Un avion ravitailleur © DRLa mise à l'écart d'EADS dans le marché des avions ravitailleurs de l'US Air Force tend chaque jour un peu plus les relations franco-américaines, à trois semaines d'une visite du président Nicolas Sarkozy à Washington. François Fillon, en visite à Berlin, a dénoncé un "manquement grave" de l'administration américaine aux règles d'une concurrence loyale. "Le gouvernement américain - je le dis - a obligé EADS à quitter la compétition pour les ravitailleurs de l'armée américaine", a-t-il déclaré dans un discours. Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes a pour sa part annoncé que cette affaire n'en resterait pas là et que le mot "scandale" était faible. "Il n'y a pas de raison qu'une technologie, d'ailleurs supérieure à la technologie américaine, soit écartée d'un marché", a dit Pierre Lellouche après le conseil des ministres.
Ravitailleurs US : Airbus voit s'envoler un méga contrat
Son partenaire Northrop Grumman a décidé de ne pas répondre à l'appel d'offres du Pentagone, parce qu'il l'estime biaisé au profit du concurrent Boeing. La saga avait commencé en 2001.
Publié le 09/03/2010
John McCain au secours d'Airbus
Quel appareil sera choisi pour équiper l'US Air Force : un Boeing, ou un Airbus ? Le bras de fer s'éternise, mais l'ex-candidat à la Maison blanche pourrait être un atout de poids pour les Européens.
Publié le 11/11/2009
Ravitailleurs : le Pentagone attend le futur président
Alors que Boeing a laissé entendre mi-août que les dés étaient pipés, le Pentagone a annulé mercredi son appel d'offres pour renouveler sa flotte de 179 avions ravitailleurs.
Publié le 10/09/2008
Ravitailleurs : Boeing laisse entendre que les dés sont pipés
Boeing et le tandem Northrop-EADS ont pris connaissance des nouveaux critères de l'appel d'offres du Pentagone pour le renouvellement de ses avions ravitailleurs. L'avionneur de Seattle fait mine d'avoir renoncé.
Publié le 13/08/2008
Ravitailleurs : Boeing prêt à laisser la piste libre à EADS ?
La presse spécialisée assure que l'avionneur de Seattle pourrait renoncer à l'appel d'offres pour le contrat de renouvellement de la flotte de ravitailleurs de l'US Air Force. Boeing ne fait pas de commentaires.
Publié le 12/08/2008
Le groupe aéronautique européen EADS et son allié américain Northrop Grumman ont dû se retirer d'un appel d'offre qu'ils avaient d'abord remporté mais qui a été annulé sous la pression de Boeing, désormais seul en lice. Dans une interview publiée par Le Figaro, le président d'EADS, Louis Gallois, juge le nouvel appel d'offre "clairement en faveur du Boeing B767", plus petit que l'Airbus A330. L'Allemagne, partenaire de la France dans EADS, avait déjà accusé mardi les Etats-Unis de s'être rendus coupables de protectionnisme en retaillant un appel d'offre sur mesure pour Boeing. Berlin a invité Washington à en revoir les modalités.
Préserver les contribuables américains
Aux Etats-Unis, un porte-parole du département américain de la Défense a déclaré en réponse aux déclarations de François Fillon que les termes de l'appel d'offres avaient pour seul but d'avantager l'armée et les contribuables américains. "Et si nous sommes déçus que Northrop ne soit pas candidat sur une décision de nature commerciale, cela ne modifie pas l'engagement du département de la Défense envers les relations de défense transatlantiques", a déclaré Darryn James.
Le porte-parole du gouvernement français a néanmoins déclaré mercredi que Nicolas Sarkozy aurait l'occasion d'évoquer ce dossier avec le président américain Barack Obama lors de son prochain voyage aux Etats-Unis, fin mars. Pierre Lellouche, pourtant connu pour ses convictions atlantistes et pro-américaines, s'est montré particulièrement sévère. "C'est absolument incompatible avec les règles de droit", a-t-il dit. "Quand un contrat est signé, qu'il est ensuite dénoncé (...), que les spécifications soient réécrites pour favoriser l'avion américain, qu'ensuite on se livre à des pressions, que l'offre européenne soit obligée de se retirer, je trouve qu'on a dépassé les bornes". Le secrétaire d'Etat a qualifié cette affaire "d'affront" pour la France et pour toute l'Europe. "Mais nous allons réagir".
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