Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde

le 10 octobre 2011 à 07h25 , mis à jour le 10 octobre 2011 à 10h59

Dossier : Crise financière

En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.

Immeuble du groupe bancaire franco-belge DexiaImage d'archives © TF1/LCI

 - lundi 3 octobre : depuis plusieurs jours, la presse fait état d'un projet de cession de l'activité de financement des collectivités locales françaises à la Caisse des dépôts et la Banque Postale, rumeur démentie par Dexia. L'agence de notation Moody's annonce envisager l'abaissement de la note de l'établissement, inquiète des conditions de financement du groupe dans un environnement de marché très difficile. La nouvelle pèse sur les marchés et l'action Dexia perd 10,16%, pour descendre à 1,30 euro. Un conseil d'administration extraordinaire est convoqué à 18H00. Il ne s'achèvera qu'après minuit. A l'issue du conseil, la banque ouvre la voie à son démantèlement, évoquant son intention de résoudre ses "problèmes structurels".

  • Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France

    La banque franco-belge aura perdu 12 milliards d'euros en 2011 selon le quotidien économique Les Echos.

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  • L'Assemblée approuve les 10 milliards de garantie pour Dexia

    L'Assemblée nationale française a approuvé lundi les garanties apportées par l'Etat français au processus de démantèlement de la banque franco-belge Dexia. Une structure créée pour l'occasion devrait hériter de 10 milliards de prêts douteux.

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  • Le clin d'oeil de Trichet aux "indignés"

    Figurant au nombre des "bêtes noires" des "indignés", Jean-Claude Trichet affirme pourtant... qu'il les comprend. S'il ne veut pas "démolir" les banques, le patron de la BCE, qui arrive à la fin de son mandat, voudrait leur imposer des règles de prudence accrue. Et réformer les traités européens.

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  • Crise : le G20 attend une "réponse énergique" de la zone euro

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  • Dexia, gouffre financier... ou plutôt bonne affaire pour l'Etat ?

    L'Assemblée nationale vote lundi sur les conditions du démantèlement de Dexia. Mais contrairement au plan de sauvetage mis en place pour la banque franco-belge en 2008, qui a engendré des pertes, le soutien de l'Etat français pourrait se solder par un gain net pour les finances publiques.

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  • Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise

    La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.

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  • Fin de partie pour la banque Dexia

    La banque franco-belge Dexia a annoncé lundi que son conseil d'administration avait donné son feu vert au plan de démantèlement de l'ancien numéro un mondial du financement des collectivités locales, au terme de négociations marathon entre les administrateurs.

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  • Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?

    Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.

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  • Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide

    A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.

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  • Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?

    La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?

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  • Dexia : chronique d'un désastre bancaire annoncé

    Alors que Dexia tient un conseil d'administration ce dimanche, les discussions sur son avenir de reprennent à Bruxelles où le Premier ministre français François Fillon doit rencontrer son homologue belge Yves Leterme pour discuter des modalités d'un démantèlement de la banque franco-belge.

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  • Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel

    La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.

    Publié le 08/10/2011 Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
  • Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute

    L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a abaissé vendredi les notes de l'Espagne et de l'Italie, alors que la crise en zone euro s'intensifie. Première conséquence : Wall Street était de nouveau à la baisse. Vendredi soir, c'est Moody's qui s'en est pris à la Belgique.

    Publié le 07/10/2011 Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute
  • Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?

    L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?

    Publié le 05/10/2011 Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?
  • Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"

    Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.

    Publié le 04/10/2011 Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
  • Une solution pour Dexia

    Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé à la mi-journée qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée.

    Publié le 09/10/2011 Une solution pour Dexia
Plus d'infos

 - mardi 4 octobre : Le marché digère mal l'annonce de Dexia. Le titre perd jusqu'à 37% en début de séance et atteint le plus bas niveau de son histoire à 81 centimes, avant de se redresser, pour finir en baisse de 22%. Un syndicaliste belge rapporte que l'intégralité du groupe "serait à vendre". Pour calmer les marchés, les Etats belge et français annoncent qu'ils apporteront leur garantie aux financements levés par la banque. Côté français, la Caisse des dépôts confirme des négociations autour de la reprise de l'activité de financements aux collectivités françaises et d'un portefeuille de crédits déjà accordés à ces collectivités par Dexia.

 - mercredi 5 octobre : le cours se stabilise en Bourse, mais la confusion règne autour de l'impact sur les finances publiques des garanties apportées par les Etats belge et français. Le ministre français de l'Economie François Baroin assure que ces garanties n'alourdiront pas la dette et ne mettront donc pas en péril la note des deux Etats. Le ministre belge des Finances Didier Reynders chiffre la garantie à plusieurs dizaines de milliards d'euros.

 - jeudi 6 octobre : la confusion s'installe. Le groupe annonce l'entrée en négociations exclusives pour la cession de la branche luxembourgeoise, Dexia Banque Internationale à Luxembourg (BIL), tandis que la presse belge fait état d'une scission de l'activité de particuliers en Belgique, Dexia Banque Belgique (DBB). Evoquée par Didier Reynders la veille, l'hypothèse d'une nationalisation de DBB panique les marchés et le régulateur belge des marchés suspend jusqu'au lundi suivant la cotation du titre en milieu d'après midi, alors qu'il reculait de 17,24% à 84 centimes. Parallèlement, les négociations se font âpres en France autour de la reprise de l'activité de crédits aux collectivités. La CDC réclame des garanties sur le portefeuille de crédits aux collectivités qu'elle pourrait récupérer, mais l'Etat français rechigne.

 - vendredi 7 octobre : le gouvernement fédéral belge tombe d'accord avec les trois régions du pays sur un plan prévoyant la nationalisation de Dexia Banque Belgique. L'acquisition est envisagée dès le week-end sous réserve d'un accord avec le gouvernement français, rapporte la presse belge. Rajoutant à la pression déjà très forte, l'agence Moody's annonce qu'elle envisage d'abaisser la note de la Belgique, citant entre autres les incertitudes entourant le soutien à la banque Dexia. Initialement prévu le samedi, un conseil d'administration de Dexia est repoussé au dimanche.

 - samedi 8 octobre : les entretiens bilatéraux entre autorités françaises et belges se multiplient, axés autour du sort de Dexia Banque Belgique, tandis qu'au plan européen, un consensus se fait jour sur la nécessité d'un plan de recapitalisation des banques. 

 - dimanche 9 octobre : le Premier ministre français François Fillon se rend à Bruxelles pour s'entretenir avec son homologue Yves Leterme et des représentants luxembourgeois. Ils annoncent qu'un accord a été trouvé. Un conseil d'administration de Dexia se réunit dans la foulée. Au terme de plus de 12 heures de débats, le conseil valide le rachat de Dexia Banque Belgique par l'Etat belge pour 4 milliards d'euros. Les négociations autour de la cession de l'activité de financement des collectivités locales françaises se poursuivent.

le 10 octobre 2011 à 07:25
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2 Commentaires

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  • kline972, le 10/10/2011 à 23h37

    Vous en faites pas ! Si ça se trouve, ils seront promus et pourront (malheureusement) aller sévir ailleurs !

  • 566456, le 10/10/2011 à 12h05

    Un commentaire très basique : pourquoi une banque peut exploser sont découvert alors que la même banque me sucre mon chequier et ma carte bleu dés que j'ai l'équivalent d'un tiers de mois de salaire de découvert. Et ne parlons pas des agios. Que vont devenir tout ces directeurs payés à coup de dizaines de milliers d'euros pendant des années pour entrainer une banque vers la faillitte ?

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