistré un bénéfice annuel de 678 millions d'euros l'an dernier et annoncé qu'elle versera 250 millions d'euros de bonus à ses opérateurs de marché en 2010. C'est ce qu'a annoncé jeudi sur la radio BFM, Frédéric Oudéa, le PDG de la banque. Société Générale a précisé, dans le communiqué de présentation des résultats, que "les surtaxes sur rémunérations variables sont déduites de ces enveloppes". La taxe exceptionnelle, imposée par le gouvernement, de 50% pour la partie des bonus supérieure à 27.500 euros ne sera donc pas supportée par la banque mais par ses opérateurs de marché.
Un bonus au goût amer pour les Britanniques
Alors que le Royaume-Uni est en pleine cure d'austérité, la banque RBS a annoncé que son directeur général, Stephen Hester, bénéficierait d'un bonus de 1,15 million d'euros. C'est moitié moins que l'an dernier. Mais le bonus fait débat.
Publié le 28/01/2012
Taxe bancaire : une cagnotte à 500 millions
La taxe sur les banques, qui sera mise en place l'an prochain et visera les activités les plus risquées, rapportera 504 millions d'euros à l'Etat en 2011, 555 millions en 2012 et 810 millions en 2013, selon la ministre de l'Economie.
Publié le 22/09/2010
Les banques seront taxées sur leurs activités les plus risquées
Christine Lagarde dit vouloir "taxer les activités qui présentent les plus gros profils de risque : c'est là qu'on veut limiter l'activité, en tout cas l'encadrer". Une taxe dont elle espère "entre 300 millions et un milliard d'euros".
Publié le 24/06/2010
Les Etats-Unis font un pas sur l'encadrement des bonus
Les autorités de régulation du système bancaire américain ont révélé lundi leur directive "finale" destinée à guider les banques dans leur politique de primes et de bonus.
Publié le 22/06/2010
Un milliard pour choyer les traders de la BNP
La banque française BNP Paribas versera en mars 500 millions d'euros à ses 4.000 traders au titre de l'année 2009. Le montant pourra être abondé de la même somme selon les résultats.
Publié le 17/02/2010
Société Générale a précisé qu'en moyenne 55% des rémunérations variables seront différées sur les trois exercices suivants. Cette partie différée peut faire l'objet de reprises, voire d'"annulation complète", en fonction de critères de performance. Elle a vocation à n'être versée qu'en actions (ou instruments indexés sur le titre Société Générale). Cela signifie qu'outre les 250 millions versés en 2010, environ 300 millions d'euros pourront être versés en 2011, 2012 et 2013 au titre des exercices 2010, 2011 et 2012, sous réserve du respect des critères de performance. Frédéric Oudéa a souligné que sa banque "a fait le choix de la place de Paris" pour ses équipes de marché, avec 60% de ses effectifs de banque de financement et d'investissement situés dans la capitale française, soit "6.000 emplois directs".
"C'est une chance pour la France, c'est une chance pour Paris et en plus elle contribue au budget de l'Etat", a-t-il soutenu. "Quand on va verser un euro de part variable à nos opérateurs de marché en 2010, il y en a en parallèle environ 2,8 qui vont aller financer nos écoles, nos systèmes de santé à travers nos cotisations sociales", a-t-il fait valoir. Pour Frédéric Oudéa, "la Société Générale a payé la crise et ses erreurs du passé et nous en avons tiré les leçons". Le PDG de la Société Générale a par ailleurs annoncé qu'il renonçait à son bonus, à ses stock-options et à recevoir des actions gratuites en 2010 au titre de 2009.
Le PS monte au créneau, Lagarde pas choquée
Le PS a réagi jeudi en affirmant que le versement par les banques de "bonus pharaoniques" à leurs traders démontre que "les abus et les excès ont repris" comme avant la crise et réclame une "taxation plus forte" des rémunérations des dirigeants et des traders. Dans un communiqué Didier Migaud, président de la Commission des Finances, et les secrétaires nationaux PS Michel Sapin, (Economie) et Guillaume Bachelay (Industrie) ajoutent que "ces bonus, au lieu eu d'être indûment versés, auraient pu et auraient dû venir renforcer les fonds propres de ces établissements afin de leur permettre de financer l'économie". "La timide et tardive réponse du gouvernement, faite sous la pression de l'opinion, n'est pas à la mesure du phénomène et ne permet pas de le limiter", juge le PS, qui relève que "les entreprises du CAC 40 ont privilégié la distribution de dividendes aux actionnaires au détriment de l'investissement".
Christine Lagarde avait de son côté estimé jeudi que BNP Paribas était un "bon élève" en matière de bonus et devait servir d'exemple aux autres banques françaises malgré l'annonce du versement d'un milliard d'euros de bonus, certes étalés dans le temps. "La BNP est bon élève et j'espère que l'ensemble des banques françaises vont suivre le même exemple pour qu'il y ait un peu de rigueur", a déclaré la ministre de l'Economie sur France Inter. "Les activités (de la banque ndlr) ont été bien meilleures que l'année d'avant, deux fois meilleures d'après ce que je comprends et ils distribuent moins de bonus", a justifié Mme Lagarde.
Ecoutez la réaction de Christine Lagarde sur les bonus de la BNP :
Pour 2009, la banque, qui a réussi à doubler son bénéfice l'an dernier malgré la crise, a provisionné un milliard d'euros pour les bonus de ses 4.000 traders. 500 millions seront versés en liquide en mars, soit "125.000 euros par personne" en moyenne, selon ses calculs.La banque a également prévu 500 millions d'euros supplémentaires sous forme d'actions, dont le versement sera conditionné aux résultats de 2010, 2011 et 2012. Ce système de versement en plusieurs temps et conditionnel est conforme aux principes édités par le G20 en septembre 2009, a-t-elle fait valoir. Le G20 a recommandé que les bonus soient versés en trois fois, dans les trois ans suivant l'année de l'activité ayant permis de dégager les profits
qu'ils récompensent.
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