Les écoles françaises de gestion parmi les meilleures du monde

Par S.M, le 20 septembre 2010 à 10h04 , mis à jour le 20 septembre 2010 à 12h10

Selon Les Echos, quatre écoles françaises figurent dans les dix premières du classement du "Financial Times" et 11 sont classées dans les 30 meilleures.

Les Echos et les écoles de gestion françaisesLes Echos et les écoles de gestion françaises © DR. Capture du site des Echos

Que les responsables de l'enseignement supérieur se rassurent. Les écoles françaises de gestion dominent largement le classement des masters en management publié par le Financial Times, cité par Les Echos lundi. "Derrière l'ESCP-Europe, classé en tête, quatre autres « business school » de l'Hexagone figurent en effet parmi les dix premières, et onze au total sont classées dans les trente meilleures". 
 
"Cette suprématie, qui se maintient d'ailleurs depuis plusieurs années, est d'autant plus révélatrice que, pour la plupart des « business schools » françaises, elle concerne leur master « grande école », et donc leur activité de base. Seules quelques-unes comme EM Lyon, Grenoble EM ou l'Essec ont choisi de faire concourir d'autres programmes", explique le journal.   

HEC, 3e

HEC, première en 2008 et deuxième en 2009, recule à la troisième place, dépassée par la CEMS. Mais HEC fait partie des cofondateurs de cette alliance composée de 28 institutions académiques (une par pays) et de plus de 57 entreprises multinationales, qui délivrent conjointement un master en management international (MIM). Déjà dans le cercle restreint des dix meilleures écoles, EMLyon (+1 place) et Grenoble Graduate School of Business (+2) réussissent encore une fois à améliorer leur position (5è ex-aequo), tandis que l'ESSEC arrive en 9ème place. Dans le Top 30, on retrouve l'Edhec (14e), ESC Toulouse (16e), Audencia Nantes (18e), Reims MS (21e), Rouen BS (23e), SKEMA (29e, premier classement après la fusion du CERAM et de l'ESC Lille) et Euromed Marseille (30e).

Toujours avec un rang respectable suivent Bordeaux EM (35e), ICN Business School (43e), ESC Clermont (47e) et ESC Tours-Poitiers/ESCEM (52e). L'IAE AIX-en-Provence revient sur une 45ème place, après avoir été absent en 2009 et 41ème dans le classement 2008. Cette Graduate School of Management universitaire sauve un peu l'honneur des universités françaises, par ailleurs assez malmenées dans les classements internationaux. On constate cependant, que la grande majorité des écoles françaises du milieu du classement ont rétrogradé par rapport à l'année précédente.

Innovation, proximité

D'après Les Echos, plusieurs raisons expliquent ce succès : d'une part les écoles de l'hexagone ont joué le jeu du format européen master (niveau bac + 5) alors que leurs "rivales anglo-saxonnes" misaient plutôt sur le MBA. D'autre part, fortement concurrencées, elles n'ont cessé "d'innover pour améliorer leur enseignement" depuis une vingtaine d'année. Et enfin, leur proximité avec le monde des entreprises aurait aussi favorisé leur progression.   

Les Echos met cependant en garde les écoles françaises de gestion avec la montée en puissance d'écoles chinoises, indiennes et nord-américaines qui apparaissent dans le palmarès du Financial Times.  

Par S.M le 20 septembre 2010 à 10:04
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3 Commentaires

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  • perenono69, le 20/09/2010 à 15h01

    Méfiance il y a des bons et des mauvais partout. Le système des masters et bien souvent un système visant avant tout à rentrer de l'argent grâce à des frais de scolarité énorme. Les cours ne sont pas toujours au rendez-vous. Il suffit de regarder le nombre d'enseignants qui ont véritablement travaillé à haut niveau dans des entreprises. L'ENA n'est pas non plus le must avec un formatage fonction publique. Mais il y a aussi des personnes de qualité. Il faudrait surtout à mon sens remettre en cause ce système où les enarques sont assurés d'un emploi à vie.

  • provincesavoie, le 20/09/2010 à 11h51

    Dommage que se soit les énarques et pas les éleves de ces écoles qui sont au gouvernement (celui là et les précédents) Cela irait peut etre un peu mieux.

  • moicontribuable, le 20/09/2010 à 11h09

    Soulignons que ce sont des ecoles privees. Avec des professeurs qui ne font pas greve tous le smois.

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