Les travaux de l'EPR à Flamanville en novembre 2009 © DRLes soucis et retards s'accumulent pour le futur réacteur EPR de Flamanville. Fin juillet déjà, EDF avait annoncé que la mise en service du premier réacteur nucléaire de troisième génération n'était plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale. Mais c'était avant les nouveaux soucis constatés récemment. La semaine dernière, le Canard enchaîné révélait que l'Autorité de sûreté nucléaire (l'ASN, le "gendarme du nucléaire") avait ainsi indiqué dans une lettre avoir constaté des "écarts" et "faiblesses" lors d'une inspection du site de construction ; elle avait demandé à EDF, l'exploitant, de "faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction".
EPR de Flamanville : deux ans de retard, deux fois plus cher
EDF a annoncé que le chantier du réacteur nucléaire de 3e génération prendrait deux ans de retard supplémentaires. Sa mise en service est reportée à 2016 et son coût va doubler.
Publié le 20/07/2011
Audit nucléaire : l'EPR de Flamanville à la loupe
Risques d'inondation, de séisme, de perte d'alimentation électrique : le réacteur EPR en construction dans la Manche va être étudié en priorité dans le cadre de l'audit national sur la sûreté nucléaire lancé en France après la catastrophe de Fukushima.
Publié le 09/04/2011
Un moratoire sur la construction du réacteur EPR de Flamanville ?
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pourrait envisager de suspendre la construction du réacteur EPR de Flamanville 3, premier de ce type en France, en réaction à la crise nucléaire japonaise.
Publié le 30/03/2011
L'EPR de Flamanville en reprend pour deux ans et voit sa facture alourdie
EDF a officiellement annoncé vendredi un report en 2014 pour le démarrage de son réacteur de Flamanville. Et le coût du chantier va aussi fortement augmenter.
Publié le 30/07/2010
L'EPR de Flamanville accuse du retard
Le groupe énergétique français EDF devrait annoncer des retards dans la construction de son réacteur nucléaire de nouvelle génération (EPR) de Flamanville (Manche), rapporte mardi Le Figaro.
Publié le 06/07/2010
Cette semaine, le Canard va plus loin en évoquant diverses "malfaçons" relevées ces derniers mois dans le gros oeuvre du futur réacteur, de nature, pour certaines, à "porter préjudice à la qualité finale des structures". Selon l'hebdomadaire satirique, le "gendarme du nucléaire" a adressé à EDF "entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR", dont la construction est assurée par Bouygues. Avec au chapitre des défauts constatés par les inspecteurs des trous dans des piliers en béton ou des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié, affirme le journal.
"Une problématique courante du génie civil"
"Les travaux béton visés par les lettres de l'ASN citées dans cet article sont encore en cours et n'ont même pas été réceptionnés par EDF", a précisé le ministère chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique. "Les observations de l'ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours", a-t-il réagi dans un bref communiqué.
Du côté de Bouygues, on réagit vivement. Les critiques sur la qualité du gros oeuvre du futur réacteur sont "une manipulation honteuse et scandaleuse", a tonné mercredi Martin Bouygues, le PDG du groupe du même nom, en charge de cette construction. "C'est vrai qu'il y a des malfaçons, car c'est un prototype et il y a des difficultés techniques, mais elles sont reprises", a affirmé M. Bouygues devant la presse, à l'occasion de la présentation des résultats du premier semestre et d'une opération de rachat des actions du groupe. Pour Martin Bouygues, "l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est dans sa fonction quand elle apporte des réflexions sur la qualité" de la construction. "Nos relations avec EDF (le client, ndlr) sont excellentes et la satisfaction d'EDF est tout à fait correcte", a-t-il assuré.
Quoiqu'il en soit, l'ASN a confirmé l'envoi à EDF de "quatre courriers, dont deux sont des lettres de suite disponibles sur le site internet de l'ASN, les deux autres étant des courriers d'échanges techniques" consécutifs aux inspections régulières menées sur le site. L'autorité précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à "porter préjudice à la qualité finale des structures", selon des termes rapportés par l'hebdomadaire et confirmés par l'ASN. "Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c'est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu'exploitant, se doit de les identifier et de les réparer", souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l'ASN. "Les réparations sont évidemment obligatoires", ajoute-t-il. EDF n'a pas souhaité faire de commentaire.
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EPR de Flamanville : deux ans de retard, deux fois plus cher
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