3,1 millions d'euros. C'est la somme que prévoit de verser à l'armée G4S. L'entreprise de sécurité avait annoncé peu avant les Jeux qu'elle n'était pas en mesure de fournir la totalité des 10.400 gardes privés prévus dans son contrat.
L'Etat avait dû venir une première fois à la rescousse le 12 juillet en mobilisant en catastrophe 3.500 soldats supplémentaires. Il avait encore déployé 1.200 soldats en urgence quelques jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux, le 27 juillet.
Mea culpa
Le don de G4S constituera "dans une certaine mesure une reconnaissance des inconvénients et du fardeau supplémentaire" imposés aux forces armées, a souligné le ministre de la Défense Philip Hammond.
Il servira à financer divers équipements, dont des installations sportives, et des associations qui ont soutenu des militaires ayant participé aux JO, comme le capitaine Heather Stanning et le Lieutenant Pete Reed, médailles d'or en aviron.
Le gouvernement avait prévu un dispositif de sécurité exceptionnel pour les Jeux, avec le déploiement de 40.000 hommes, dont plus de 18.000 militaires, des missiles sur les toits, des avions de chasse en alerte, un espace aérien contrôlé par l'armée et un porte-hélicoptères sur la Tamise. Mais aucun incident n'est venu troubler leur déroulement.
G4S, une entreprise de services cotée à Londres (666.000 salariés), a promis de prendre en charge le surcoût lié au déploiement de ces troupes supplémentaires. Ses pertes pourraient, selon ses estimations, atteindre entre 35 et 50 millions de livres (44 à 63 millions d'euros) pour avoir failli à ses obligations dans le cadre de ce contrat de 284 millions de livres au total.










