Le rapport mené sous la houlette de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET), indique que le site intégré (filière chaude et froide), est "viable, fiable et rentable" et nécessite un investissement de 400 à 500 millions d'euros, ont indiqué les syndicalistes de Florange à l'issue de la rencontre de plus de trois heures avec Arnaud Montebourg.
La mission a examiné "les évolutions du marché de l'acier en France et en Europe, puis a dégagé les pistes permettant d'assurer un avenir industriel et économique pérenne au site sidérurgique de Florange", a indiqué le ministère dans un communiqué.
Les syndicats de Florange ont été invités à Bercy à prendre connaissance de son rapport, lequel, selon le ministère, "met en évidence les atouts du site intégré de Florange, idéalement localisé par rapport à ses grands clients, notamment automobiles, et qui se distingue par la technicité des aciers à haute valeur ajoutée produits par ses chaînes à froid, fruits des innovations du centre de recherche et développement voisin de Maizières-lès-Metz".
Proximité des clients
Les syndicats se sont réjouis de cet accent mis sur les "atouts" du site et notamment "la proximité avec les clients, la qualité de nos produits", comme l'a relevé Edouard Martin (CFDT).
Ce dernier s'est dit "satisfait" car avec la multiplication des plans sociaux, il "craignait un essoufflement du gouvernement sur le dossier". M. Montebourg a évoqué divers scénarios selon les syndicats, dont celui d'un repreneur du site dans l'éventualité où Mittal délaisserait le site lorrain. Plusieurs repreneurs potentiels se sont déjà manifestés, selon les syndicats.
La filière liquide de Florange (2.500 salariés permanents) tourne au ralenti depuis des mois et son avenir est très incertain, ArcelorMittal ayant décidé de prolonger l'arrêt des deux hauts fournaux jusqu'à la fin de l'année en raison de la faible demande d'acier.







