Espionnage: Renault se cherche des coupables

le 11 avril 2011 à 06h45 , mis à jour le 11 avril 2011 à 10h41

Réunion cruciale ce lundi chez Renault : le conseil d'administration va tenter d'établir les responsabilités de chacun dans le faux scandale d'espionnage.

Renault constructeur automobileLe siège du constructeur automobile Renault à Boulogne-Billancourt © ABACA

Le conseil d'administration de Renault tente lundi d'y voir plus clair dans le faux scandale d'espionnage lors d'une réunion extraordinaire et d'établir les responsabilités de chacun dans ce fiasco. Le conseil doit se tenir entre midi et 14 heures à Boulogne-Billancourt. Il se penchera sur un rapport réalisé par le comité d'audit de Renault à la demande de la direction.
  • L'affaire d'espionnage chez Renault relancée par une nouvelle plainte ?

    Quatre salariés-actionnaires du constructeur ont porté plainte pour "abus de biens sociaux, faux et usage de faux et recel", dénonçant une série "d'opérations financières opaques" pratiquées lors de l'affaire d'espionnage qui avait conduit au licenciement de trois cadres de l'entreprise.

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  • Le facturier de Renault se dit "manipulé"

    Mis en examen pour des soupçons de fausses factures dans la fausse affaire d'espionnage de Renault, Michel Luc détaille sa défense dans Le Parisien. "Je m'étonne que Renault se présente en victime", dénonce-t-il, "alors que c'est le groupe qui a mis en place ce système des fausses factures".

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  • Renault : un ancien agent secret belge nie être la "source" de Gevrey

    Dominique Gevrey, mis en examen dans l'enquête sur une escroquerie au renseignement chez Renault, avait présenté cet ancien agent comme sa "source" lors de sa première audition le 13 mars.

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  • Renault: Gevrey a suivi les ordres d'une direction "paranoïaque"

    Selon son avocat, le responsable de la sécurité de Renault mis en examen et incarcéré dans l'affaire d'escroquerie touchant le constructeur, n'a fait qu'"appliquer" les ordres donnés par la direction.

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  • L'ex-chef de la sécurité de Renault convoqué pour licenciement

    Dominique Gevrey, mis en examen dimanche dernier pour escroquerie en bande organisée dans le cadre de l'affaire Renault, est pour l'heure en détention provisoire à la prison de la Santé ; il sera donc représenté par un délégué syndical.

    Publié le 22/03/2011 L'ex-chef de la sécurité de Renault convoqué pour licenciement
  • Renault, le quatrième cadre débouté

    Philippe Clogenson, ex-cadre de Renault qui souhaitait avoir connaissance de documents ayant conduit à son licenciement en 2009 après des accusations de corruption, a été débouté lundi par le tribunal de grande instance de Nanterre.

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  • Renault : Gevrey a livré un nom

    Le responsable de la sécurité de Renault, mis en examen pour escroquerie aux dépens du constructeur, a livré un nom au juge d'instruction qu'il présente comme celui de sa "source".

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  • Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey

    L'argent que Renault a versé pour rémunérer les fausses informations censées étayer les accusations d'espionnage portées contre trois de ses cadres a été partiellement retrouvé sur un compte suisse ouvert par un de ses agents de sécurité.

    Publié le 15/03/2011 Renault : les enquêteurs sur la piste d'un compte suisse détenu par Gevrey
  • Le gouvernement maintient la pression sur Renault

    Après le mea-culpa lundi de Carlos Ghosn sur TF1, le porte-parole du gouvernement François Baroin et le ministre de l'Industrie Eric Besson ont déclaré que l'affaire ne pourra pas rester sans suite.

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  • Espionnage : Renault fait son mea culpa

    La direction de Renault a présenté lundi ses "excuses" aux 3 cadres "mis en cause à tort" dans le scandale d'espionnage industriel présumé, quelques instants après que le parquet a officiellement annoncé qu'aucun d'eux n'avait de comptes à l'étranger.

