Image d'archives © TF1Bien que la nature des faits reprochés aux trois salariés de Renault demeure pour le moins flou, l'affaire dite d'espionnage chez Renault est prise très au sérieux par le ministre de l'Industrie. "Oui, malheureusement, l'affaire paraît sérieuse", a affirmé Eric Besson sur RTL jeudi, en indiquant en avoir discuté avec la direction générale de Renault. "L'expression guerre économique, parfois outrancière, là pour le coup est adaptée", a-t-il ajouté, indiquant avoir demandé aux services de Bercy de renforcer les obligations en matière de sécurisation du secret industriel pour les entreprises bénéficiant d'argent public.
Renault : un corbeau à l'origine des accusations ?
Selon l'avocat de l'un d'entre eux, une "lettre anonyme" est à l'origine des accusations d'espionnage portées par la direction de Renault contre les 3 cadres dirigeants mis à pied. Tous les trois réfutent les accusations.
Publié le 11/01/2011
Espionnage chez Renault : l'affaire prend un tour diplomatique
"Il n'y a pas d'accusation officielle de la France", a rappelé François Baroin après les protestations de la Chine.
Publié le 11/01/2011
Espionnage chez Renault : les trois cadres convoqués mardi
Selon l'AFP, les trois cadres dirigeants de Renault mis à pied dans l'affaire d'espionnage industriel sont convoqués mardi après-midi à des entretiens préalables à un éventuel licenciement.
Publié le 10/01/2011
Espionnage : le numéro deux de Renault parle
Pour la première fois, un responsable du constructeur automobile s'exprime publiquement sur l'affaire d'espionnage industriel qui a visé son groupe. Il en minimise les effets (aucun secret technologique majeur n'a été perdu, assure-t-il) et se refuse à évoquer une "piste chinoise".
Publié le 08/01/2011
Renault : les cadres soupçonnés auraient touché de l'argent
Selon le Point, les trois cadres soupçonnés d'avoir divulgué des secrets industriels auraient touché de l'argent sur des comptes bancaires à l'étranger contre des secrets fournis à des Chinois sur les batteries de véhicules électriques.
Publié le 07/01/2011
Affaire d'espionnage : un salarié de Renault "abasourdi" par les accusations
L'un des trois salariés soupçonné par Renault d'avoir diffusé à l'extérieur des informations sensibles proteste et attend des explications de son entreprise.
Publié le 07/01/2011
L'espionnage chez Renault porterait sur la voiture électrique
Lundi, trois hauts cadres du groupe automobile français ont été placés en "mise à pied conservatoire" à la suite d'une "alerte éthique" qui a conduit à une investigation en interne sur certains de leurs agissements.
Publié le 05/01/2011
Trois cadres de Renault "mis à pied" après une "alerte éthique"
Selon des sources anonymes, l'enquête interne sur ces hauts cadres du groupe automobile français aurait permis de prouver que des informations, mettant en cause l'intérêt de l'entreprise, auraient été transmises à l'extérieur.
Publié le 04/01/2011
L'espionnage industriel, ça n'arrive pas que chez Renault
Alors que Renault a mis à pied 3 de ses dirigeants pour une affaire d'espionnage, le ministre Eric Besson a parlé jeudi de "guerre économique". Il est vrai qu'aucun secteur industriel n'est épargné par l'espionnage.
Publié le 06/01/2011
Refusant d'évoquer plus avant les faits en raison de la présomption d'innocence, il a simplement souligné qu'une mesure de "mise à pied à titre conservatoire" avait été prise contre les trois cadres du groupe incriminés. "Il semble que cela concerne la voiture électrique, mais je ne veux pas aller plus loin". Renault se refuse pour l'instant à livrer le moindre détail précis sur cette affaire en raison de l'enquête interne en cours, mais une porte-parole du groupe a évoqué mercredi des "faits graves" tout en précisant qu'aucune plainte officielle n'avait été déposée à ce stade.
