La banque franco-belge Dexia/Image d'archives © ABACATrois ans après un premier plan de sauvetage dont la note reste toujours négative pour les finances publiques, les députés examineront lundi le projet de loi validant les garanties apportées par l'Etat français à Dexia pour permettre à la banque franco-belge de réaliser son démantèlement dans des conditions favorables. L'Assemblée nationale, saisie en procédure accélérée, devra se prononcer sur une double garantie. Le gouvernement français va garantir le financement du groupe Dexia à hauteur de 33 milliards d'euros environ, ainsi qu'une partie du portefeuille de crédits aux collectivités locales que va reprendre une structure contrôlée par la Caisse des dépôts. Le dispositif a été intégré à un projet de loi de finances rectificative pour 2011.
Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France
La banque franco-belge aura perdu 12 milliards d'euros en 2011 selon le quotidien économique Les Echos.
Publié le 20/02/2012
Paris va-t-il nationaliser la banque Dexia ?
L'Etat français envisage "depuis plusieurs semaines" de nationaliser les restes de la banque franco-belge Dexia, démantelée à l'automne, affirme Les Echos dans son édition à paraître vendredi. En cause, un plan de sauvetage initial trop lourd à supporter pour Paris.
Publié le 05/01/2012
L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia
L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.
Publié le 17/10/2011
Le clin d'oeil de Trichet aux "indignés"
Figurant au nombre des "bêtes noires" des "indignés", Jean-Claude Trichet affirme pourtant... qu'il les comprend. S'il ne veut pas "démolir" les banques, le patron de la BCE, qui arrive à la fin de son mandat, voudrait leur imposer des règles de prudence accrue. Et réformer les traités européens.
Publié le 16/10/2011
Crise : le G20 attend une "réponse énergique" de la zone euro
Réunis samedi à Paris, les pays du G20 ont déclaré que le prochain sommet européen du 23 octobre devait permettre de présenter un plan global susceptible d'apporter une "réponse énergique" à la crise de la zone euro. Sans quoi...
Publié le 15/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.
Publié le 10/10/2011
Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde
En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.
Publié le 10/10/2011
Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?
L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?
Publié le 05/10/2011
Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide
A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.
Publié le 09/10/2011
Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?
La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?
Publié le 09/10/2011
Dexia : chronique d'un désastre bancaire annoncé
Alors que Dexia tient un conseil d'administration ce dimanche, les discussions sur son avenir de reprennent à Bruxelles où le Premier ministre français François Fillon doit rencontrer son homologue belge Yves Leterme pour discuter des modalités d'un démantèlement de la banque franco-belge.
Publié le 09/10/2011
Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.
Publié le 08/10/2011
Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a abaissé vendredi les notes de l'Espagne et de l'Italie, alors que la crise en zone euro s'intensifie. Première conséquence : Wall Street était de nouveau à la baisse. Vendredi soir, c'est Moody's qui s'en est pris à la Belgique.
Publié le 07/10/2011
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Une solution pour Dexia
Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé à la mi-journée qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée.
Publié le 09/10/2011
Concrètement, la garantie sur le financement ne sera activée que si Dexia fait défaut sur les emprunts qu'elle aura contractés sur les marchés. Entre 2008, date du premier sauvetage, et 2011, le cas ne s'est jamais présenté. Quant à la garantie sur les crédits aux collectivités, elle n'entrera en jeu que si la partie du portefeuille concernée, d'un montant de 10 milliards d'euros, engendre plus de 500 millions d'euros de pertes. Ces pertes seraient liées non pas au défaut de remboursement des collectivités mais à la restructuration éventuelle de certains prêts considérés comme toxiques.
Le cas de 2008... et celui de 2011
Dans les faits, quels sont les risques ? Depuis 2008, plusieurs milliards d'euros de prêts ont été renégociés entre Dexia et des collectivités, sans générer la moindre perte pour la banque, de source proche du dossier. Des restructurations pourraient être contraintes par des décisions de justice, mais à ce jour, aucun jugement favorable à une collectivité n'a été rendu, même si huit actions sont en cours, dont une au pénal. L'Etat prévoit donc des pertes très limitées sur ces deux garanties, si pertes il y a. Il compte, en revanche, sur les commissions qui seront versées par Dexia et la Caisse des dépôts au titre de la rémunération des garanties pour que l'impact net sur les finances publiques soit positif au final.
Dans le cas du plan de sauvetage mis en place en 2008 pour éviter la faillite de Dexia, les garanties ont jusqu'ici rapporté plus de 1,2 milliard d'euros à la France, à la Belgique et au Luxembourg, selon des documents publiés par la banque. Mais l'opération reste négative pour les finances de l'Etat français, car il a directement injecté un milliard d'euros au capital de Dexia à l'automne 2008. Les actions qu'il a obtenues en échange étaient initialement valorisées 9,90 euros l'unité. Au cours de clôture de jeudi, la valeur de la participation de l'Etat était tombée à 80 millions d'euros environ, soit une perte latente d'environ 920 millions d'euros. Compte tenu du démantèlement du groupe, la probabilité de voir son cours se redresser est quasiment nulle. Si l'on élargit le champ à la Caisse des dépôts et CNP Assurances, deux entités para-publiques françaises qui ont elles apporté deux milliards en octobre 2008, la facture potentielle s'alourdit même de 1,8 milliard. Un montant qui n'a pas été réduit par des dividendes, car Dexia n'en a versé que sous forme d'actions, dont la valeur a fondu.
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