L'explosion d'un moteur d'Airbus A380 de la compagnie Qantas serait due à "une avarie matérielle ou un problème de conception" et non à un problème de maintenance selon les premiers éléments de l'enquête. © TF1/LCI
- Incident de l'A380 : Rolls Royce a trouvé la faille - 01 min 15 s
Réacteur endommagé de l'A380: "inspections répétées" recommandées
La compagnie aérienne autralienne Qantas a annoncé jeudi avoir modifié ses plans de vol internationaux et décidé le maintien au sol de ses A380 tant qu'elle n'aura pas de "certitude absolue" sur leur sécurité.
Publié le 11/11/2010
A380 : Qantas découvre des "anomalies" sur certains moteurs
Après une avarie de réacteur de l'un de ses A380 en plein ciel jeudi, la compagnie aérienne australienne annonce également lundi prolonger le maintien au sol de ses appareils de ce type.
Publié le 08/11/2010
L'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a recommandé des "inspections répétées" des moteurs Rolls-Royce de l'Airbus A380. Après une semaine d'investigations, le groupe britannique est lui parvenu à "deux conclusions clés" sur les causes de l'avarie survenue le 4 novembre: "d'une part le problème est spécifique au moteur Trent 900. Et d'autre part, il concerne un élément spécifique dans le secteur de la turbine du moteur". Cette avarie "a provoqué une fuite d'huile", suivie d'un incendie, a précisé Rolls-Royce. Le groupe reconnaît que l'incident a eu des conséquences "regrettables" pour l'exploitation des A380 concernés, mais assure que son intervention sur les moteurs permettra "le retour en service progressif de toute la flotte".
Boeing aussi
Par précaution, Qantas et Singapore Airlines ont immobilisé leurs A380 après avoir constaté des fuites d'huile sur certains réacteurs. Lufthansa a remplacé un réacteur sur l'un de ses Airbus géants dans la nuit de mardi à mercredi, sans avoir constaté de fuite d'huile dans ses moteurs, mais n'a pas immobilisé sa flotte. Dans un communiqué faisant le point sur ses investigations, Rolls-Royce assure que l'élément fautif est en train d'être remplacé sur les Trent 900 équipant les A380 des compagnies concernées (Qantas, Singapore Airlines et Lufthansa), en collaboration avec Airbus.
Déboires pour Airbus, mais aussi pour Boeing. Le constructeur américain a communiqué vendredi sur l'incident survenu mardi à bord d'un Boeing 787 lors d'un essai en vol. Il est dû à une défaillance d'un tableau électrique qui a provoqué un début d'incendie des matériaux d'isolation. Un long courrier 787 "Dreamliner", dernier projet d'ampleur de Boeing, a dû effectuer un atterrissage d'urgence mardi au Texas en raison de la présence de fumée dans la cabine. Le groupe américain a ajouté qu'il poursuivait les vérifications des installations entourant le tableau électrique et qu'il faudrait plusieurs jours pour les achever. Boeing "est déterminé à prendre les mesures appropriées requises pour remettre le reste de la flotte d'essai en service", lit-on dans un communiqué. Tous les essais en vol du 787 "Dreamliner" ont été suspendus après cet incident. Les livraisons de cet appareil, conçu avec des matériaux composites et censé être plus économe en carburant que la génération actuelle d'avions commerciaux, ont déjà près de trois ans de retard. Le carnet de Boeing compte déjà 847 commandes de 787, un chiffre sans précédent pour un appareil en cours de développement.
Un problème de réacteur a affecté vendredi un autre appareil de Qantas, un Boeing 767 doté de moteurs General Electric, obligeant l'avion, qui effectuait une liaison intérieure, à rebrousser chemin et à atterrir peu après son décollage, selon l'agence Australian Associated Press (AAP).
Retour MYTF1
Réacteur endommagé de l'A380: "inspections répétées" recommandées
Chargement en cours...




