Le parquet de Périgueux a classé sans suite la plainte de trois travailleuses sociales licenciées en 2010 pour "faute lourde" après des propos tenus sur Facebook jugés "injurieux, diffamatoires et menaçants" par leur employeur, a-t-on appris mercredi auprès du procureur.
Photos d'interpellations sur Facebook, des syndicats de police dubitatifs
Des syndicats de policiers se sont montrés jeudi dubitatifs à propos de la publication sur le site, apparemment par des collègues, de photos de manifestations et d'interpellations assorties de commentaires parfois désobligeants.
Publié le 24/03/2011
Licenciés pour des propos sur Facebook : la justice valide
Le licenciement de trois salariés d'une entreprise d'ingénierie de Boulogne-Billancourt, qui avaient dénigré leur hiérarchie sur Facebook, a été jugé fondé vendredi par le conseil des prud'hommes.
Publié le 19/11/2010
Critiquer son employeur sur Facebook peut jusitifier un licenciement
Le licenciement de deux salariés pour avoir dénigré leur hiérarchie sur Facebook a été jugé "fondé" vendredi par le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt. L'avocat des ex salariés compte faire appel de la décision.
Publié le 19/11/2010
Le parquet a également classé "pour absence d'infraction" la plainte de l'employeur, SOS femmes, une association de défense de femmes victimes de violences conjugales, a précisé le procureur de la République à Périgueux, confirmant des informations du quotidien Sud Ouest.
"Nous ne pouvons en rester là"
Les trois salariées entendent contester ce classement sans suite. "J'ai le sentiment que le parquet botte en touche en renvoyant tout le monde dos à dos", a commenté leur avocat, Me Eric Barateau, mais "derrière ces chicaneries de nature pénale, il y a trois salariées qui risquent de se retrouver avec un licenciement qui ne sera pas annulé".
"Nous ne pouvons en rester là, nous allons saisir un juge d'instruction pour des investigations techniques complémentaires", a annoncé l'avocat, précisant qu'il s'agit de savoir comment l'employeur a accédé à une conversation "privée" sur Facebook. "On ne se satisfait pas de ce classement, il élude l'espionnage et le piratage informatique, on veut une enquête, on ira jusqu'au bout", a abondé l'une des trois licenciées.
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