Grève à l'usine de connectique automobile Molex © TF1/LCILa décision est plutôt surprenante. Le ministère du Travail a accepté le licenciement "pour motif économique" des représentants du personnel de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), malgré le refus de l'inspection du travail, suscitant notamment une protestation du président de région, Martin Malvy (PS). Les 23 représentants du personnel devraient maintenant recevoir notification de leur licenciement.
Résultats "record" de Molex: Estrosi veut sévir
Christian Estrosi demande à Renault et PSA de cesser tout "échange commercial" avec l'équipementier automobile américain, qui refuse de financer le plan social de son usine française fermée en 2009, malgré des bénéfices "record" au troisième trimestre.
Publié le 27/10/2010
La fin de l'aventure pour les Molex
Les salariés ont tenu une triste AG de fin de conflit après avoir accepté à contrecoeur les conditions du plan social. Les salaires d'août seront payés jeudi.
Publié le 17/09/2009
Le personnel accepte le plan social
L'assemblée générale du personnel a voté pour que ses élus au comité d'entreprise "entérinent" le plan social, qui doit se traduire par 283 licenciements.
Publié le 15/09/2009
L'usine Molex pourra survivre... mais à quel prix ?
Christian Estrosi a officialisé la reprise partielle de Molex par HIG. Une solution qui n'enthousiasme guère les syndicats : dans l'immédiat, seuls 15 emplois seraient sauvés.
Publié le 15/09/2009
Molex : la justice refuse la fermeture de l'usine
Le juge des référés de Toulouse a refusé à la direction de l'équipementier automobile américain Molex de fermer l'usine de Villemur-sur-Tarn.
Publié le 11/08/2009
Estrosi demande le boycott de Molex
Indigné par l'attitude de Mollex qui, malgré des bénéfices "record" refeuse de financer le plan social de l'entreprise, le ministre de l'Industrie a demandé à deux entreprises partenaires de l'Etat de supprimer toute commande auprès de Mollex.
Publié le 27/10/2010
L'affaire remonte à octobre 2009, au moment de la fermeture de l'usine de connecteurs automobiles. Xavier Darcos, alors ministre du Travail, avait été saisi d'un recours des dirigeants de Molex contre le refus par l'inspection du travail du licenciement des salariés protégés. Il devait rendre sa décision avant le 7 mai sur la base d'un rapport de la direction régionale du travail et de l'emploi. "J'ai reçu ce matin un courrier du ministère du Travail qui accepte le licenciement pour raison économique", a indiqué Denis Parise, secrétaire du comité d'entreprise (CGT) de l'usine. "L'inspection du travail avait refusé les licenciements pour absence de motif économique, mais aujourd'hui par cette décision le ministère du Travail considère que Molex, avec 1,2 million d'euros de bénéfices, était en difficulté financière et pouvait licencier", a regretté M. Parise, nouveau conseiller régional sur la liste PS du président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy.
"Du côté des patrons voyous"
Le président Malvy a dénoncé cette décision vendredi soir, estimant "qu'en désavouant l'inspection du travail, le gouvernement se range selon sa propre expression du côté des patrons voyous". "Le Gouvernement lâche les salariés de Molex alors que ce même Gouvernement a déclaré à plusieurs reprises que les dirigeants de Molex étaient des patrons voyous", explique-t-il dans un communiqué. Ils avaient plaidé que "Molex n'avait jamais apporté de justification économique de la fermeture de l'usine, n'avait jamais respecté les règles d'information et de consultation du personnel, ni proposé de reclassement aux élus". L'union départementale CGT a dénoncé dans un communiqué "une nouvelle atteinte aux droits des salariés".
De son côté, la direction de Molex relève dans un communiqué que le ministère a constaté "la réalité du motif économique en raison de la cessation d'activité" et "que la procédure d'information et consultation du comité d'entreprise est régulière". Le tribunal correctionnel de Toulouse doit examiner le 6 avril une plainte contre la direction de Molex pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise.
Parmi les 280 anciens salariés de l'usine de Villemur, seuls une cinquantaine ont retrouvé un emploi et quelque 200 autres sont actuellement en congé de conversion jusqu'à l'été 2010, selon M. Parise. Molex souligne qu'il "continue ses efforts pour permettre la revitalisation du bassin d'emploi et la création de postes compatibles avec les compétences des salariés". "Près d'un tiers des salariés en congé de reclassement ont effectivement trouvé une solution", assure-t-il.
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