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  • Affaire Renault : Gevrey présenté à un juge

    Dominique Gevrey, interpellé vendredi à Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. Selon nos informations, les deux autres hommes qui avaient été placés en garde à vue, et ont été libérés, affirment qu'il centralisait toute l'enquête sur des soupçons d'espionnage.

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  • Un responsable de la sécurité de Renault devant un juge

    Dominique Gevrey, qui a été interpellé vendredi à l'aéroport de Roissy alors qu'il s'apprêtait à partir en Guinée, pourrait être mis en examen pour escroquerie. En revanche, aucune charge n'a été retenue contre les deux autres responsables de la sécurité de Renault.

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  • Renault, des décisions seront prises aujourd'hui selon Besson

    Eric Besson a estimé lundi sur LCI que les récents événements chez le constructeur automobile Renault étaient le fait de "dysfonctionnements graves qui ne pouvaient plus durer". Un conseil d'administration se tient cet lundi après-midi au siège de Renault.

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Plus d'infos

Ce comité, présidé par l'administrateur indépendant Philippe Lagayette et épaulé par le cabinet de conseil BearingPoint, a tenté de retracer le fil de  cette affaire rocambolesque qui secoue Renault depuis le licenciement de trois de ses cadres en janvier. Et au final, de pointer les dysfonctionnements et  établir les responsabilités de chacun. Jusqu'à présent, aucune tête n'est tombée à la direction de Renault. Le PDG, Carlos Ghosn, a reconnu à la mi-mars que lui-même et le groupe s'étaient trompés et avaient accusé à tort les trois cadres d'avoir monnayé des  informations sur le programme phare des véhicules électriques. Mais il avait  refusé la démission de son numéro deux, Patrick Pélata.
 
L'avertissement des syndicats
 
Une autre question qui pourrait s'inviter à l'ordre du jour est celle des  indemnités à verser à ses ex-salariés. Selon l'hebdomadaire Marianne, Michel Balthazard, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum demandent respectivement  3,2 millions, 3,4 millions et 2,4 millions d'euros de dommages pour préjudice moral. Des sommes qui, ajoutées aux diverses indemnités de licenciement, feraient  grimper la note à plus de 11 millions d'euros, selon les calculs de  l'hebdomadaire.
 
Les syndicats du constructeur automobile français ont déjà averti qu'il  n'est pas question que les salariés paient pour les erreurs de leur direction.  Pour la CGT, "c'est à ceux qui, de près ou de loin ont participé à ce fiasco et  non aux salariés de Renault, de payer", une position partagée par la CFE-CGC. Reste à savoir comment réagira l'Etat, premier actionnaire de Renault, représenté par deux administrateurs au conseil.

Besson évoque de "graves dysfonctionnements"

Le rapport d'audit pointe "visiblement" de "graves dysfonctionnements" au sein du management du groupe et nomme des coupables, a affirmé lundi le ministre de l'Industrie, Eric Besson, sur LCI. Interrogé sur l'identité des responsables chez Renault de ce fiasco, il a précisé que ceux-ci étaient pointés du doigt dans le rapport. "Ils sont nommés dans le rapport d'audit, ça n'est pas à moi de le révéler", a-t-il indiqué. Quant à l'éventuelle démission du PDG de Renault, Carlos Ghosn, M. Besson a estimé qu'il revenait au conseil d'administration du groupe de trancher. "Je considère que c'est au conseil d'administration de tirer les leçons", a-t-il déclaré. "Il va y avoir un conseil d'administration, et je comprends que le président de Renault veut tirer les leçons de cette affaire en proposant un certain nombre d'initiatives et de réorganisations au sein de son management", a-t-il indiqué. Cette affaire "révèle un système de management et une façon de gouverner qui ne peut plus se perpétuer", a-t-il asséné. Christine Lagarde a elle demandé "aux représentants de l'Etat au conseil d'administration de Renault de soutenir les recommandations du comité d'audit".

le 11 avril 2011 à 06:45
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1 Commentaires

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  • lroche, le 11/04/2011 à 13h02

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