© www.sxc.huLa bataille qui oppose Boeing à son rival européen EADS pour fournir à l'armée de l'air américaine sa prochaine génération de ravitailleurs aériens pourrait bientôt se jouer à trois. Une nouvelle candidature à l'appel d'offres, émanant d'un groupe russe, a été révélée vendredi soir, alors qu'EADS, un temps hors course, a fait savoir qu'il pourrait finalement concourir. Le nouveau venu est une société créée par un groupe de défense américain et United Aircraft Corp of Russia, un consortium contrôlé en partie par l'Etat russe, selon l'avocat chargé de représenter le futur partenariat.
Airbus reconnaît sa défaite face à Boeing
EADS, maison-mère d'Airbus, ne fera pas appel de la décision des autorités américaines attribuant à Boeing le méga-contrat du renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air. Mais Boeing est sous pression pour tenir à la fois les coûts et les délais de livraison. Et EADS reste en embuscade.
Publié le 05/03/2011
Boeing rafle le "contrat du siècle" sous le nez d'Airbus
Dans la lutte opposant depuis des années le constructeur européen à son rival Boeing pour remporter le contrat des avions ravitailleurs de l'armée américaine, c'est Boeing qui a été choisi : un contrat de plus de 30 milliards de dollars. Airbus a une dizaine de jours pour faire appel.
Publié le 25/02/2011
Méga-contrat américain : Airbus refuse de "brader" son avion
Jusqu'où sont prêts à aller Airbus et Boeing pour remporter le contrat de renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air américaine ? Pour Louis Gallois, la limite est claire : "Nous préférons perdre ce contrat que ne pas gagner d'argent".
Publié le 18/07/2010
Airbus vs Boeing : duel de titans dans le ciel américain
Airbus a soumis jeudi sa nouvelle offre à l'armée américaine ; Boeing a relevé le défi en annonçant à son tour sa propre proposition. L'enjeu : un contrat de 35 à 40 milliards de dollars, au coeur d'une lutte de près d'une décennie.
Publié le 10/07/2010
Ravitaillleurs : Boeing hausse le ton face à EADS
Alors que les deux groupes sont en concurrence pour un contrat de renouvellement des avions ravitailleurs de l'US Air Force, Boeing accuse EADS d'avoir tenté de développer des relations commerciales avec l'Iran.
Publié le 25/05/2010
Ravitailleurs : EADS fera son offre avec des sous-traitants américains
Le groupe d'aéronautique européen a annoncé mardi qu'il se lancerait comme contractant principal, épaulé par une équipe de sous-traitants américains, dans la course au méga-contrat des avions ravitailleurs de l'armée américaine.
Publié le 20/04/2010
Ravitailleurs US : Airbus voit s'envoler un méga contrat
Son partenaire Northrop Grumman a décidé de ne pas répondre à l'appel d'offres du Pentagone, parce qu'il l'estime biaisé au profit du concurrent Boeing. La saga avait commencé en 2001.
Publié le 09/03/2010
John McCain au secours d'Airbus
Quel appareil sera choisi pour équiper l'US Air Force : un Boeing, ou un Airbus ? Le bras de fer s'éternise, mais l'ex-candidat à la Maison blanche pourrait être un atout de poids pour les Européens.
Publié le 11/11/2009
Ravitailleurs : le Pentagone attend le futur président
Alors que Boeing a laissé entendre mi-août que les dés étaient pipés, le Pentagone a annulé mercredi son appel d'offres pour renouveler sa flotte de 179 avions ravitailleurs.
Publié le 10/09/2008
Ravitailleurs : Boeing laisse entendre que les dés sont pipés
Boeing et le tandem Northrop-EADS ont pris connaissance des nouveaux critères de l'appel d'offres du Pentagone pour le renouvellement de ses avions ravitailleurs. L'avionneur de Seattle fait mine d'avoir renoncé.
Publié le 13/08/2008
Ravitailleurs : Boeing prêt à laisser la piste libre à EADS ?
La presse spécialisée assure que l'avionneur de Seattle pourrait renoncer à l'appel d'offres pour le contrat de renouvellement de la flotte de ravitailleurs de l'US Air Force. Boeing ne fait pas de commentaires.
Publié le 12/08/2008
Avions-ravitailleurs : Paris et les Européens fulminent
Après le retrait d'Airbus de la course au méga contrat avec le Pentagone, les Européens accusent Washington d'avoir biaisé les termes de l'appel d'offres pour favoriser Boeing. Fillon évoque un "manquement grave".
Publié le 10/03/2010
UAC devrait proposer une version ravitailleur de son Iliouchine Il-96. Les avions seraient pour l'essentiel construits en Russie et assemblés aux Etats-Unis, selon le Wall Street Journal, qui a révélé l'information. Quant au groupe américain auquel est associé le groupe russe, tout ce qu'on sait de lui est qu'il s'agit d'une société cotée en Bourse ; son nom devrait être annoncé lundi.
Un mystérieux allié américain
Selon l'avocat représentant ce partenariat russo-américain, le ministre russe des Affaires étrangères a évoqué l'appel d'offres pour remplacer les ravitailleurs KC-135 avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui était vendredi en visite à Moscou. Et le Premier ministre russe, Vladimir Poutine lui-même, aurait glissé à Hillary Clinton que les sociétés russes devraient être davantage aidées à entrer sur le marché américain.
Pour l'instant, Boeing reste en tout cas le seul candidat déclaré. EADS, qui a perdu le 8 mars son associé, le groupe américain de défense Northrop Grumman - il s'est retiré après avoir estimé que les conditions posées par l'US Air Force avantageaient nettement Boeing - a prévenu vendredi qu'il ne ferait une proposition que s'il estime avoir de réelles chances de l'emporter face à Boeing. Dans un communiqué, la maison mère d'Airbus s'est félicitée des déclarations du département de la Défense, qui a laissé entrevoir jeudi la possibilité d'une prolongation de l'appel d'offres pour ce contrat géant dont la première tranche est évaluée à quelque 35 milliards de dollars (25,7 milliards d'euros).
"EADS est en train d'évaluer la situation afin de déterminer si le groupe est en mesure ou non de soumettre une réponse admissible au RFP (Request For Proposals, appel d'offres)", explique néanmoins le groupe européen dans son communiqué. "L'une des conditions préalables pour qu'EADS rentre dans la compétition est effectivement un allongement significatif du délai de préparation (...) mais même essentiel, ce geste ne répond qu'à l'un des facteurs sur lesquels reposera le choix d'EADS de revenir ou non dans la compétition", ajoute le groupe. "Au final, EADS ne soumissionnera l'appel d'offres que s'il estime avoir des chances équitables de le remporter, après avoir examiné tous les paramètres en jeu".
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