De son côté, Renault va "inévitablement" déposer plainte dans cette affaire , a annoncé sa direction dans une déclaration transmise jeudi soir à l'AFP. "Sur un plan juridique, nous sommes en train d'étudier toutes les options qui conduiront inévitablement à un dépôt de plainte", indique le directeur juridique du groupe, Christian Husson, dans cette déclaration. Selon des sources proches du dossier, l'enquête interne aurait permis de prouver que des informations, mettant en cause l'intérêt de l'entreprise, auraient été transmises à l'extérieur. Un des cadres concernés fait partie du comité de direction de Renault et un autre travaille sur le programme des véhicules électriques, le programme phare du constructeur français, selon ces sources. Les suspensions sont intervenues lundi et les cadres visés ont été sommés de quitter leurs bureaux immédiatement, ont rapporté d'autres sources. Renault va commercialiser en milieu d'année deux modèles en version électrique, la berline familiale Fluence et l'utilitaire Kangoo Express.
Identité des trois salariés "préservée"
Jeudi, la direction de Renault n'a pas minimisé la portée de la mise à pied des trois salariés de l'entreprise, sans toutefois valider la thèse de l'espionnage. L'affaire porte sur des "faits très graves", a affirmé Christian Husson, le directeur juridique et déontologue du groupe, dans une déclaration. "Ils justifient une décision conservatoire (...) dont l'objet premier est de protéger, sans attendre, les actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de notre entreprise", a-t-il poursuivi à propos de la mise à pied des trois cadres dirigeants incriminés. Selon lui, l'enquête, qui a duré plusieurs mois, "a permis d'identifier un faisceau d'éléments convergents attestant que les agissements de ces trois collaborateurs étaient contraires à l'éthique de Renault, et mettaient en risque consciemment et délibérément des actifs de l'entreprise".
Le directeur juridique précise que cette décision, prise à l'issue d'une investigation déclenchée par le comité de déontologie du groupe, est le résultat d'une procédure "parfaitement normée, très rigoureuse et (qui) garantit le respect des principes éthiques édictés" par le constructeur. Il ajoute que Renault "entend respecter et préserver l'identité des trois cadres concernés" conformément aux dispositions du Code du Travail, alors même que leur nom est déjà largement divulgué dans la presse. "La procédure avance, mais à ce stade, Renault ne souhaite pas faire davantage de commentaires", conclut-il.
Dans un courrier électronique au personnel, le numéro 2 de Renault, Patrick Pélata, a appelé jeudi ses salariés à la réserve dans l'affaire. "J'attends de chacun d'entre vous une attitude digne et responsable qui respecte la procédure en cours et la réserve à laquelle nous sommes tenus dans l'intérêt de tous", écrit M. Pélata dans ce message. "De nombreuses rumeurs circulent au sein de l'entreprise depuis que nous avons annoncé la mise à pied conservatoire de trois cadres du groupe. Ces rumeurs sont de nature à porter atteinte à l'image et à l'efficacité de notre entreprise", souligne-t-il.
| Besson veut renforcer les obligations des entreprises sur le secret industriel |
Le ministre de l'Industrie entend renforcer les obligations en matière de secret industriel pour les entreprises bénéficiant d'argent public. "J'ai demandé à l'administration de Bercy de bien vouloir renforcer les obligations de protection des entreprises industrielles qui demandent l'aide de l'Etat, qui nous demandent une contribution financière pour innover", a déclaré jeudi à la presse Eric Besson. "Il est probable que nous aurons d'autres mesures à prendre, je vais y travailler dans les jours qui viennent", en indiquant qu'il comptait "faire de ce dossier un chantier majeur". "L'intelligence économique devient l'un des sujets majeurs de la décennie à venir", a encore déclaré le ministre, en marge du colloque "Nouveau monde, nouveau capitalisme". |
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