© www.sxc.huC'est la troisième fois en un peu moins de dix ans qu'Airbus et Boeing s'affrontent pour décrocher le contrat du renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air américaine, qu'Airbus qualifie de "marché du siècle", évalué jusqu'à 40 milliards de dollars (30,9 milliards d'euros). En 2003, le contrat avait été attribué à Boeing, avant la révélation d'un grave conflit d'intérêt qui avait contraint le Pentagone à relancer la procédure. En 2008, Airbus l'avait emporté mais la Cour des comptes américaine avait une nouvelle fois tout annulé. Cette fois, les militaires ont jusqu'à la mi-octobre pour étudier les offres des deux avionneurs dans les moindres détails. Airbus a remis le 8 juillet sa nouvelle offre d'un avion dérivé de l'A330 après avoir obtenu un délai de deux mois à la suite du retrait de son ancien partenaire Northrop Grumman. La décision du pentagone, susceptible d'un nouvel appel à la Cour des Comptes, est attendue à la mi-novembre.
Sur fond de querelle, les ventes d'Airbus et Boeing décollent
Les deux géants européen et américain ont multiplié les annonces de contrats pour un total de 55 milliards de dollars au salon aéronautique de Farnborough. Tout en continuant leur guerre de communication au sujet de leur dispute arbitrée par l'OMC.
Publié le 22/07/2010
Avions ravitailleurs: un délai de 60 jours pour EADS
Le Pentagone s'est dit prêt mercredi à retarder la date de clôture de l'appel d'offres pour ses avions ravitailleurs, accédant partiellement à la requête du groupe européen EADS qui espérait obtenir un délai de trois mois pour concourir face à Boeing.
Publié le 01/04/2010
Un candidat russe s'immisce dans la guerre Boeing-EADS
Qui emportera le marché des ravitailleurs américains ? Boeing, qui semble largement favorisé ? EADS, qui réclame des conditions équitables pour concourir ? Ou un troisième larron russe ?
Publié le 20/03/2010
En pleine période de crise, l'argument du prix est essentiel. Et le Pentagone compte bien faire jouer la concurrence entre les deux géants. Mais jusqu'où sont prêts à aller Airbus et Boeing ? Le Financial Times Deutschland a affirmé dans son édition de lundi qu'Airbus aurait baissé d'au moins 10% le prix unitaire de ses ravitailleurs par rapport à son offre de 2008. Mais pour le constructeur européen, le choix est clair : Airbus n'a pas l'intention de brader le prix de ses ravitailleurs pour obtenir le "méga-contrat" avec l'armée américaine.
Airbus prêt à "vivre sans ce contrat"
"Que les choses soient claires, nous voulons gagner de l'argent. Nous préférons perdre (ce contrat) que ne pas gagner d'argent", a déclaré ce week-end Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus. Il s'exprimait lors d'une rencontre avec la presse à Londres avant l'ouverture, lundi, du salon aéronautique de Farnborough. "Boeing a déclaré avoir baissé ses prix. Je ne sais pas, je n'ai pas accès aux prix pratiqués par Boeing et je n'ai pas de commentaire à faire là dessus. Nous avons fixé un prix avec un objectif de rentabilité. Je pense que nous sommes compétitifs", a-t-il ajouté.
Louis Gallois a estimé par ailleurs que le Pentagone rendrait une décision "juste" dans un dossier aux fortes implications politiques et où les pressions n'ont pas manqué au long des presque dix ans de cet interminable bras-de-fer industriel. "Ils ont prouvé qu'ils souhaitaient avoir de la concurrence afin d'obtenir le meilleur prix et le meilleur produit pour les contribuables. Le Pentagone s'en tient à un processus extrêmement juste et professionnel", a commenté le patron de la maison-mère d'Airbus.
Le dirigeant a par ailleurs estimé qu'EADS avait "une chance" de remporter le contrat des ravitailleurs, qui constituerait, en cas de victoire, une "évolution stratégique majeure" pour le groupe qui souhaite fortement se développer aux Etats-Unis. Mais il a toutefois prévenu qu'il fallait aussi se préparer à "vivre" sans ce contrat si, au final, son offre n'était pas retenue.
Retour MYTF1
Sur fond de querelle, les ventes d'Airbus et Boeing décollent
Chargement en cours...




