Antoine Zacharias, ex patron de Vinci, lors de son procès en 2010 © TF1/LCILe parquet de Nanterre a requis ce matin deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, soit le montant maximum, à l'encontre de l'ancien PDG de Vinci (1997-2006) Antoine Zacharias, accusé d'abus de biens sociaux pour ses avantages financiers entre 2004 et 2006. Ce procès, le premier du genre en France à viser une société cotée, pourrait créer un précédent juridique sur les salaires des grands patrons, remis en cause par la crise financière.
Relaxe pour l'ex-PDG de Vinci, le parquet fait appel
Antoine Zacharias, qui était poursuivi par le parquet de Nanterre pour les conditions dans lesquelles il avait obtenu ses avantages financiers entre 2004 et 2006, a été relaxé vendredi par la 15e chambre du tribunal.
Publié le 26/03/2010
L'ex PDG de Vinci s'explique au tribunal sur son salaire
Antoine Zacharias est accusé d'abus de biens sociaux pour ses rémunérations entre 2004 et 2006. Son procès, exceptionnel, qui s'est ouvert jeudi à Nanterre, sera suivi de près par la place financière de Paris.
Publié le 25/03/2010
Zacharias garde son répondant et ses soutiens
Poursuivi pour ses rémunérations, l'ancien PDG de Vinci a justifié jeudi devant le tribunal de Nanterre le niveau de ses avantages financiers. Son ancien employeur lui a apporté un soutien ferme. A la surprise de la présidente du tribunal.
Publié le 25/03/2010
Au cours de son réquisitoire, la procureure Marie-Aimée Gaspari a estimé qu'Antoine Zacharias avait été "incontestablement le chef de projet de sa propre rémunération". Elle a soutenu que les augmentations de salaire, le "parachute doré" de 12,8 millions d'euros, la "retraite-chapeau" de 2,1 millions d'euros annuelle et les stock-options obtenus entre 2004 et 2006 par Antoine Zacharias constituaient des "abus de biens sociaux", en raison des méthodes utilisées. "C'est un délit d'abus de biens sociaux assis sur un abus de pouvoir", a-t-elle argumenté.
"Abus de biens sociaux" et "abus de pouvoir"
Le parquet de Nanterre, qui a mené l'enquête, reproche à l'ancien PDG d'avoir procédé au renouvellement complet du comité de rémunération du groupe en 2004 pour que son salaire soit totalement indexé sur les résultats, ce que conteste fermement la défense. Le salaire annuel était passé de 2,9 millions d'euros en 2003 à 3,3 millions d'euros en 2004, puis 4,2 millions d'euros en 2005. Mais le changement a aussi eu des répercussions en cascade sur l'indemnité de départ (12,8 millions d'euros) et sur la retraite complémentaire annuelle (2,1 millions d'euros), calculées à partir du dernier salaire annuel, lequel venait justement de flamber.
Le parquet de Nanterre reproche également à l'ancien PDG de s'être fait attribuer 290.000 stock-options en 2004, puis 894.000 en 2005 et 700.000 en 2006, mais la défense souligne qu'au moins 50% de ses stock-options avaient été annulées.
Le procès doit se terminer ce vendredi avec les plaidoiries des avocats d'Antoine Zacharias. Agé de 70 ans, aujourd'hui retiré à Genève, l'ancien PDG de Vinci encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende s'il est reconnu coupable d'abus de biens sociaux par la 15e chambre correctionnelle du tribunal.
Retour MYTF1
Relaxe pour l'ex-PDG de Vinci, le parquet fait appel
Chargement en cours...




