L'A400M enfin sur la piste d'envol

Par TF1 News (d'après agence), le 07 avril 2011 à 14h00 , mis à jour le 07 avril 2011 à 14h31

Le contrat définitif pour le financement de l'avion de transport militaire a été signé jeudi à Séville entre les sept pays participants et le fabricant Airbus, mettant un point final à des années d'incertitudes autour de ce projet.

TF1 / LCI L'A400ML'A400M © EADS

Pour les sept pays de l'Otan impliqués - à savoir la France, l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie - l'A400M est un enjeu stratégique. Cet avion à hélices, propulsé par quatre turbopropulseurs de 11.000 chevaux (les plus puissants jamais construits en dehors de la Russie), doit remplacer les vieux transporteurs franco-allemands Transall ou américains C130. Polyvalent, il doit pouvoir, tout à la fois, assurer l'acheminement de troupes, parachutistes et matériel, sur de longues distances et à grande vitesse, tout en atterrissant sur des terrains sommaires. Séduisant sur le papier... mais les problèmes à la fois techniques et politiques, les retards croissants et les demandes de rallonge d'EADS, maison mère d'Airbus, en charge du projet, en ont fait un gouffre. Le prix du programme A400M avait été fixé en 2003 à 20 milliards d'euros pour 180 appareils. Mais le développement de l'avion a pris trois ans de retard et les coûts de dépassement seraient de plus de 5 milliards d'euros.

  • A400M : Paris signe un contrat de 8,4 milliards d'euros

    La France prendra livraison de son premier A400M début 2013, pour une commande totale de 50 appareils qui reviendront à 8,4 milliards d'euros, a indiqué vendredi le ministre de la Défense français Hervé Morin.

    Publié le 05/11/2010 A400M : Paris signe un contrat de 8,4 milliards d'euros
  • Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons

    Après leur rencontre avortée de lundi, les deux dirigeants signent une lettre commune demandant à la commission européenne "d'accélérer ses travaux" pour un "encadrement renforcé" des marchés financiers.

    Publié le 09/06/2010 Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons
  • Merkel boude Sarkozy et serre la vis en Allemagne

    La chancelière allemande a reporté in extremis une rencontre prévue lundi avec Nicolas Sarkozy pour défendre un budget 2011 enfanté dans la douleur, le plus rigoureux de l'après-guerre.

    Publié le 08/06/2010 Merkel boude Sarkozy et serre la vis en Allemagne
  • La rencontre Merkel-Sarkozy reportée d'une semaine

    Nicolas Sarkozy devait retrouver ce lundi la chancelière allemande à Berlin pour un dîner de travail portant notamment sur la coordination économique européenne. La rencontre a été annulée au dernier moment.

    Publié le 07/06/2010 La rencontre Merkel-Sarkozy reportée d'une semaine
  • Merkel-Sarkozy : le couple désuni se retrouve à Berlin

    Alors que les relations France-Allemagne sont loin d'être au beau fixe et que les rapports personnels entre leurs dirigeants sont détestables, Nicolas Sarkozy se retrouve ce lundi à Berlin pour une réunion suivie d'un dîner de travail.

    Publié le 07/06/2010 Merkel-Sarkozy : le couple désuni se retrouve à Berlin
  • Deux mois après, Sarkozy et Merkel fustigent Copenhague

    Lors du conseil des ministres franco-allemand à l'Elysée, le chef de l'Etat a pour la première fois exprimé ce jeudi son "mécontentement" sur le résultat du sommet sur le climat. Il a associé la chancelière allemande à sa déclaration.

    Publié le 04/02/2010 Deux mois après, Sarkozy et Merkel fustigent Copenhague
  • Atterrissage forcé pour l'A400M ?

    Selon le quotidien allemand Financial Times Deutschland, le patron d'Airbus, Thomas Enders, prépare l'abandon de l'avion de transport militaire.

