Fabrice Tourre de Goldman Sachs mardi devant le Sénat américain © DRLes écarts de la banque d'affaires Goldman Sachs ont été décortiqués mardi par des sénateurs américains pugnaces, qui ont soumis les dirigeants de la banque à un feu roulant de questions sur des allégations de fraude. Au cours d'une audition fleuve entamée à 10H00 (14H00 GMT), les élus ont cuisiné plusieurs hauts cadres du prestigieux établissement de Wall Street visé par une plainte pour fraude de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. D'autres responsables, dont le PDG de la banque Lloyd Blankfein, devaient être entendus plus tard dans l'après-midi. Les élus cherchent à déterminer le rôle de la banque d'affaires dans la catastrophe financière de 2008.
Un banquier accuse Goldman Sachs de traiter ses clients d'"andouilles"
Un banquier de la célèbre institution américaine a lancé mercredi une violente charge contre la banque d'affaire, en publiant dans la presse sa lettre de démission. Il y dénonce une banque d'affaires devenue une entreprise "toxique et destructrice".
Publié le 14/03/2012
Un ancien responsable de Goldman Sachs à la tête de la BCE ?
L'actuel gouverneur de la banque italienne, Mario Draghi, est pressenti pour succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE. Problème : il a dirigé la branche européenne de Goldman Sachs, une banque accusée d'avoir aidé la Grèce à truquer ses comptes publics.
Publié le 01/05/2011
La justice américaine enquête aussi sur Morgan Stanley
Selon le Wall Street Journal de mercredi, la banque d'affaires est soupçonnée d'avoir conseillé des produits financiers à ses clients tout en pariant sur leur effondrement, les mêmes accusations qui visent Goldman Sachs.
Publié le 12/05/2010
Fabulous Fab, le Frenchy fort en maths de Goldman Sachs
<b> Portrait -</b> Ce trader de 31 ans va être auditionné mardi avec les responsables de la plus grande banque d'affaires au monde pour déterminer comment l'établissement a pu bénéficier de la crise des subprimes.
Publié le 26/04/2010
Subprime: Goldman poursuivi pour fraude, un Français au coeur de l'enquête
Le gendarme de la Bourse américaine a annoncé vendredi qu'elle poursuivait la banque d'affaires américaine pour "fraude" sur la vente de titres d'investissement liés à des crédits hypothécaires à risque. Son titre a aussitôt dégringolé à New York tandis que le CAC reculait.
Publié le 16/04/2010
Obama brandit sa réforme face à l'épouvantail Goldman Sachs
Mettre de l'ordre dans les pratiques financières qui avaient conduit à la crise de 2008 : Obama s'y efforce depuis longtemps. La réforme qu'il réclame peine à franchir l'obstacle du Sénat. Mais le scandale Goldman Sachs pourrait changer la donne.
Publié le 22/04/2010
Goldman Sachs : l'heure des comptes
Le Français Fabrice Tourre, 31 ans, est le seul collaborateur de Goldman Sachs dont le nom figure dans la plainte de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, contre la plus puissante banque d'affaires de la planète.
Publié le 27/04/2010
Le ton de l'audition a été donné dès les premiers échanges par le sénateur Carl Levin, président de la sous-commission permanente des enquêtes. Ce dernier a cité un courriel interne de Goldman Sachs, qui affirmait que l'un des produits financiers vendus par la firme était "une affaire de merde". "Combien de ces 'affaires de merde' avez-vous vendu à vos clients?", a demandé M. Levin à Daniel Sparks, l'ex-responsable de la division des prêts hypothécaires. Un peu plus tard, M. Levin a souligné que dans un autre courriel interne, ce type de produit a été qualifié de "camelote". Le sénateur a regretté que la banque ait "transmis le risque (à des clients)" eu lieu de l'assumer, en faisant au passage des profits.Un Français au cœur de l'enquête
L'audition de mardi intervient à environ six mois des élections législatives de mi-mandat et en plein débat au Capitole sur les moyens de mettre fin aux "comportements risqués" des grandes firmes de Wall Street. Goldman Sachs est visé par une enquête de la SEC, qui l'accuse d'avoir vendu début 2007 à ses clients des produits liés à des actifs immobiliers à risque, sans les informer que la banque était payée par un fonds spéculatif pour monter une transaction permettant à ce fonds de parier contre ces mêmes titres.
Les sénateurs ont également questionné le Français Fabrice Tourre, au coeur des accusations de fraude. Le responsable financier de 31 ans était à l'époque des faits vice-président d'une unité de produits structurés chez Goldman Sachs. "Je nie catégoriquement les allégations de la SEC. Et je me défendrai devant la justice contre ces fausses accusations", a déclaré M. Tourre dans un anglais parfait. Selon les allégations de la SEC, un fonds d'investissement spéculatif, le fonds Paulson, aurait aidé à réaliser ces transactions sur des produits adossés à des valeurs immobilières et M. Tourre connaissait les positions de Paulson pariant sur la baisse du marché immobilier.
Campant sur ses positions, le sénateur Levin a jugé "intolérable" le fait de parier contre ses propres clients. "A l'évidence, nous devons y répondre par une loi", a-t-il conclu. Dans son intervention préparée à l'avance, M. Blankfein a assuré que la banque n'avait parié ni contre le marché immobilier ni contre ses clients, perdant au contraire 1,2 milliard de dollars dans les titres liés à l'immobilier résidentiel. "Nous n'avons pas parié massivement contre le marché du logement et nous n'avons certainement pas parié contre nos clients", a ajouté M. Blankfein. M. Levin et sa commission ont produit des échanges de messages électroniques impliquant certains des plus hauts dirigeants de Goldman Sachs pour étayer leurs accusations.
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