Christian Estrosi, le 23 mai 2010. © TF1/LCIChristian Estrosi va-t-il déchoir certains produits de leur nationalité "made in France" ? Sans évoquer de possibles sanctions, le ministre de l'Industrie a expliqué mardi que le gouvernement vérifierait désormais la quantité de composants français dans les produits industriels assemblés en France.
Citant de nombreux secteurs - "automobile, aéronautique, aérospatiale, nanotechnologies, biotechnologies, coutume, prêt-à-porter" - le maire de Nice a annoncé la création le 1er septembre de "l'observatoire du produit en France" afin de "nous assurer que, dans ce qui est assemblé en France, il y a un pourcentage de composants (...) qui viennent en grande majorité des sous-traitants français". "C'est comme cela que nous soutiendrons le patriotisme industriel français, la propriété intellectuelle française et le savoir-faire des ouvriers français", a-t-il déclaré sur RMC. Contacté par TF1 News, le ministère de l'Industrie n'était pas en mesure de donner davantage d'informations dans l'immédiat sur d'éventuelles sanctions ou le risque d'accusations de protectionnisme par Bruxelles ou l'OMC.
Sous-traitant sous protection
Christian Estrosi a également évoqué une future loi "renforçant la protection des sous-traitants car nous nous rendons compte que de grands industriels se sont mal comportés ces dernières années".
Il faut organiser "une nouvelle relation entre grands groupes et sous-traitants de sorte que nous fassions plus travailler les petites PME françaises plutôt que de faire appel à des sous-traitants étrangers qui apportent un maximum de composants dans ce qui est des marques françaises", a-t-il fait valoir.
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