L'AGV, le train du futur. © TF1/LCIEn plein salon aéronautique du Bourget, un constructeur ferroviaire veut quand même faire parler de lui. Alstom travaille à l'élaboration d'un nouveau modèle de train à grande vitesse, l'AGV II, qui pourrait rouler, dans le cadre de son exploitation commerciale, à une vitesse maximale de 380 à 400 km/h.
Selon le quotidien Les Echos, qui révèle l'information dans son édition à paraître mardi, le groupe français annonce ce projet en raison de ses récentes déconvenues. Le groupe a présenté en 2008 l'AGV (automotrice à grande vitesse) mais ce nouveau modèle n'a pour l'instant été commandé qu'à 25 exemplaires par l'opérateur privé italien NTV. Et l'an dernier, Alstom a perdu le contrat des nouvelles motrices d'Eurostar, l'opérateur du tunnel sous la Manche, que celui-ci a attribué à son concurrent allemand Siemens. "Après l'échec de l'Eurostar, Alstom vise à élargir sa gamme de TGV pour les appels d'offres internationaux, alors que la concurrence n'a jamais été aussi vive", explique le quotidien économique.
L'AGV II pourra atteindre une vitesse de 380 à 400 kilomètres par heure, précise le journal, qui a consulté la copie d'une plaquette de présentation. Le premier modèle de l'AGV dévoilé début 2008 est conçu pour rouler à 350, 360 km/h. "En tant que leader du transport à grande vitesse, ce n'est pas un secret qu'on travaille sur d'autres pistes (que l'AGV actuel, ndlr)", a commenté sans plus de détail un porte-parole d'Alstom Transport interrogé lundi soir. Selon Les Echos, la rame du futur AGV II serait disponible en plusieurs versions, avec un ou deux niveaux, pour le fret (transport de marchandises), ou pour les lignes de moyenne distance (Intercités), grâce à une meilleure accélération.
Outre Alstom, le marché des trains ultra rapides est dominé par l'ICE de l'allemand Siemens ou le Shinkansen des japonais Kawasaki, Hitachi et Nippon Sharyo, tandis que le canadien Bombardier est en train de concocter le sien.
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