Image d'archives © TF1Il y a bien un lien entre le suicide d'un jeune technicien de France Télécom et la pression qu'il subissait à son travail. C'est en tout cas la conclusion d'un rapport de l'Inspection du travail qui pointe que le suicide d'un salarié de l'entreprise à Besançon en 2009 est "en lien avec le travail" car la direction connaissait "l'existence d'un risque grave" et n'a "pas pris les mesures de prévention suffisantes".
France Télécom: bras-de-fer autour d'un suicide emblématique
Le suicide d'un salarié, symptôme de la souffrance au travail à France Télécom pour les syndicats, n'a pas été reconnu comme accident de travail par une commission interne. Mais tout espoir n'est pas perdu pour les représentants syndicaux.
Publié le 10/07/2010
France Télécom : la crise dure encore
Le malaise au sein du groupe, marqué par une vague de suicides de salariés, est loin d'être réglé, selon le rapport du cabinet Technologia. Les syndicats pointent une nouvelle fois la responsabilité de la direction.
Publié le 22/05/2010
Un salarié de France Télécom se jette d'un pont
L'homme, travaillant au sein d'une équipe d'intervention technique basée à Toulouse, s'est jeté sur la rocade entourant la ville. Il "n'avait pas de problème, à notre connaissance, avec ses collègues ou avec sa hiérarchie", indique le groupe.
Publié le 27/04/2010
Le patron de France Télécom contre la théorie du complot
Stéphane Richard affirme qu'il n'y a eu "aucun complot à l'intérieur" de France Télécom pour provoquer la vague de suicides ayant conduit à l'ouverture, la semaine dernière, d'une information judiciaire contre X pour harcèlement moral.
Publié le 12/04/2010
France Télécom "n'a rien à redouter" de la justice
Le parquet de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire pour "harcèlement moral" relative aux suicides de salariés de France Télécom, imputés à la politique de restructuration du groupe. Pour l'avocate du groupe, cela va "permettre de replacer les choses dans leur contexte".
Publié le 09/04/2010
France Télécom: information judiciaire pour "harcèlement moral"
Le parquet de Paris a confirmé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire pour "harcèlement moral" relative aux suicides de salariés de France Télécom, imputés à la politique de restructuration du groupe.
Publié le 08/04/2010
Les syndicats de France Télécom font la grimace
Ils ne sont guère enthousiasmés par le plan dévoilé cette semaine par la direction et destiné à lutter contre le malaise social : Sud-PTT le juge peu "audacieux", FO déplore son "retard" et la CFDT reste inquiète pour l'emploi.
Publié le 27/03/2010
Suicide à France Télécom: enquête pour "homicide involontaire", une première
Cette décision intervient après un rapport de l'inspection du travail estimant que la mort volontaire d'un salarié en août 2009 était "en lien avec le travail".
Publié le 17/03/2010
Ce rapport qui accable la direction de France Télécom
Derrière les suicides de salariés, c'est toute l'organisation du groupe, et son ancienne direction, qui se retrouvent mis en accusation par un rapport de l'inspection du travail.
Publié le 13/03/2010
Dans ce document, envoyé fin janvier au directeur de l'Unité d'intervention Bourgogne Franche-Comté où travaillait le salarié, l'inspection du travail précise qu'elle a transmis son rapport d'enquête à la justice, au titre de "la mise en danger délibérée" de la vie d'autrui, et de l'article du code du travail qui oblige l'employeur à prendre les mesures nécessaires pour la sécurité de ses salariés. Dans son édition de vendredi, Le Parisien ajoute que le rapport remis au même moment au parquet de Besançon évoque un "homicide involontaire par imprudence". "Une proposition de qualification pénale que le parquet peut retenir ou non", ajoute le quotidien.
Rapports alarmants
Nicolas, un technicien de 28 ans, s'était suicidé en août 2009 à son domicile. Un délégué Sud-PTT avait expliqué à l'époque qu'il avait "récemment été nommé sur un poste qu'il avait ressenti comme très disqualifiant". Il avait même dû être hospitalisé. Le salarié avait laissé des lettres expliquant son geste. Le parquet de Besançon avait estimé le 12 août qu'il était "impossible" d'établir un lien formel de causalité entre ses problèmes professionnels et son suicide. Dans son rapport, l'inspection du travail précise que "parmi les causes décrites par la victime" dans ses lettres, "certaines sont liées au travail".
Après enquête, elle affirme que "la direction (...) connaissait l'existence d'un risque grave lié à la santé mentale de ses salariés", notamment grâce à des rapports de médecins du travail et du cabinet d'expertise Technologia, qui en 2008 évoquait des risques psychosociaux chez les techniciens d'interventions. Technologia soulignait notamment le sentiment "d'instabilité" et "d'inutilité" ressenti par certains salariés obligés de changer de métier, les relations "parfois délicates voire conflictuelles avec la clientèle", ou encore le décalage entre les horaires réels et ceux prévus sur le planning de ces techniciens.
L'IGAS retient d'autres cas
De plus, malgré des alertes de médecins du travail dès avril 2009 expliquant que les mesures de prévention de la direction (cellules d'écoute, etc.) étaient insuffisantes, "France Télécom n'a pas modifié ses mesures de préventions" et "a donc, en pleine connaissance de cause, décidé de ne pas mettre en place" celles que préconisait le cabinet Technologia. L'enquête montre même que "les cadences des techniciens ont considérablement augmenté, notamment à partir de décembre 2008, avec un point culminant en juin 2009".
Le syndicat Sud-PTT envisage de se porter partie civile dans cette affaire. Par ailleurs, l'Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) a recommandé à France Télécom de classer trois suicides de fonctionnaires et une tentative, comme accidents de service, c'est-à-dire ayant un lien avec le travail, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.
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France Télécom: bras-de-fer autour d'un suicide emblématique
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