    Publié le 05/01/2010 Atterrissage forcé pour l'A400M ?
  • L'A400M d'Airbus décolle enfin

    Le futur avion de transport des armées européennes a pris pour la première fois son envol vendredi matin en Espagne.

    Publié le 11/12/2009 L'A400M d'Airbus décolle enfin
Plus d'infos

La signature du contrat définitif pour le financement de l'A400M, ce jeudi, sur le site d'assemblage à Séville, avait donc une forte valeur de symbole. Y participaient Patrick Bellouard, directeur du consortium Occar qui regroupe les sept pays participants, et Domingo Ureña, président d'Airbus Military, la filiale militaire d'Airbus. "Aujourd'hui nous concluons un processus long et difficile" et cette signature "permet de remettre sur les rails ce projet de coopération majeur", a déclaré Patrick Bellouard après la signature. La ministre espagnole de la Défense, Carme Chacon, qui a assisté à la cérémonie, s'est félicitée que ce "projet ambitieux" se transforme enfin en "réalité". Le président d'EADS, Louis Gallois, a lui estimé dans un communiqué : "il s'agit là d'un grand pas en avant et EADS se félicite du soutien de tous les gouvernements impliqués".

170 appareils commandés

L'A400M a pourtant bien failli sombrer. Victime d'une motorisation complexe et des demandes techniques divergentes entre pays clients, il a été remis en cause à plusieurs reprises. Faisant craindre pour les 40.000 emplois européens générés (dont 12.000 en France). Mais en mars 2010, les pays clients et EADS sont parvenus à un accord de principe pour amender le contrat initial, se répartir les surcoûts et s'accorder sur un nouveau calendrier. Chaque pays devait encore ratifier cet accord et donner son feu vert final, une étape compliquée en raison du poids de la crise économique sur les budgets de la défense européens. C'est cette étape qui a été formellement franchie ce jeudi, avec l'accord final. Ces dernières semaines, les discussions avaient été menées avec la Turquie et le Royaume-Uni, qui ont fini par donner un accord formel en début de semaine.

Quelque 170 appareils sont commandés, dont 53 par l'Allemagne, qui souhaite cependant n'en conserver que 40 exemplaires pour son armée de l'air, 50 par la France et 22 par le Royaume Uni. La France sera le premier pays livré "au tournant de l'année 2012-2013", soit trois ans après la date prévue initialement (octobre 2009), a précisé jeudi Airbus. L'Allemagne et le Royaume-Uni seront servis ensuite, courant 2013. En outre, l'avion a été vendu à la Malaisie à quatre exemplaires, ce qui porte à 174 le total des commandes fermes jusqu'à présent.

Airbus livrera son A320 NEO plus tôt que prévu

Airbus accélère la mise en service de son moyen-courrier A320 NEO, dont le développement industriel va démarrer avec les réacteurs de Pratt & Whitney, alors que son grand rival américain Boeing n'a toujours pas tranché l'avenir de son 737. "La demande exceptionnelle sur le marché pour les appareils de la famille A320 NEO (...) nous a encouragés à avancer la date de mise en ligne de cet appareil à octobre 2015", a annoncé mercredi le directeur commercial d'Airbus, John Leahy. Airbus avait décidé en décembre de lancer son projet A320 NEO, destiné à offrir en option de nouveaux réacteurs promettant de réduire jusqu'à 15% la consommation de carburant sur la famille A320 ; il avait alors estimé que les premiers appareils seraient livrés à partir du printemps 2016 après avoir évoqué, dans son projet initial, l'horizon 2015.

Par TF1 News (d'après agence) le 07 avril 2011 à 14:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • baronvert, le 07/04/2011 à 16h21

    Bonne nouvelle.

  • slave70, le 07/04/2011 à 15h47

    L'aviation militaire deviendra toute puissante, d'elle dépendra l'avenir des nations (Clément ADER).

  • giromaxi, le 07/04/2011 à 14h58

    C'est une excellente nouvelle pour l'industrie aéronautique et pour notre armée !..

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience