Tout est parti, selon Les Echos, d'une étude de l'Apur, l'Atelier parisien d'urbanisme. En faisant le total des surfaces commerciales détenues à Paris par les diverses enseignes, et en ramenant les surfaces de ces enseignes aux groupes nationaux de grande distribution qui les détiennent, l'Apur a calculé que 60% du commerce alimentaire de la capitale était en fait aux mains d'un seul et même groupe : Casino. En effet, lorsque les Parisien font leurs courses dans un Casino, ou dans un Franprix, ou dans un Leader Price, ou dans un Monoprix... c'est toujours, in fine, le groupe Casino.
En s'appuyant sur cette étude, le conseil municipal de la capitale a décidé de saisir l'Autorité de la concurrence. Branle-bas de combat chez Casino. Dans les colonnes des Echos, Jean-Michel Duhamel, membre du comité exécutif du distributeur et président des enseignes Franprix et Leader Price, sonne la contre-offensive : "Nous contestons le chiffre de 60% de part de marché (...) nos enseignes pèsent moins de 20%. Même avec Monoprix (...) nous sommes très en deçà des 40%".
Et Jean-Michel Duhamel d'avancer ses arguments : "Ces calculs, qui additionnent des mètres carrés, relèvent de l'urbanisme et ne constituent pas une étude de marché. Il faut regarder les chiffres d'affaires", se défend-il dans le quotidien économique. "Il faut raisonner en termes de zone de chalandise. Ces données ignorent également les nombreuses formes de distribution alimentaire qui se côtoient à Paris. Il est également très surprenant de ne pas compter Picard par exemple !"
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