Anne Lauvergeon et Henri Proglio lors d'une visite de François Fillon en 2009 © DR"Quand j'ai vu que le patron d'EDF, en une d'un quotidien, affirmait qu'un million d'emplois était en jeu, je me suis dit qu'il avait fumé la moquette !". C'est ce qu'a pensé Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire.
Lauvergeon : des tentatives de déstabilisation au "plus haut niveau de l'Etat"
L'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, dont les relations avec Nicolas Sarkozy étaient notoirement mauvaises, affirme que ses dernières années à la tête du groupe nucléaire ont été émaillées de nombreuses tentatives de déstabilisation provenant "du plus haut niveau de l'Etat".
Publié le 16/01/2012
Nucléaire : Sarkozy attaque la gauche, elle le traite de "menteur"
Nicolas Sarkozy a assuré vendredi, lors d'un déplacement dans le Vaucluse et dans la Drôme, que l'accord signé entre le PS et les écologistes, qui prévoit de réduire la part du nucléaire en France, risque de susciter "un mouvement massif de délocalisation".
Publié le 25/11/2011
Sarkozy au Tricastin pour défendre la filière nucléaire française
Le chef de l'Etat se rend ce vendredi dans le Vaucluse et dans la Drôme pour un déplacement et un discours consacrés à la "pérennité de la filière nucléaire", qui s'est imposée comme l'un des thèmes de la pré-campagne présidentielle.
Publié le 25/11/2011
C'est lors d'un débat organisé dans le cadre du Forum Libération de Lyon avec le député vert européen Daniel Cohn-Bendit qu'Anne Lauvergeon aurait eu cette petite phrase gentiment ironoqie à l'encontre du patron d'EDF. "Il y en aurait plutôt 125.000 directs et 400.000 indirects selon une étude que j'avais fait faire", a ajouté l'ex-patronne d'Areva, qui n'a pas été reconduite à la tête du groupe nucléaire pour un 3e mandat, en juin. Selon cette étude, commandée par Areva au cabinet PriceWaterhouseCoopers et publiée en mai, la filière électronucléaire génère 410.000 emplois en France, dont 125.000 emplois directs. Sur la période 2009-2030, elle pourrait créer entre 70.000 et 115.000 emplois supplémentaires.
Le PDG d'EDF, Henri Proglio avait affirmé début novembre qu'un abandon du nucléaire "menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire" et "un million d'emplois" au total en y ajoutant 500.000 emplois dans des entreprises en France "qui risqueraient de partir à l'étranger". Une estimation qui a été contestée tant par les associations anti-nucléaire que par l'opposition de gauche (PS et Europe Ecologie-Les Verts), qui a signé à la mi-novembre un accord prévoyant de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2025.
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