© TF1/LCILes éleveurs en colère vont être reçus jeudi, jour de leur ultimatum, par les laiteries pour tenter de relancer les négociations sur les prix du lait du troisième trimestre. Les coopératives, Laïta et Sodiaal (qui fabrique notamment les yaourts Yoplait), et les industriels comme Lactalis (Camembert Président), Bel (Vache qui rit) et Bongrain (Caprice des Dieux) se sont dit prêts à accueillir les délégations de producteurs.
Les producteurs auront l'argent du labeur
Après les fromagers Bel et Lactalis, le groupe Bongrain et les coopératives laitères Sodiaal et Laita auraient accepté d'acheter le lait au producteur à un meilleur prix. 11% de plus qu'en 2009.
Publié le 18/08/2010
Lait : l'ultimatum des producteurs aux industriels
Les trois syndicats majoritaires des agriculteurs, réunis mercredi, ont lancé un ultimatum, en donnant jusqu'au 12 août aux industriels et aux coopératives pour reprendre les négociations et obtenir une hausse des tarifs du lait.
Publié le 04/08/2010
Prix du lait : l'accord
Producteurs et industriels ont fini par trouver un accord sur la hausse des prix du lait au deuxième trimestre, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.
Publié le 30/03/2010
Prix du lait : Bruno Le Maire bout
Le ministre de l'Agriculture met la pression sur les industriels, alors que se tient aujourd'hui une réunion décisive de la filière laitière au ministère. "Je souhaite qu'on respecte l'accord du 3 juin dernier", a déclaré Bruno Le Maire.
Publié le 30/03/2010
"Il faut que des négociations s'ouvrent dans les jours qui viennent et qu'elles aboutissent rapidement", a prévenu Bruno Le Maire dans une interview publiée jeudi dans Ouest-France. "Les producteurs doivent savoir à quel prix leur sera payé le lait en 2010. Et ils doivent être justement rémunérés pour le difficile travail qu'ils font", a-t-il ajouté, avant de préciser que "l'accord du 3 juin 2009 doit rester la base de travail".
Les producteurs de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) avaient donné aux transformateurs (industriels et coopératives) jusqu'au 12 août pour revenir à la table des négociations sur le prix du lait. Mais faute de "réponse officielle", les trois syndicats majoritaires avaient adressé mercredi matin un courrier aux cinq laiteries pour les informer de leur venue jeudi à 11h à leur siège social à Paris, Brest et Laval.
Les producteurs menacent de durcir le boycott
Les producteurs sont prêts "à arrêter les opérations de boycott" à la condition que les groupes visés "acceptent de payer le prix du lait selon l'accord de juin 2009", a souligné Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA. "Mais s'il faut durcir, on durcira les opérations de stickage", a-t-il prévenu, précisant que l'"on avisera demain. Pour l'instant je laisse la place aux discussions".
Les éleveurs, après une année 2009 "catastrophique", misent sur une augmentation à 330 euros les 1.000 litres. Loin derrière les 313,6 euros (1.000 litres) proposés par Lactalis. Les laiteries font valoir la nécessité "d'arrimer" le prix du lait français à celui pratiqué en Allemagne, moins cher. Ce que ne contestent pas les producteurs mais pas à la hauteur voulue par les transformateurs. Surtout que les marchés mondiaux sont désormais bien meilleurs qu'en 2009 et qu'ils aimeraient profiter de la reprise.
Le ministre de l'Agriculture a annoncé qu'il présenterait à la rentrée un plan de développement de "plusieurs dizaines de millions d'euros" pour aider les filières lait et élevage, tant au niveau des producteurs que des coopératives et des industriels. "Ce plan reposera notamment sur l'innovation et la recherche", a-t-il précisé.
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