Affaire Kerviel: Sarkozy s'est "acharné" contre Bouton

Par TF1 News (d'après agence), le 06 octobre 2010 à 16h40 , mis à jour le 06 octobre 2010 à 16h45

L'ex-directeur de la communication de la Société Générale, Hugues Le Bret, a accusé mercredi Nicolas Sarkozy sur RTL de s'être "acharné" contre l'ex-PDG Daniel Bouton lors de la révélation de l'affaire Kerviel.

Daniel Bouton Société GénéraleDaniel Bouton, PDG de la Société Générale, le 30 janvier 2008 sur France 2

L'ex-directeur de la communication de la Société Générale, Hugues Le Bret, fait des révélations sur l'affaire Kerviel et notamment sur la manière donta réagi Nicolas Sarkozy. Mercredi matin, il a accusé sur RTL Nicolas Sarkozy de s'être "acharné" contre l'ex-PDG Daniel Bouton lors de la révélation de l'affaire Kerviel, dont il était furieux de n'avoir pas été informé plus tôt.

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Le président de la République a "surréagi" au début de la crise car il n'avait pas "été mis dans la confidence", la direction de la banque ayant estimé que "pour bien gérer la crise, il fallait éviter tout risque de fuite", a expliqué Hugues Le Bret. "Quand quatre jours après, le président découvre le sujet, il s'acharne sur Daniel Bouton", poursuit l'ancien directeur de la communication, qui publie jeudi un livre consacré à l'affaire "La semaine où Jérôme Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial".
  
Humilié
 
"Il n'a pas compris qu'on n'avait pas encore complètement réglé le problème, il fallait lever cinq milliards et que c'était extrêmement difficile", a-t-il ajouté, faisant référence à l'augmentation de capital réalisée par la banque pour combler sa perte. "Donc, il nous cogne dessus comme des brutes avant de comprendre quelque temps après qu'il faudra régler ses comptes une fois que le bateau sera sorti de la tempête, et pas avant", dit-il encore.
  
La Société Générale a découvert la position frauduleuse de Jérôme Kerviel, qui se montait à plus de 50 milliards d'euros, le week-end du 19 et 20 janvier 2008. Le dimanche soir, elle a prévenu les régulateurs et, en accord avec ces derniers, selon elle, a décidé de ne pas en informer l'Elysée immédiatement. Dans les jours qui ont suivi, Nicolas Sarkozy a réclamé la démission de Daniel Bouton, qui a finalement quitté la présidence du groupe un an plus tard.
  
Nicolas Sarkozy "ne réagit pas en homme d'Etat qui chercherait à préserver l'une des grandes banques du pays en équilibre sur un fil, mais en homme humilié d'avoir été écarté de la gestion de la crise. Il en fait une affaire personnelle", écrit Hugues Le Bret dans son livre.

Par TF1 News (d'après agence) le 06 octobre 2010 à 16:40
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5 Commentaires

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  • costb22, le 06/10/2010 à 23h35

    Oui, moi !!!

  • tongji01, le 06/10/2010 à 21h32

    Et il y en aura toujours pour dire que Sarkozy aide ses amis banquiers et s'acharne sur les pauvres.

  • croix70, le 06/10/2010 à 19h59

    Si un directeur de banque, au salaire qu'il reçoit, ne peut pas assumer ces responsabilités de directeur, mais qui le peut. C'est incroyable

  • halluzen, le 06/10/2010 à 17h41

    Qui quoi quand où ?

  • monacfrance, le 06/10/2010 à 16h58

    Il a parfaitement bien fait .....

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