Les hommes qui s'en vaporisent sur les aisselles étaient assurés, selon la publicité, d'attirer des femmes en bikini. Les premières informations ne disent pas encore si l'effet sera identique pour les shampoings, mais Axe s'apprête à lancer "Axe Hair". Unilever France, qui commercialise des produits cosmétiques et alimentaires, veut faire du secteur des produits capillaires "un axe de développement important" de sa branche de soins de la personne. Branche qui connaît "une bonne dynamique", a déclaré jeudi le président d'Unilever France, Bruno Witvoet.
"On entre sur un nouveau marché" en lançant une gamme de shampooings et gels coiffants pour homme, a-t-il expliqué, lors de la présentation à la presse de ces produits sous la marque Axe Hair. Unilever revendique la place de leader français pour les gels douche et déodorants pour homme, avec environ 25% de part de marché. Mais le groupe est encore "un acteur très modeste" sur les produits capillaires (avec ses marques Dove et Timotei), un secteur où L'Oréal et Procter & Gamble occupent les premières places. "Notre objectif n'est pas simplement de prendre de la part de marché, mais aussi d'essayer de développer le marché" en s'adressant à la clientèle des jeunes gens dans la tranche 15-25 ans où "il y a un marché à créer", a dit le président d'Unilever France.
Déjà présent en Amérique du Nord
Lancés en Amérique du Nord en 2009, les produits Axe Hair vont maintenant être diffusés dans la majorité de l'Europe, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Les shampooings de la marque seront produits à l'usine Unilever de Compiègne (Oise) qui fabrique aussi des dentifrices.
Plus globalement, Unilever France veut "accélérer la croissance" sur les branches soins de la personne et "rafraichissements" (glaces, thé), sans négliger ses autres domaines (alimentation et produits d'entretien), a dit M. Witvoet. "Cette stratégie a commencé en 2010, on l'a accélérée en 2011 avec de bons résultats et on va continuer en 2012", a-t-il dit. La branche cosmétique représente entre 25 et 30% du chiffre d'affaires d'Unilever en France, qui s'élève à 2,5 milliards d'euros.
Interrogé par ailleurs sur le dossier du site Fralib (thé Lipton et infusions Elephant) de Gémenos (Bouches-du-Rhône) qu'Unilever veut fermer, M. Witvoet a indiqué qu'une nouvelle réunion du comité d'entreprise aurait lieu en février, selon la procédure en cours. La direction du site a présenté en janvier au comité d'entreprise un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi, dont une première version avait été annulée par la justice en novembre.
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