Le site Petroplus de Petit-Couronne © LCILe raffineur suisse Petroplus, qui a perdu 415 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de son exercice 2011, a annoncé ces derniers jours la mise à l'arrêt de trois de ses cinq raffineries : à Petit-Couronne, en Seine-Maritime ; à Anvers, en Belgique ; à Cressier, en Suisse. Petroplus ne peut plus acheter de brut depuis que ses banques ont bloqué le mois dernier des lignes de crédit d'un montant d'un milliard de dollars environ. Ce qui suscite des inquiétudes croissantes sur le site de Petit-Couronne, où les salariés, résolus à faire de leur situation un point de débat de la campagne électorale, ont multiplié les invitations de candidats à la présidentielle, incités à venir s'expliquer dans les locaux de la raffinerie sur leur programme économique.
Petroplus Petit-Couronne : nouveau report du dépôt des offres de reprise
Les trois candidats à la reprise de Petroplus Petit-couronne ont obtenu un délai d'un mois pour boucler leurs dossiers, a annoncé vendredi la direction de l'entreprise. C'est la seconde fois que la date-butoir, fixée initialement à la mi-mars, est repoussée.
Publié le 27/04/2012
Droite et gauche votent ensemble la "loi Petroplus"
L'Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi, avec le soutien du PS, un texte UMP destiné à empêcher le détournement d'actifs d'une entreprise défaillante et visant explicitement Petroplus. Le PS a en revanche tenté en vain de faire passer ses propres propositions ciblant ArcelorMittal.
Publié le 29/02/2012
Sarkozy-Hollande, duel sur le terrain de l'emploi
Alors que le président était aux côtés des salariés de Petroplus à Petit-Couronne, vendredi, le candidat socialiste se déplaçait à Florange pour rencontrer les ouvriers d'ArcelorMittal. Deux symboles des problèmes de l'industrie française devenus des outils de campagne.
Publié le 24/02/2012
Petroplus : "c'est signé avec Shell" selon Sarkozy
Le président a annoncé, vendredi, aux salariés de la raffinerie de Petit-Couronne que l'activité allait reprendre "pour six mois" grâce au géant pétrolier. "Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie mais c'est signé", a-t-il déclaré. La reprise est prévue "courant mai", a expliqué Petroplus.
Publié le 24/02/2012
Un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne ?
L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise sous conditions de la raffinerie du groupe Petroplus.
Publié le 27/01/2012
Un repreneur possible pour Petit-Couronne ?
Eric Besson veut rassurer les salariés de la raffinerie victime des déboires de Petroplus : il affirme que les salaires de janvier seront versés. Et il fait part des "soupçons" du gouvernement "sur les conditions de cette faillite". Les syndicats évoquent un repreneur possible, le groupe Klesch.
Publié le 27/01/2012
Petroplus Petit-Couronne: enquête préliminaire ouverte pour faillite frauduleuse
La justice française se penche sur un élément troublant : le compte bancaire de Petroplus France aurait été amputé d'une centaine de millions d'euros, alors que la raffinerie a été placée en redressement judiciaire pour six mois. Le groupe dément tout comportement frauduleux.
Publié le 26/01/2012
Petit-Couronne en redressement judiciaire, Baroin veut préserver le site
Le groupe suisse de raffinage a annoncé mardi qu'il se dirigeait vers la faillite faute d'un accord avec ses banques. Sa filiale française, basée à Petit-Couronne, a déposé son bilan et a été placée en redressement judiciaire.
Publié le 25/01/2012
Hollande à Petit-Couronne : "Où est l'Etat" ?
Alors que le PDG du groupe Petroplus, en grande difficulté et à sec de crédit, était reçu à Matignon, François Hollande, depuis la raffinerie de Petit-Couronne, a dénoncé l'inaction de l'Etat dans ce dossier : "C'est un enjeu local mais c'est aussi une responsabilité nationale".
Publié le 05/01/2012
Petroplus dans la tourmente : inquiétudes sur le site normand
Le groupe suisse de raffinage de pétrole Petroplus connait de graves difficultés financières. Le raffineur pourrait se séparer d'une ou de plusieurs de ses 5 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, près de Rouen. Les 550 employés du site ne savent pas s'ils toucheront leur salaire de décembre.
Publié le 29/12/2011
Le groupe Petroplus, pour sa part, continue de négocier avec les banques et a annoncé mercredi avoir trouvé un accord temporaire avec ses créanciers, qui lui permettra de continuer à faire fonctionner certaines de ses activités et de payer des factures, avec un possible accord définitif d'ici la fin du mois. "Cet accord est conçu pour fournir les ressources financières nécessaires à certaines dépenses vitales", a précisé le groupe dans un communiqué. Il permettra également aux parties de négocier un "amendement au Credit Revolving Facility qui devrait être complété durant la deuxième moitié de janvier 2012". Le groupe suisse a annoncé par ailleurs qu'il est en négociation avec "une tierce partie concernant l'alimentation en pétrole brut et en matières premières pour les raffineries de Coryton et Ingolstadt".
Besson veut "faire le point"
Quid de Petit-Couronne ? Les salariés de la raffinerie de Seine-Maritime ont le sentiment d'être oubliés dans l'affaire. Si Petroplus a bien fait mention, dans son communiqué, de ses trois autres raffineries à l'arrêt, il indique seulement que "les raffineries de Petit-Couronne et d'Anvers ont été arrêtées en toute sécurité" et que "la raffinerie de Cressier devrait manquer de stocks de pétrole brut et commencer à être arrêtée la semaine prochaine".
Aussi le ministre de l'Industrie a-t-il annoncé ce jeudi son intention de monter au créneau. Eric Besson s'est dit "choqué" par le "silence" de Petroplus sur l'avenir de certaines de ses raffineries. Il a dénoncé également une "annonce qui n'a fait l'objet d'aucune information préalable auprès des salariés des raffineries concernées". Et il recevra jeudi après-midi Jean-Paul Vettier, PDG de Petroplus, "afin de faire le point sur les responsabilités du groupe Petroplus concernant l'avenir de la raffinerie de Petit-Couronne et de ses salariés". Une réunion avec les industriels du raffinage, de la logistique et de la distribution des produits pétroliers est également prévue vendredi, "afin de mobiliser l'ensemble de la filière".
Le cas de la raffinerie de Petit-Couronne, qui compte 550 salariés, est d'autant plus douloureux que le site n'en est pas à sa première bourrasque en matière économique et sociale. Il avait été racheté en 2008 au groupe Shell que les syndicats jugent responsable de la situation actuelle. Le gouvernement français a déclaré la semaine dernière qu'il allait proposer son appui, "sous des formes diverses", pour la sauvegarde de la raffinerie française menacée de fermeture.
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Petroplus Petit-Couronne : nouveau report du dépôt des offres de reprise
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