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Charles Doux accepte de céder la majorité de Doux à la Barclays


le 25 juillet 2012 à 20h29 , mis à jour le 25 juillet 2012 à 23h06.
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Doux, groupe numéro 1 de la volaille

Doux, groupe numéro 1 de la volaille / Crédits : TF1/LCI

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EntreprisesCharles Doux, PDG du groupe volailler Doux, en redressement judiciaire depuis juin, va accepter de céder la majorité du groupe Doux à la banque Barclays dans le cadre du plan de continuation qu'il doit présenter aux syndicats jeudi, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable de la CGT de Doux.

"La Barclays va prendre 80% du capital de Doux", a déclaré à l'AFP le délégué central syndical CGT Raymond Gouiffès, à l'issue d'une réunion préparatoire à la veille d'un comité central d'entreprise (CCE) décisif pour l'avenir du groupe volailler breton.

Le responsable syndical, qui a affirmé tenir l'information du cabinet Syndex qui conseille les syndicats représentés au CCE, a estimé que Charles Doux "faisait marche arrière pour revenir au point de départ". "La Barclays détiendrait 80% des parts et Doux 20% (en reprenant les dettes du volailler), exactement l'inverse d'aujourd'hui", a poursuivi M. Gouiffès en estimant préférable l'entrée au capital de "plusieurs banques nationales plutôt qu'une" seule. Outre Barclays, le groupe saoudien Al Munajem, un des principaux importateurs des poulets Doux au Moyen-Orient, contribuerait au financement et entrerait dans le capital à hauteur de 10%.

Sauver 3.190 emplois sur 4.195

La famille Doux détient actuellement 80% du groupe et Charles Doux avait ces dernières semaines refusé de devenir minoritaire, rejetant jusqu'à présent la prise de contrôle de la Barclays. Ce plan proposé par Charles Doux, et Michel Léonard, ancien président du directoire du groupe Lactalis, permettrait selon la direction de sauver 3.190 emplois. Au 31 mai dernier, Doux comptabilisait 4.195 emplois dont 711 emplois en contrat à durée déterminée (CDD).

"Nous avons 250 éleveurs qui, ce mercredi, ont apporté leur soutien au plan de continuation qui leur a été présenté ce mercredi" par les dirigeants du groupe, a affirmé un porte-parole du groupe, Louis Silvestre. Il réagissait à la prise de position de l'Association des éleveurs fournisseurs du groupe Doux en Bretagne (AEFDB) qui s'était réjouie un peu plus tôt de l'offre de reprise améliorée de Sofiprotéol, jugeant qu'elle répondait "favorablement" à leurs inquiétudes. "L'AEFDB ne représente pas tous les éleveurs", a souligné M. Silvestre. Jusqu'à présent, l'AEFDB, qui rassemble environ 200 éleveurs sur les quelque 800 en contrat avec le groupe volailler, avait exprimé un soutien prudent au plan de continuation du PDG Charles Doux.

Mercredi, les transporteurs ont, eux, annoncé l'arrêt de leurs activités. "Face à la gravité de la situation, et notamment à tout espoir de sortie de crise par le haut, les transporteurs intervenant sur la filière cesseront donc leurs activités pour le Groupe Doux dès ce soir (mercredi)", a fait savoir la Fédération nationale des transports routiers dans un communiqué. Les transporteurs du groupe Doux emploient environ 1.000 chauffeurs et représentent "plus de 2.000 emplois. Ils détiennent "pour près de 8 millions de factures impayées", avait précédemment indiqué la FNTR.

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) doit examiner vendredi ce plan de continuation, ainsi que les différentes offres de reprise du groupe.

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