- "Atomic Anne" débarquée - 02 min 01 s
Ces mystérieux pirates qui espionnaient le réseau d'Areva
Le groupe nucléaire a découvert des intrusions dans son réseau informatique. Il a fait appel à des experts de l'Etat pour renforcer sa sécurité. Selon L'Expansion, cette attaque pourrait avoir une "origine asiatique". Plus grave : ces intrusions "dureraient depuis deux ans".
Publié le 30/09/2011
Lauvergeon recevra bien ses indemnités
La présidente du directoire d'Areva, dont le mandat expire fin juin, "se verra accorder le bénéfice de l'indemnité prévue" à la fin de son mandat a indiqué mardi le groupe, démentant des informations contraires. Anne Lauvergeon pourrait recevoir environ 1,5 million d'euros d'indemnités.
Publié le 22/06/2011
Areva: Lauvergeon aurait refusé une prime proposée par Sarkozy
Anne Lauvergeon, dont le mandat à la tête du groupe Areva expire fin juin, aurait refusé une indemnité de départ lors de son entretien lundi avec le chef de l'Etat, écrit mardi le site internet de Challenges. Un point sur lequel le groupe nucléaire public n'a pas souhaité communiquer.
Publié le 21/06/2011
Areva: Anne Lauvergeon a "envie de continuer"
La présidente d'Areva, dont le mandat expire en juin et qui est sous la pression de l'Elysée, affirme avoir "envie de continuer" à diriger le groupe nucléaire public dans une interview au quotidien régional Le Progrès à paraître mardi.
Publié le 17/01/2011
Vers un rapprochement stratégique pour EDF et Areva ?
Les deux groupes travaillent actuellement à un rapprochement stratégique et "ont constitué six groupes de travail", assure Le Figaro dans les pages économiques de son édition de lundi.
Publié le 26/09/2010
Ces boues radioactives qui embarrassent Areva
Une association du Limousin poursuit Areva pour stockage illégal de boues radioactives : elle dénonce "une infraction au code de l'environnement" et "l'absence de déclaration ou autorisation auprès de l'autorité de sûreté nucléaire". Selon elle, le groupe "joue la politique du fait accompli".
Publié le 24/05/2011
Sarkozy verra Lauvergeon lundi
La principale intéressée, Anne Lauvergeon, a souhaité que la transition avec Luc Oursel "se fasse dans les meilleures conditions". Quant à Nicolas Sarkozy, tout en disant ne pas vouloir trop commenter cette décision avant d'avoir reçu Anne Lauvergeon lundi, il a expliqué que "la crédibilité du nucléaire français ne se réduit pas à l'action d'une personne"... en prenant l'exemple des groupes de presse (voir la vidéo > Areva : Sarkozy verra Lauvergeon lundi).
Besson : "pas de changement d'orientation stratégique"
Pour Eric Besson également, le départ d'Anne Lauvergeon ne constitue "pas un changement d'orientation stratégique" pour le groupe nucléaire. "Nous allons au contraire demander à Luc Oursel de poursuivre dans les différentes options stratégiques même s'il y aura évidemment un certain nombre d'inflexions liées à l'activité industrielle d'Areva et au nouveau contexte international", a indiqué le ministre. Soulignant qu'Anne Lauvergeon avait "un bon bilan", Eric Besson a estimé qu'il n'était "pas illogique, pas choquant qu'au bout de 10 ans à la tête d'une entreprise publique, il puisse y avoir un renouvellement de la présidence".
"Ca n'est pas un limogeage", défend Jacob
Le patron des députés UMP Christian Jacob a lui aussi affirmé que le départ d'Anne Lauvergeon ne constituait "pas un limogeage", "c'est la fin de deux mandats", et a souligné que l'Etat actionnaire avait privilégié la continuité puisque "le numéro deux va prendre le relais". Pour l'ancien ministre, "il est normal que sur le nucléaire, dans le mode de fonctionnement d'Areva, que l'Etat ait son mot à dire. C'est le contraire qui serait un comble". "Je pense que ça n'est pas une surprise, ni un scoop (...). Au terme de ses deux mandats, son renouvellement s'annonçait comme quelque chose de très probable, voilà, on y arrive", a-t-il poursuivi.
Royal regrette le départ d'"une femme exceptionnelle"
La candidate à la primaire socialiste pour 2012 a au contraire qualifié le départ d'Anne Lauvergeon de "limogeage". Elle a espéré qu'il n'était "pas dû à son esprit d'indépendance". "Je le regrette beaucoup parce que c'est une femme exceptionnelle, que je connais bien, puisque j'ai travaillé avec elle à la présidence de la République, au secrétariat général de l'Elysée, près de François Mitterrand". "J'espère que ce limogeage n'est pas dû à son esprit d'indépendance", a relevé Ségolène Royal.
Le Guen : Sarkozy "recommence à se croire tout permis"
Le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen a lui aussi vivement déploré le remplacement d'Anne Lauvergeon, estimant que Nicolas Sarkozy, avec qui la dirigeante avait des rapports "tendus", recommençait "depuis un mois à se croire tout permis, y compris d'écarter des gens qui n'ont le défaut que de défendre une conception indépendante de la gestion d'une entreprise de l'Etat". Elle "a refusé en son temps la mainmise d'un groupe privé sur le nucléaire français, à savoir la montée de Bouygues dans Areva. C'est pour ça qu'elle a eu, depuis longtemps, des rapports qui étaient tendus avec le président de la République", a affirmé sur Jean-Marie Le Guen. "Mais celui-ci n'avait pas la possibilité de la mettre dehors il y a encore un mois", a-t-il poursuivi évoquant le "prestige", le "charisme" de la dirigeante ainsi que "la manière dont elle était identifiée à son entreprise et ce que ça représente".
Le député strauss-kahnien a alors jugé que le départ d'Anne Lauvergeon avait finalement été rendu possible pour l'Elysée par la nouvelle donne politique, née de la "mise à l'écart de Dominique Strauss-Kahn". Jean-Marie Le Guen a par ailleurs jugé qu'il aurait été "de bonne pratique, inscrite en quelque sorte dans le discours officielle de Nicolas Sarkozy", que l'opposition soit consultée sur le sujet.
Cela illustre la "crise" de la filière nucléaire, pour les ONG
Le départ annoncé d'Anne Lauvergeon "illustre la crise morale dans laquelle la filière nucléaire s'enferre", a estimé le réseau Sortir du nucléaire. "Lauvergeon part, les problèmes de la filière nucléaire restent", affirme un communiqué du réseau, pour qui "les casseroles s'accumulent". Il cite à cet égard le "cuisant échec de l'industriel français à Abou Dhabi, le naufrage financier des chantiers EPR en Finlande et à Flamanville, les effets d'annonce opportunistes depuis la catastrophe de Fukushima". "Anne Lauvergeon laisse derrière elle un bilan désastreux", estime encore Sortir du nucléaire. "La technologie EPR, dont elle s'est faite le chantre obstiné, est aujourd'hui une faillite technologique, industrielle et commerciale manifeste". Le réseau voit dans le remplacement d'Anne Lauvergeon par Luc Oursel "un jeu de chaises musicales" et regrette que la France "s'égare dans une posture énergétique dépassée et contre-performante en termes économiques et environnementaux à l'heure où, résolument tournés vers l'avenir, ses voisins européens choisissent la sortie du nucléaire".
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