© TF1/LCI"Une provocation de la direction". C'est en ces termes que le délégué syndical CGT de l'usine Continental de Clairoix dans l'Oise, Xavier Mathieu, évoque la proposition du fabricant de pneumatiques à ses salariés licenciés dans le cadre d'un PSE (plan social économique). Continental leur propose en effet des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois. "Quel cynisme. Même les Tunisiens ne veulent pas de ces postes", a lancé Xavier Mathieu.
Refus de prélèvement ADN: Xavier Mathieu condamné
La cour d'appel d'Amiens a condamné vendredi le syndicaliste CGT de l'ex-usine Continental, Xavier Mathieu, à 1.200 euros d'amende pour avoir refusé de se faire prélever son ADN par la police.
Publié le 03/02/2012
Une simple amende requise en appel contre le syndicaliste des Conti
Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental, était rejugé pour refus de prélèvement d'ADN. A l'ouverture de son procès, quatre candidats à la présidentielle étaient là en soutien.
Publié le 04/01/2012
Continental : 52% des salariés disent "oui" au gel des salaires
La direction l'affirme : une majorité des 2500 employés des trois usines Continental Automotive du Sud-Ouest de la France ont voté lundi pour le plan d'économies. Pour la CGT, la consultation n'a aucune valeur juridique.
Publié le 13/09/2010
Continental accusé de "chantage à l'emploi"
Moins de primes, une modération salariale et moins de RTT, en échange du maintien de leur emploi : ce lundi se tient un vote particulièrement contesté au sein des salariés de Midi-Pyrénées de Continental. La direction veut réduire de 8% le coût du travail.
Publié le 13/09/2010
"Préaccord" chez Continental
Direction et partenaires sociaux ont signé un accord sur le plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant notamment 50.000 euros de prime par salarié.
Publié le 06/06/2009
Continental : Devedjian accuse
Selon le ministre de la Relance, deux dirigeants de Continental sont allés à Dubaï "pour dissuader" la société MAG intéressée par l'usine de Clairoix.
Publié le 23/04/2009
Continental : Fillon veut des poursuites
Conflits sociaux, crise et grève des universités... Interrogé sur France Inter, le Premier ministre est revenu mercredi matin sur plusieurs dossiers chauds.
Publié le 22/04/2009
Continental : un voyage et un espoir ténu
Les salariés de Clairoix sont arrivés à Hanovre pour défiler devant le siège de Continental. Selon Devedjian, une offre de reprise de l'usine aurait été faite.
Publié le 22/04/2009
Première victoire pour les salariés de Continental
La suspension de la procédure de fermeture du site Continental de Clairoix a été demandée mardi devant le tribunal des référés de Sarreguemines.
Publié le 31/03/2009
Continental prêt à "un effort" pour ses salariés
La direction du fabricant allemand de pneus dit qu'elle assumera ses responsabilités vis-à-vis des employés de Clairoix et réaffirme qu'elle n'a pas trahi ses engagements.
Publié le 21/03/2009
Il dénonce par ailleurs la validation des motifs économiques des licenciements par l'inspection du travail, après avoir reçu un courrier en ce sens. Selon lui, le CE de l'entreprise "a refusé de donner un accord sur la validité du motif économique des licenciements". Cette reconnaissance empêche les salariés licenciés d'attaquer l'entreprise devant les Prud'hommes à titre individuel pour contester leur licenciement et obtenir des indemnités supplémentaires.
"C'est un scandale pur et simple. Pendant des mois les ministres ont dit ‘c'est scandaleux de fermer Continental' et aujourd'hui par le biais du ministère du Travail ils donnent raison à la direction de Continental", a-t-il protesté. Il a annoncé qu'il allait écrire à la ministre de l'Economie Christine Lagarde "pour lui demander de foutre Continental au tribunal". "Les motifs économiques des licenciements avaient été reconnus par les représentants syndicaux eux-mêmes", a répliqué la direction de Continental, évoquant l'accord de juillet dernier, après plusieurs mois de conflits, sur un plan de sauvegarde de l'emploi accordant notamment 50.000 euros de prime extra-légale à chaque salarié.
"Pris entre le marteau et l'enclume"
Du côté de l'entreprise, on se défend en parlant d' "obligation légale". "Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n'est pas une barrière", a expliqué un responsable de la communication du groupe. Il faisait référence à la jurisprudence Olympia, le fabricant de chaussettes condamné en mai dernier à verser 2,5 millions d'euros d'indemnités à d'anciens salariés pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie. "Nous sommes pris entre le marteau et l'enclume", a-t-il dénoncé. Le législateur réfléchit à une évolution du code du travail, a-t-il souligné. Selon lui, l'entreprise s'expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l'indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes
"Ce n'est en rien révélateur de l'ampleur des moyens mis en oeuvre pour le reclassement des salariés", a-t-il aussi expliqué, soulignant notamment que 544 programmes de formation, dont les trois quarts de plus de 500 heures, avaient été mis en place pour une partie des 1.120 salariés de l'usine fermée début 2010.
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Refus de prélèvement ADN: Xavier Mathieu condamné
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