Airbus A330 d'Air France (Image d'archives). © TF1/LCIEn moins de quatre jours, ils ont annoncé au salon aéronautique de Farnborough la vente de plus de 500 avions - commandes fermes et lettres d'intention confondues - représentant une valeur potentielle de plus de 55 milliards de dollars. "Ils" désignent Airbus et Boeing, deux géants de l'aéronautique qui ne perdent pas de vue le litige qui les oppose devant l'Organisation mondiale du commerce. Cela confirme la reprise du secteur du transport aérien, après plusieurs années de crise.
Airbus reconnaît sa défaite face à Boeing
EADS, maison-mère d'Airbus, ne fera pas appel de la décision des autorités américaines attribuant à Boeing le méga-contrat du renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air. Mais Boeing est sous pression pour tenir à la fois les coûts et les délais de livraison. Et EADS reste en embuscade.
Publié le 05/03/2011
Boeing rafle le "contrat du siècle" sous le nez d'Airbus
Dans la lutte opposant depuis des années le constructeur européen à son rival Boeing pour remporter le contrat des avions ravitailleurs de l'armée américaine, c'est Boeing qui a été choisi : un contrat de plus de 30 milliards de dollars. Airbus a une dizaine de jours pour faire appel.
Publié le 25/02/2011
Subventions à Boeing : un rapport, deux versions
Alors que Paris et l'UE affirmaient mercredi que l'OMC condamnait les aides gouvernementales américaines à Boeing pour la recherche et le développement, le patron de Boeing s'est estimé encouragé jeudi par ce même rapport.
Publié le 16/09/2010
L'OMC condamne les subventions à Boeing... selon Paris et l'UE
L'Organisation Mondiale du Commerce a condamné mercredi les "subventions massives" reçues par l'avionneur américain au détriment d'Airbus, affirment le gouvernement français et l'UE.
Publié le 15/09/2010
Méga-contrat américain : Airbus refuse de "brader" son avion
Jusqu'où sont prêts à aller Airbus et Boeing pour remporter le contrat de renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air américaine ? Pour Louis Gallois, la limite est claire : "Nous préférons perdre ce contrat que ne pas gagner d'argent".
Publié le 18/07/2010
Airbus vs Boeing : duel de titans dans le ciel américain
Airbus a soumis jeudi sa nouvelle offre à l'armée américaine ; Boeing a relevé le défi en annonçant à son tour sa propre proposition. L'enjeu : un contrat de 35 à 40 milliards de dollars, au coeur d'une lutte de près d'une décennie.
Publié le 10/07/2010
Airbus : l'OMC déclare "illégales" les subventions. Et après ?
L'Organisation mondiale du commerce a condamné certaines aides de l'Union européenne à Airbus, déconcées par son rival Boeing. Les analyses dans chaque camp sont aux antipodes...
Publié le 30/06/2010
Ravitaillleurs : Boeing hausse le ton face à EADS
Alors que les deux groupes sont en concurrence pour un contrat de renouvellement des avions ravitailleurs de l'US Air Force, Boeing accuse EADS d'avoir tenté de développer des relations commerciales avec l'Iran.
Publié le 25/05/2010
EADS vs Boeing : fin du match ou nouveau round ?
Après le retrait d'EADS, s'estimant désavantagé face à Boeing, et les protestations européennes, l'appel d'offre américain pour remplacer les ravitailleurs américains KC-135 pourrait être prolongé. Des élus américains protestent.
Publié le 13/03/2010
Parmi les contrats signés, ce sont les moyen-courriers Airbus A320 et Boeing 737 qui ont rencontré le plus de succès, de la part de compagnies majoritairement implantées en Asie et au Moyen-Orient ainsi que de sociétés de location d'avions, traditionnel baromètre de santé de l'aéronautique. "La combinaison de la croissance du trafic et d'un taux de remplissage élevé se traduit par une chose: des commandes", a commenté Sandy Morris, analyste chez RBS.
Jeudi, à l'issue du salon, les dirigeants se sont tous félicités de ce bon cru et ont manifesté un certain optimisme pour l'avenir. "C'était un bon salon pour nous et je crois que c'était un bon salon pour le transport aérien", a résumé Tom Enders, PDG de l'européen Airbus, filiale d'EADS. Airbus a enregistré des contrats pour 255 avions représentant 28 milliards de dollars, dont 133 commandes fermes (13 milliards) et des protocoles d'accord pour 122 appareils (15 milliards), a-t-il détaillé. En conséquence, le constructeur prévoit désormais de vendre cette année plus de 400 avions contre une fourchette de 250 à 300 auparavant.
De son côté, 249 avions du concurrent américain Boeing ont été vendus pour un montant d'environ 27 milliards de dollars, selon un calcul de l'AFP. Mais ce bilan est à nuancer dans la mesure où nombre de contrats étaient déjà comptabilisés dans son carnet de commandes. Boeing aura toutefois fait sensation en montrant pour la première fois hors des Etats-Unis son tout nouveau long-courrier le 787 Dreamliner, avion du futur en matériaux composites, plus léger et moins énergivore.
L'arbitrage de l'OMC dans toutes les têtes
L'optimisme d'Airbus et de Boeing n'a pas empêché la guerre de communication sur leur dispute arbitrée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de se poursuivre.
Un porte-parole de l'institution internationale a confirmé mercredi que l'Union européenne avait engagé un recours en appel contre sa décision sur les dispositifs de soutien publics accordés à Airbus. "L'appel donne à Airbus bon espoir que certains des éléments litigieux seront réévalués et infirmés - en particulier l'argumentation concernant les subventions aux exportations", a réagi le directeur de la communication du constructeur, Rainer Ohler. "Nous sommes confiants sur l'issue de cet appel, comme nous l'étions lorsque les Etats-Unis avaient ouvert la procédure", a pour sa part rappelé Robert Novick, avocat de Boeing.
Après une trêve dans les années 1990, les deux constructeurs s'affrontent depuis octobre 2004 devant l'OMC par le biais de leurs capitales respectives qui ont déposé deux plaintes simultanées dénonçant les aides publiques accordées à chacun d'entre eux.
Après plus de cinq ans, l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'OMC, confronté au dossier le plus lourd et le plus complexe de son histoire, a rendu son premier jugement officiel le 30 juin concernant la plainte américaine contre Bruxelles. L'ORD a établi que les avances remboursables allemandes, espagnoles et britanniques pour l'A380 constituaient "des subventions à l'exportation prohibées" dans le cadre de l'OMC. Il a également estimé que 21 aides accordées à Airbus pour le lancement de la gamme des A300 au cours de ces 40 dernières années représentaient des subventions en raison des conditions de remboursement à des taux inférieurs à ceux du marché. Le gendarme du commerce mondial a également statué que ces aides avaient permis à Airbus de prendre des parts de marché à Boeing, selon qui les subventions européennes ont permis à son rival de passer de 37% de part de marché en 2001 à 57% en 2006. Et par la même occasion prendre la place de premier constructeur de l'aviation civile en 2003.
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