Les Echos et les écoles de gestion françaises © DR. Capture du site des EchosQue les responsables de l'enseignement supérieur se rassurent. Les écoles françaises de gestion dominent largement le classement des masters en management publié par le Financial Times, cité par Les Echos lundi. "Derrière l'ESCP-Europe, classé en tête, quatre autres « business school » de l'Hexagone figurent en effet parmi les dix premières, et onze au total sont classées dans les trente meilleures".
"Cette suprématie, qui se maintient d'ailleurs depuis plusieurs années, est d'autant plus révélatrice que, pour la plupart des « business schools » françaises, elle concerne leur master « grande école », et donc leur activité de base. Seules quelques-unes comme EM Lyon, Grenoble EM ou l'Essec ont choisi de faire concourir d'autres programmes", explique le journal.
HEC, 3e
HEC, première en 2008 et deuxième en 2009, recule à la troisième place, dépassée par la CEMS. Mais HEC fait partie des cofondateurs de cette alliance composée de 28 institutions académiques (une par pays) et de plus de 57 entreprises multinationales, qui délivrent conjointement un master en management international (MIM). Déjà dans le cercle restreint des dix meilleures écoles, EMLyon (+1 place) et Grenoble Graduate School of Business (+2) réussissent encore une fois à améliorer leur position (5è ex-aequo), tandis que l'ESSEC arrive en 9ème place. Dans le Top 30, on retrouve l'Edhec (14e), ESC Toulouse (16e), Audencia Nantes (18e), Reims MS (21e), Rouen BS (23e), SKEMA (29e, premier classement après la fusion du CERAM et de l'ESC Lille) et Euromed Marseille (30e).
Toujours avec un rang respectable suivent Bordeaux EM (35e), ICN Business School (43e), ESC Clermont (47e) et ESC Tours-Poitiers/ESCEM (52e). L'IAE AIX-en-Provence revient sur une 45ème place, après avoir été absent en 2009 et 41ème dans le classement 2008. Cette Graduate School of Management universitaire sauve un peu l'honneur des universités françaises, par ailleurs assez malmenées dans les classements internationaux. On constate cependant, que la grande majorité des écoles françaises du milieu du classement ont rétrogradé par rapport à l'année précédente.
Innovation, proximité
D'après Les Echos, plusieurs raisons expliquent ce succès : d'une part les écoles de l'hexagone ont joué le jeu du format européen master (niveau bac + 5) alors que leurs "rivales anglo-saxonnes" misaient plutôt sur le MBA. D'autre part, fortement concurrencées, elles n'ont cessé "d'innover pour améliorer leur enseignement" depuis une vingtaine d'année. Et enfin, leur proximité avec le monde des entreprises aurait aussi favorisé leur progression.
Les Echos met cependant en garde les écoles françaises de gestion avec la montée en puissance d'écoles chinoises, indiennes et nord-américaines qui apparaissent dans le palmarès du Financial Times.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




