L'Etat sur le point d'ouvrir le capital de cinq aéroports

Par TF1 News (d'après agence), le 30 mars 2011 à 09h15 , mis à jour le 30 mars 2011 à 09h20

L'Etat devrait lancer de manière "imminente" l'ouverture du capital des aéroports de Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Montpellier, assure le quotidien économique La Tribune. La décision de François Fillon pourrait tomber dès la semaine prochaine.

tour de contrôle aéroport trafic aérienImage d'archives

La décision du gouvernement sur une cession du capital des grands aéroports de province est imminente, affirme le quotidien La Tribune. Citant plusieurs sources non identifiées, le journal économique affirme que la décision de François Fillon sur l'ouverture du capital des sociétés exploitantes "pourrait intervenir la semaine prochaine". Les aéroports concernés seraient ceux de Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Montpellier. Pour l'aéroport de Nice, le plus important de province, il faudra passer par une loi de privatisation, selon le journal.

Le dossier est en suspens depuis des mois. Fin février, des sources proches du dossier rappelaient que l'étude de faisabilité était "presque achevée". Plusieurs investisseurs privés sont à l'affût, tel Vinci qui ne fait pas mystères de ses ambitions dans le secteur. Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP lorgne lui sur l'aéroport de Lyon. Les noms du groupe de services Veolia ou de la banque d'affaires australienne Macquarie circulent également.

L'Etat majoritaire au moins jusqu'en 2013

L'Etat avait décentralisé en 2004 la gestion aéroportuaire au niveau des collectivités locales, qui détiennent aujourd'hui 15% des grands aéroports régionaux (Nice, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux, par ordre d'importance) au côté des chambres de commerce et d'industrie (25%). L'Etat a conservé 60%.

En 2005, la loi 2005 autorisant l'ouverture du capital d'ADP prévoyait en outre la transformation des principales plateformes régionales en sociétés anonymes en vue de l'ouverture du capital. Dans cette perspective, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Nice ont, dès 2007/2008, abandonné leur statut d'établissement public.

Selon La Tribune, qui cite encore des sources proches du dossier, l'Etat céderait un peu moins de 50%, ce qui lui permettrait, en s'associant avec les collectivités et les CCI, de conserver la majorité du capital, au moins jusqu'en 2013.

Par TF1 News (d'après agence) le 30 mars 2011 à 09:15
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2 Commentaires

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  • escotr250, le 30/03/2011 à 13h08

    Les élections arrivent il faut du financement ? on en est ou de la privatisation des autouroutes construite avec l'argent des citoyens pour financer les retraites ?

  • kosotto1, le 30/03/2011 à 11h22

    Comme ça on y perdra encore plus en services et on paiera plus cher. Ce gouvernement aura décidément tout cassé !

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