L'annonce de latribune.fr a été suivie d'un double démenti, de la part de PSA tout d'abord, de la part de Bercy ensuite. Vendredi matin, le site internet d'informations économiques, citant Philippe Bonnin, homme politique influent et fin connaisseur de l'industrie automobile, assurait que Philippe Varin s'apprêtait à demander un prêt à l'Etat. Il affirmait en substance que le président du constructeur automobile, qui a annoncé vendredi matin une chute de ses ventes mondiales de 13% au premier semestre, ne pourrait plus faire face seul à la crise qui frappe son entreprise. Latribune.fr évoquait même deux solutions possibles : un prêt de l'Etat sous conditions (avec notamment des exigences en matière sociale, alors que l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois est incertain) ou un prêt participatif, l'Etat entrant alors au capital de PSA.
Premier à réagir, le groupe PSA a assuré dès vendredi matin que "le groupe PSA et Philippe Varin n'ont pas demandé de prêt à l'Etat". Une première réaction suivie dans l'après-midi d'un communiqué des ministres de l'Economie, Pierre Moscovici, et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, assurant que le gouvernement n'avait pas, pour l'heure, été sollicité par le groupe automobile PSA Peugeot Citroën pour obtenir une éventuelle aide financière.
A l'heure actuelle, le capital de PSA est contrôlé majoritairement par la famille Peugeot, tandis que le fabricant automobile américain General Motors en détient 7% depuis qu'il a conclu une alliance avec le groupe français. Mais PSA est dans une situation difficile et multiplie les mesures d'économie. Après avoir lancé en 2009 un "plan de performance" qui doit lui permettre d'épargner 3,7 milliards d'euros en tout, il avait présenté en octobre dernier un paquet supplémentaire de 800 millions pour 2012, et un nouveau plan est déjà prévu. Un comité central d'entreprise extraordinaire doit se tenir le 12 juillet pour informer les représentants syndicaux de "la situation économique du groupe". Avec, notamment, des inquiétudes sur le site d'Aulnay, de plus en plus menacé de fermeture.
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