Le premier constructeur d'automobiles nippon, Toyota, a annoncé mardi qu'il allait embaucher de 3.000 à 4.000 ouvriers sous contrat temporaire au Japon, à partir de juillet, afin de rattraper le retard de production entraîné par le séisme du 11 mars. Ces ouvriers seront affectés à la production de pièces détachées ou à l'assemblage des véhicules. Il s'agit des premières embauches de ce type réalisées par Toyota depuis décembre 2009.
Les deux principaux concurrents japonais du groupe ont également annoncé l'engagement au Japon de travailleurs sous contrat à durée déterminée pour combler leur retard: Honda va prochainement recruter 1.000 personnes et Nissan 200 ouvriers. Comme celle de ses concurrents nippons, la production de Toyota au Japon et à l'étranger a été fortement ralentie après le séisme et le tsunami géant qui ont endommagé ou détruit de nombreuses usines de fournisseurs de l'industrie automobile dans le Tohoku.
Accélération des cadences
L'approvisionnement en pièces détachées a toutefois repris depuis et les chaînes d'assemblage du constructeur ont tourné, en juin, à environ 90% de leur capacité au Japon et entre 70% et 100% à l'étranger, selon Toyota, qui prévoit un retour à la normale de sa production à partir de novembre. Le groupe prévoit que ces perturbations vont réduire sa production de quelque 450.000 véhicules lors de l'année budgétaire d'avril 2011 à mars 2012, amputant son bénéfice d'exploitation de 360 milliards de yens (3,1 milliards d'euros, au taux de change retenu en moyenne par Toyota pour l'ensemble de l'année).
L'accélération des cadences à partir de la fin d'année devrait toutefois permettre au constructeur de sortir de ses chaînes d'assemblage davantage de véhicules de marque Toyota et Lexus dans le monde que l'an passé (7,390 millions pour l'exercice 2011-2012 contre 7,342 millions lors de l'année précédente). Toyota s'attend sur le plan financier à un premier semestre particulièrement difficile en raison de la catastrophe au Japon mais aussi de restrictions d'électricité prévues cet été dans l'archipel à cause de l'arrêt de nombreux réacteurs nucléaires. Sur l'ensemble de l'exercice 2011-2012, le groupe s'attend à dégager un bénéfice net en baisse de 31%.
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