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Anne Lauvergeon au Japon : partie pour rester ?

Edité par
le 30 mars 2011 à 16h00 , mis à jour le 30 mars 2011 à 16h05.
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3min
Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, sur le site de la centrale nucléaire Socatri (18 juillet 2008)

Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, sur le site de la centrale nucléaire Socatri (18 juillet 2008) / Crédits : TF1/LCI

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EntreprisesLa présidente du groupe nucléaire Areva est arrivée mercredi au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima. Longtemps sur la sellette, sa reconduction à la tête d'Areva serait désormais quasi acquise.

Anne Lauvergeon, présidente du directoire est arrivée au Japon mercredi avec trois experts pour évaluer l'aide que le groupe français pourrait apporter à Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima  en proie à une catastrophe majeure. Un voyage qui fait figure d'aubaine pour Anne Lauvergeon qui pourrait finalement sauver sa place à la tête d'Areva, en partie "grâce" au drame qui s'est produit dans la centrale japonaise.
 
Selon une porte-parole du groupe nucléaire, cette visite a pour but "d'analyser l'aide susceptible d'être apportée à Tepco dans le cadre de la gestion de crise à la centrale de Fukushima". Les experts sont spécialisés dans la décontamination des effluents radioactifs et la gestion des piscines d'entreposage des combustibles usés. La délégation d'Areva devait aussi être reçue au Miti, le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie et rencontrera le numéro 2 de Tepco. Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, avait annoncé lundi que Tepco avait demandé l'appui des "industriels français" : EDF, Areva et le Commissariat à l'énergie atomique.
 
Mais au-delà de l'aide susceptible d'être apportée, Anne Lauvergeon, dont le mandat expire en juin, pourrait voir dans ce voyage une planche de salut pour son propre cas, alors qu'elle était encore récemment sur la sellette. Ainsi, sa reconduction, à la tête du groupe nucléaire public Areva est quasi acquise, a affirmé mardi la radio BFM Business, au lendemain de la tenue d'un conseil de surveillance de l'entreprise. L'actuelle patronne d'Areva se verra toutefois adjoindre un numéro 2 "compatible" avec l'autre grand groupe nucléaire français, EDF, afin que la filière nucléaire française ne parle que d'une seule voix, précise la radio.

Repêchage in extremis
 
Citant plusieurs sources proches de l'Elysée et des pouvoirs publics, BFM Business affirme que Anne Lauvergeon, dont les relations difficiles avec l'Elysée sont de notoriété publique, doit ce repêchage in extremis à la crise provoquée par la catastrophe japonaise de Fukushima, à sa parfaite connaissance des dossiers et au fait qu'elle ait "mis de l'eau dans son vin". Dans la situation présente, il n'est pas question de mettre un néophyte à la tête du grand groupe nucléaire public, précisent ces sources.  Le ministre de l'Industrie Eric Besson avait estimé il y a dix jours que cette reconduction était un scénario "envisageable".
 
Le deuxième mandat d'Anne Lauvergeon, 51 ans, qui préside Areva depuis 11 ans, prend fin en juin. Sa succession fait l'objet de rumeurs récurrentes, en raison de ses relations tumultueuses avec le président Nicolas Sarkozy, qui selon la presse, aurait envisagé de ne pas la reconduire. La plus grosse partie du capital d'Areva est détenue par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), qui en contrôle 73%. Les autres actionnaires sont l'Etat français (10,2%), le Koweït (4,8%), la Caisse des dépôts (3,3%) et EDF notamment (2,2%).
  

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