A quoi ressemblera le nouveau texte sur les étudiants étrangers très qualifiés, destiné à corriger ce qui a été décrit par Claude Guéant comme les "malentendus" de la circulaire du 31 mai ? Laurent Wauquiez a avancé quelques précisions mercredi matin au micro de RTL. Il s'agira d'une "instruction aux préfets", a expliqué le ministre de l'Enseignement supérieur, destinée à "viser des cas très précis". Quant à la circulaire controversée, elle n'est pas appelée à disparaître, car "elle portait sur toute la politique d'immigration, on ne renonce pas à toute notre politique de maîtrise de l'immigration".
Etudiants étrangers : l'Intérieur ne convainc pas
Le gouvernement adressera la semaine prochaine des consignes aux préfets pour assouplir la délivrance du permis de travail à certains étudiants étrangers "hautement qualifiés". Les syndicats étudiants réclament toujours le retrait pur et simple de la circulaire du 31 mai.
Publié le 05/01/2012
Vers un permis de travail assoupli pour certains étudiants étrangers
Le gouvernement va adresser la semaine prochaine aux préfets une circulaire assouplissant la délivrance du permis de travail à certains étudiants étrangers "hautement qualifiés".
Publié le 04/01/2012
Etudiants étrangers : finalement, Guéant va adapter sa circulaire
Après avoir été reçu par Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur a annoncé vendredi la publication début 2012 d'une nouvelle circulaire sur le travail des étudiants étrangers "hautement qualifiés", remplaçant celle controversée du 31 mai. Le collectif du 31 mai attend "un changement sur le terrain".
Publié le 23/12/2011
La circulaire Guéant, un frein pour les entreprises françaises ?
En réduisant les possibilités, pour les entreprises françaises, de recruter des étudiants étrangers diplômés, cette circulaire les prive de profils utiles et recherchés. "Cela risque d'être un problème pour la compétitivité de la France et son rayonnement à l'étranger", souligne-t-on au Medef.
Publié le 18/12/2011
Etudiants étrangers : la circulaire Guéant "ne sera pas retirée"
Près de Grenoble, un Libanais embauché en CDI après des études en France a dû être licencié par son entreprise, la préfecture ayant refusé de renouveler son visa provisoire. Jeudi, plusieurs centaines d'étudiants étrangers, soutenus par les grandes écoles, ont manifesté à Paris pour signifier leur inquiétude.
Publié le 14/10/2011
Outre Laurent Wauquiez, ses collègues de l'Intérieur Claude Guéant et du Travail Xavier Bertrand doivent recevoir dans l'après-midi les présidents de la Conférence des grandes écoles, de la Conférence des présidents d'universités et de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs, afin d'aborder l'accès au marché du travail des diplômés étrangers formés en France. "L'objectif est d'avoir une instruction aux préfets qui soit uniquement sur le sujet des étudiants étrangers à haut potentiel", a insisté Laurent Wauquiez au micro de RTL. Par exemple, "une entreprise française qui veut se développer en Chine, en Inde, au Brésil, elle a identifié un étudiant qui est venu étudier chez nous, qui connaît bien ces pays parce qu'il en est originaire, ça peut l'aider à développer sa compétitivité et percer sur ces marchés, eh bien on autorisera l'étudiant étranger à travailler dans cette entreprise. Voilà un cas précis, simple, visé dans l'instruction", a détaillé le ministre de l'Enseignement supérieur. "On la présente cet après-midi aux présidents d'université, donc dans la foulée (elle) sera publiée".
Des compétences difficiles à trouver
Le gouvernement espère par cette mise au point apaiser les esprits sur cette fameuse circulaire du 31 mai, qui avait suscité une mobilisation de l'université, des critiques de l'opposition et à l'étranger, et des réserves au sein même de la majorité. Tenu par son objectif de réduire l'immigration régulière, Claude Guéant a été accusé à travers ce texte d'utiliser les étudiants étrangers comme levier de cette politique, au risque de priver la France de compétences qui ont choisi d'exercer leur talent dans ce pays où elles ont été formées. Le texte du 31 mai semblait ainsi en contradiction avec l'option de "l'immigration choisie" défendue par le chef de l'Etat : il demandait aux préfets d'instruire "avec rigueur" les demandes d'autorisation de travail des étudiants, et d'exercer un "contrôle approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers.
Après sa publication, de nombreux diplômés étrangers, dont certains très qualifiés, qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises, n'ont pas pu obtenir un changement de statut (d'étudiant à salarié) et se sont retrouvés en situation irrégulière. Au Medef, on explique que "ces jeunes sont sur des postes souvent à haute responsabilité à l'international, où on a besoin de ces talents particuliers, de ces nationalités" qui "ont une connaissance des langues, des marchés de leur pays".
Après avoir vigoureusement défendu la circulaire controversée, assurant qu'elle n'était pas une source de droit mais une traduction d'une loi de 2006 sur l'immigration professionnelle, Claude Guéant a fini par annoncer, fin décembre, après une rencontre avec Nicolas Sarkozy, une "circulaire spécifique" aux étudiants étrangers. Et pour ne pas laisser prospérer l'idée d'une reculade, il a expliqué qu'elle avait pour vocation de "compléter" et non de remplacer celle du 31 mai dont le retrait était réclamé par de nombreuses personnalités. C'est donc ce nouveau texte qui doit être mis au point lors de la réunion de ce mercredi. Réunis dans un collectif, les étudiants étrangers ont regretté ne pas être invités à cette réunion, tout en souhaitant que le nouveau texte "édicte des critères précis pour mettre fin à l'arbitraire des Directions départementales de l'emploi".
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