Ségolène Royal (PS) et Christian Estrosi (UMP) © DR / Abaca / TF1 newsIl n'y croit plus. Christian Estrosi a remis en cause la reprise de l'entreprise Heuliez par Bernard Krief Consulting (BKC) et a demandé que son président, Louis Petiet, se retire du dossier. Interrogé sur Europe 1, le ministre de l'Industrie a répété être en contact avec une demi-douzaine de repreneurs potentiels en vue d'une solution de substitution pour l'équipementier automobile de Cerizay, dans les Deux-Sèvres.
Reprise d'Heuliez: l'Etat apportera bien 10 millions d'euros
La confirmation a été faite mercredi matin sur Europe 1 par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, peu avant que la justice ne tranche entre deux repreneurs potentiels.
Publié le 30/06/2010
Un groupe français candidat à la reprise d'Heuliez
Alors que l'équipementier automobile vient d'être placé en redressement judiciaire, le groupe Baelen Gaillard Industries annonce sa candidature à la reprise des activités historiques d'Heuliez.
Publié le 22/05/2010
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Son "sauveur" turc tergiverse, Heuliez s'inquiète
Le président du fonds d'investissement turc Brightwell, devait donner sa décision sur la reprise du constructeur automobile français lundi soir. Les salariés l'attendent toujours.
Publié le 16/03/2010
Un investisseur turc pour Heuliez ?
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Publié le 25/02/2010
Heuliez : Estrosi certain de "trouver une solution de substitution"
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Publié le 14/02/2010
Royal-Bussereau, la bataille d'Heuliez
La présidente de la région Poitou-Charentes et son candidat rival de l'UMP s'accusent mutuellement de mensonges dans le dossier de l'entreprise en grandes difficultés.
Publié le 10/12/2009
BKC, repreneur désigné durant l'été par le tribunal de commerce de Niort, s'était engagé à apporter avant le 15 janvier 16 millions d'euros pour sauver Heuliez mais n'a fourni jusqu'à présent qu'un titre de créance, et non un versement en cash. L'Etat a de son côté promis 10 millions d'euros via le Fonds stratégique d'investissement (FSI) mais seulement quand l'apport de KBC aura été concrétisé.
Louis Petiet, le président de BKC, a assuré la semaine dernière qu'il apporterait sa part en liquide le 15 mars mais n'a pas convaincu le ministre de l'Industrie. "Non je n'y crois plus, et d'ailleurs je n'y ai pas beaucoup cru", a-t-il déclaré avant de tacler. "Simplement au moment où Mme Royal - qui elle faisait confiance à M. Petiet - disait c'est à cause de l'Etat que M. Petiet n'apporte pas les moyens, j'ai veillé à ce que l'Etat, par l'intermédiaire du Fonds stratégique d'investissement, mette sous séquestre dans une banque de Niort les 10 millions d'euros de sa participation. Aujourd'hui M. Petiet n'a pas tenu le délai du 15 janvier, j'ai déjà une négociation avec une demi-douzaine de repreneurs potentiels", a poursuivi le ministre. "Dès lors que nous aurons la garantie qu'un repreneur potentiel peut se substituer à la prise de participation de M. Petiet, il faudra que M. Petiet se retire sans faire d'histoire parce que ce qui compte c'est l'avenir d'une belle entreprise qui s'appelle Heuliez et surtout le respect de ses salariés", a-t-il conclu.
Royal confiante
Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes très engagée dans ce dossier, a annoncé dimanche qu'une "très grande mutuelle" de Niort et un groupe "éco-industriel" également de la région entreraient au capital d'Heuliez mais Christian Estrosi n'a pas été questionné sur ce point. Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, une autre entreprise de la région devrait aussi contribuer à renforcer l'actionnariat du groupe, face aux difficultés liées à sa reprise par Bernard Krief Consulting (BKC). "Je crois que mercredi prochain nous aurons une très bonne surprise", a-t-elle promis lors de l'enregistrement d'un débat sur France 3-Poitou-Charentes.
L'assureur mutualiste niortais Macif a été sollicité pour prendre une participation dans l'équipementier automobile Heuliez, a confirmé lundi une porte-parole du groupe. La Macif n'a pas souhaité communiquer l'identité de son contact ni la taille
de la participation qu'il pourrait prendre dans Heuliez. Le groupe mutualiste devrait donner sa réponse en fin de semaine. Contacté par l'AFP, l'assureur mutualiste Maaf, dont le siège est également situé à Niort (Deux-Sèvres), a fait savoir qu'il "n'est pas concerné" par ce dossier. La Maif, troisième poids lourd de l'assurance mutualiste basé à Niort, s'est refusé à tout commentaire.
La région Poitou-Charentes s'est engagée à verser 5 millions d'euros et la région des Pays-de-Loire, où habitent 30% des salariés d'Heuliez, prévoit d'en débloquer autant. L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a ajouté que le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, lui avait fait part "de pistes en direction d'investisseurs turcs", auxquelles elle préfèrerait des capitaux locaux.
Les syndicats attendent
"Il faut prendre aujourd'hui quelques semaines pour élargir en toute transparence le capital dans cette magnifique entreprise", a déclaré Ségolène Royal. "Pour qu'il n'y ait pas de rupture de trésorerie, j'ai obtenu la garantie, en liaison avec le ministre de l'Industrie, de la Caisse des dépôts et consignations et d'un pool bancaire de la région que la Région Poitou-Charentes va épauler", a-t-elle poursuivi.
Heuliez, qui compte plus de 600 salariés, développe notamment une voiture électrique grand public nommée Friendly. Le syndicat CFDT, majoritaire, a dit son inquiétude et demandé à ce que BKC laisse la place à d'autres investisseurs. "Il faut trouver rapidement un repreneur qui mette très vite l'argent sur la table", a déclaré vendredi à Reuters le délégué CFDT, Emile Brégeon. "Il y a des signes qui font penser que ça va dans le bon sens. On nous dit que c'est plus facile aujourd'hui qu'il y a six mois de lever des fonds", a-t-il ajouté.
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