Filière nucléaire: Proglio a "fumé la moquette", juge Lauvergeon

le 26 novembre 2011 à 21h58 , mis à jour le 01 décembre 2011 à 17h08

Dossier : Le nucléaire

Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, a raconté avoir pensé, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire, qu'Henri Proglio avait "fumé la moquette", a rapporté samedi Libération.

Anne Lauvergeon et Henri Proglio lors d'une visite de François Fillon en 2009Anne Lauvergeon et Henri Proglio lors d'une visite de François Fillon en 2009 © DR

"Quand j'ai vu que le patron d'EDF, en une d'un quotidien, affirmait qu'un million d'emplois était en jeu, je me suis dit qu'il avait fumé la moquette !". C'est ce qu'a pensé Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire.

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Plus d'infos

C'est lors d'un débat organisé dans le cadre du Forum Libération de Lyon avec le député vert européen Daniel Cohn-Bendit qu'Anne Lauvergeon aurait eu cette petite phrase gentiment ironoqie à l'encontre du patron d'EDF. "Il y en aurait plutôt 125.000 directs et 400.000 indirects selon une étude que j'avais fait faire", a ajouté l'ex-patronne d'Areva, qui n'a pas été reconduite à la tête du groupe nucléaire pour un 3e mandat, en juin. Selon cette étude, commandée par Areva au cabinet PriceWaterhouseCoopers et publiée en mai, la filière électronucléaire génère 410.000 emplois en France, dont 125.000 emplois directs. Sur la période 2009-2030, elle pourrait créer entre 70.000 et 115.000 emplois supplémentaires.
 
Le PDG d'EDF, Henri Proglio avait affirmé début novembre qu'un abandon du nucléaire "menacerait 400.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire" et "un million d'emplois" au total en y ajoutant 500.000 emplois dans des entreprises en France "qui risqueraient de partir à l'étranger". Une estimation qui a été contestée tant par les associations anti-nucléaire que par l'opposition de gauche (PS et Europe Ecologie-Les Verts), qui a signé à la mi-novembre un accord prévoyant de réduire la part du nucléaire dans la production électrique à 50% en 2025.

le 26 novembre 2011 à 21:58
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15 Commentaires

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  • darius92, le 28/11/2011 à 00h49

    La perte de compétitivité touchant certaines sociétés utilisant beaucoup l'électricité peut-être catastrophique.

  • ophalos, le 27/11/2011 à 15h35

    Bravo Madame, vous êtes une personne honnête et franche -

  • lucidite, le 27/11/2011 à 13h25

    Ces autres pays finiront par acheter de l'électricité française, et là vous verrez que nous ne sommes pas idiots du tout!

  • viivi13, le 27/11/2011 à 13h17

    Réponse à beegees26 Pourquoi les techniciens ne retourneraient-ils pas en formation ? J'ai dans ma vie changé plusieurs fois de métier grace à des formations. Il faut savoir se remettre en question dans la vie et ne pas rester sur des acquis lorsque ceux-ci ne servent plus à rien.

  • kosotto1, le 27/11/2011 à 12h22

    On reconnaît bien là Mme Lauvergeon, son franc-parler et son sens de la formule !

  • chouxbleu, le 27/11/2011 à 12h15

    Ils n'est pas certain que ces pays ont raison, reste à voir la polution des centrales thermiques et si la production répondra aux besoins!

  • chouxbleu, le 27/11/2011 à 12h12

    Evidemment, si on continue à importer tous les produits susceptibles de remplacer le nucléaire, nous pouvons nous faire beaucoup de soucis. ma solution:1-rien arrêter 2-se lancer "imméditement" dans la construction et installation des machines de remplacement 3-terminer les centrales en cours 4-étudier de nouvelles solutions 5-voir ou en en est dans 5 ans

  • beegees26, le 27/11/2011 à 09h33

    Des emplois pour remplacer ceux perdu du nucléaire ??? et les techniciens? vous en faites quoi ? ils retournent en formation ?

  • jclo38, le 27/11/2011 à 09h19

    Plus tout les soustraitants oubliés

  • viivi13, le 27/11/2011 à 08h43

    Je ne comprends pas. D'autres pays pensent à sortir du nucléaire en faisant appel à des énergies renouvelables et donc en créant des emplois (emplois qui pourraient remplacer ceux perdus du nucléaire).Serions nous plus idiots que les autres...

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