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Fichage de salariés d'Ikea : la société de sûreté dément toute implication


le 03 mars 2012 à 15h13 , mis à jour le 03 mars 2012 à 15h16.
Temps de lecture
3min
Ikea

Image d'archives / Crédits : DjS/TF1 News

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EntreprisesLa société Sûreté International, citée par le Canard enchaîné comme ayant proposé à Ikea des informations confidentielles sur ses salariés, a assuré samedi n'avoir "rien à voir" avec cette affaire et s'est démarquée des actes prêtés à l'un de ses anciens salariés.

Démenti ferme et catégorique. La société Sûreté International, citée par le Canard enchaîné comme ayant proposé à Ikea des informations confidentielles sur ses salariés, a assuré samedi n'avoir "rien à voir" avec cette affaire. "Les anciens dirigeants de la branche Sûreté International Conseil (restructurée en 2006 et liquidée en 2011) démentent l'intégralité des affirmations les concernant" dans un communiqué. Une enquête préliminaire a été ouverte jeudi à Versailles après une plainte  de l'Union départementale FO de Seine-Saint-Denis pour "utilisation frauduleuse  de données personnelles".

Le Canard enchaîné et le syndicat, dans sa plainte, évoquent des courriels entre des cadres du groupe Ikea et des enquêteurs privés, l'un de ces derniers proposant notamment au groupe suédois contre rémunération des "consultations  équivalentes à celles du Stic", un fichier policier. Cet enquêteur privé, qui travaillait pour Sûreté International, "a été  licencié de son poste de directeur commercial pour absence de résultats et agissement en concurrence déloyale", selon la société. Au moment où il a écrit ce courriel en décembre 2003, "il avait déjà été  informé de son prochain licenciement" et "il a utilisé la messagerie de Sûreté International pour contacter entre autres clients" le directeur de la gestion  des risques d'Ikea afin de lui faire "une proposition illicite, destinée à une  société tiers détenue par l'un de ses amis", poursuit Sûreté International. "Toute proposition ou contrat qu'il aurait émis comme directeur commercial  l'aurait été à l'insu de sa propre direction", ajoute la société, assurant en outre qu'Ikea n'avait pas donné suite à ces propositions.

Le patron de Sûreté International, Christophe Naudin, a déclaré que  la société travaillait avec Ikea depuis 1998 "sans incident" pour "des contrats  de conseil en sûreté couvrant touts les aspects de protection du groupe, mais  pas ce genre d'enquête". De son côté, l'ancien cadre de Sûreté International mis en cause a démenti  auprès du site rue89 être à l'initiative d'un éventuel détournement du fichier  Stic. "Je n'ai fait que de la transmission" et Ikea "était un client qui  préexistait à mon arrivée dans l'entreprise", a-t-il déclaré à rue89. "Je n'ai  fait que répéter quelque chose qui m'a été dit par Christophe Naudin", a-t-il  dit, sans préciser ce qu'il entendait par "quelque chose".

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