PSA n'apporte pas d'engagement sur l'avenir du site d'Aulnay

Par S.O. avec agence, le 23 juin 2011 à 19h29 , mis à jour le 23 juin 2011 à 19h53

La direction de PSA Peugeot Citroën n'a pas apporté jeudi d'engagement sur l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois aux syndicats, contrairement à ce que réclamaient les représentants du site, à l'issue d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

PSA : les salariés de Sevelnord, entre doutes et inquiétudesUsine PSA de Sevelnord © LCI

Déception pour les syndicats présents lors du comité central d'entreprise de PSA jeudi. La direction n'a pas voulu s'engager par écrit sur l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois. "Nous ne faisons jamais de promesses irresponsables", a déclaré le directeur industriel du groupe Denis Martin à l'issue d'une réunion de plus de trois heures. Il s'est contenté de dire que les discussions avec les syndicats avaient porté sur les questions de compétitivité pour la production de petites voitures en Europe de l'Ouest. C'est le cas d'Aulnay en Seine-Saint-Denis qui produit la Citroën C3. Un document interne de PSA, révélé par la CGT, envisageait la fermeture de ce site courant 2014 et remettait en cause l'avenir de Sevelnord, près de Valenciennes, dans le Nord, et de Madrid.
  • A petits pas vers un mariage PSA-General Motors ?

    Le numéro un français de l'automobile, qui a vu ses ventes reculer en 2011, est en quête d'un partenaire. Il avait échoué il y a deux ans avec Mitsubishi. Réussirait-il avec le géant GM ? PSA pourrait y trouver un second souffle pour se développer à l'international. Mais rien n'est fait.

    Publié le 22/02/2012 A petits pas vers un mariage PSA-General Motors ?
  • PSA : les syndicats appellent Sarkozy et Hollande à l'aide

    Alors qu'un comité central d'entreprise est prévu jeudi matin au siège de PSA, les syndicats liront une lettre adressée au président de la République pour demander des garanties sur l'avenir du site d'Aulnay, l'un des trois plus touchés par les suppressions d'emplois.

    Publié le 15/12/2011 PSA : les syndicats appellent Sarkozy et Hollande à l'aide
  • Menaces sur l'emploi chez PSA : la mise au point de Fillon

    Après les accusations de la CGT, qui, s'appuyant sur un document interne, affirme que plus de 6000 emplois sont menacés au sein du groupe, François Fillon souligne que les entreprises automobiles "sont redevables à la nation, qui les a aidées". Tout en se disant "rassuré" par le patron de PSA.

    Publié le 10/06/2011 Menaces sur l'emploi chez PSA : la mise au point de Fillon
  • PSA : la CGT vent debout contre un "plan scandaleux"

    Deux sites de PSA employant 6200 personnes, dont celui d'Aulnay-sous-Bois, sont-ils menacés de fermeture d'ici 2014 ? La CGT l'affirme, citant un document interne. Pour la direction, ce projet n'est "pas d'actualité". Une rencontre entre Eric Besson et le président du directoire de PSA est annoncée.

    Publié le 09/06/2011 PSA : la CGT vent debout contre un "plan scandaleux"
  • PSA refuse de s'engager sur un calendrier pour Aulnay, déplore la CGT

    A l'issue du comité d'entreprise extraordinaire, Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT, a indiqué que la direction d'Aulnay "refuse de s'engager par écrit pour confirmer un nouveau véhicule sur le site, la seule façon de le faire vivre". Il a rappelé les engagements du groupe devant l'Etat à ne pas fermer le site au moment de la réception des aides.

    Publié le 23/06/2011 PSA refuse de s'engager sur un calendrier pour Aulnay, déplore la CGT
Plus d'infos

 
Aulnay emploie actuellement 3.600 salariés (hors intérimaires), Sevelnord 2.600 et Madrid 2.550. C'est la publication de cette note qui a débouché sur la convocation de ce CCE, qui a essentiellement porté sur le sort d'Aulnay. "La direction refuse pour l'instant de faire des engagements par écrit", a déploré Jean-Pierre Mercier de la CGT. "Nous le prenons comme un aveu" du plan de fermeture, a-t-il poursuivi.
 
La CGT en appelle au gouvernement
 
Les syndicats d'Aulnay (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, SIA, Sud) ont demandé lors du CCE à la direction de "s'engager à maintenir la fabrication de la Citroën C3 à Aulnay avec un plan de charge équivalent au moins jusqu'en décembre 2016" et "d'attribuer la fabrication de futurs modèles à Aulnay" après la fin de vie de la C3, vers 2016.
 
Le délégué CGT Pierre Mercier en a aussi appelé à l'Etat, qui a soutenu financièrement PSA et son concurrent Renault pendant la crise. "Est-ce que le gouvernement va être complice de cette fermeture d'usine ?", s'est-il interrogé. La CFDT a aussi réclamé "l'attribution d'un nouveau projet viable sur l'usine d'Aulnay" dans un communiqué. Quant à la CFTC, elle craint que le groupe ne favorise la production de petites voitures "dans des pays qui ont un coût de main d'oeuvre horaire plus favorable qu'en France".
 
Les syndicats n'ont pas réussi à se mettre d'accord au plan national pour soutenir la motion votée par les représentants syndicaux d'Aulnay. La CGT, le syndicat maison SIA et la CFDT ont voté pour, les autres se sont abstenus. Le prochain rendez-vous entre direction et syndicats sur le sujet est fixé à fin juillet, lorsque se tiendra une réunion du comité paritaire stratégique.

Par S.O. avec agence le 23 juin 2011 à 19:29
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

5 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • henri_bambelle, le 24/06/2011 à 14h00

    Si PSA veut construire des voitures pour les vendre, il faudra les fabriquer dans un pays où la main d'oeuvre est qualifiée et à coût raisonnable. C'est triste mais c'est ainsi.

  • moicontribuable, le 24/06/2011 à 13h14

    Le pire c'est que les gens comme nous qui ne soutenons pas ces fenaiants devont aussi payer au final le resultas de leur comportement.

  • l_ogre, le 24/06/2011 à 11h16

    A force de réclamer toujours plus, les salariés francais se retrouvent beaucoup plus chers que les autres. Alors avec des clients qui veulent des voutures au prix le plus bas le choix est vite fait. D'un coté des ouvriers qui leurs coutent une fortune (quand ils ne sont pas en greve, en RTT, ou en arret maladie de complaisance), de l'autre des ouvriers qui coutent bien moins, travaillent plus.

  • sambrest, le 24/06/2011 à 09h57

    En clair et en trois mots : ça va fermer.

  • chocojm, le 24/06/2011 à 06h31

    CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, SIA, Sud !!! ça en fait du monde tout ça, impressionnant.

Lire tous les commentaires

      logAudience