La rencontre prévue entre le PDG du groupe suisse Petroplus, Jean-Paul Vettier, et François Fillon à Matignon était prévue à l'origine pour mercredi. Elle a été reportée à ce jeudi, 11 heures. "Le Premier ministre ce matin veut savoir et agir", a expliqué Eric Besson sur France 2. "Quelle est la situation exacte ? Le paradoxe est que nous ne le savons pas. Nous avons géré entre le 22 et le 29 décembre pour essayer de faciliter la médiation du crédit, mais nous ne savons pas quelle est la situation exacte de la société ce matin", a-t-il dit. "Le Premier ministre va obtenir ces informations et ensuite, il va proposer l'aide, l'appui de l'Etat, sous des formes diverses, en fonction de la réponse du président de Petroplus". Or c'est ce même jour, et probablement aussi en fin de matinée, que François Hollande se rend à la raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 550 salariés et fait partie du même groupe Petroplus. Le candidat socialiste pour la présidentielle devrait retrouver sur place le député PS de Seine-Maritime Laurent Fabius et le président PS du Conseil régional de Haute-Normandie Alain Le Vern.
Petroplus Petit-Couronne : nouveau report du dépôt des offres de reprise
Les trois candidats à la reprise de Petroplus Petit-couronne ont obtenu un délai d'un mois pour boucler leurs dossiers, a annoncé vendredi la direction de l'entreprise. C'est la seconde fois que la date-butoir, fixée initialement à la mi-mars, est repoussée.
Publié le 27/04/2012
Sarkozy-Hollande, duel sur le terrain de l'emploi
Alors que le président était aux côtés des salariés de Petroplus à Petit-Couronne, vendredi, le candidat socialiste se déplaçait à Florange pour rencontrer les ouvriers d'ArcelorMittal. Deux symboles des problèmes de l'industrie française devenus des outils de campagne.
Publié le 24/02/2012
Petroplus : "c'est signé avec Shell" selon Sarkozy
Le président a annoncé, vendredi, aux salariés de la raffinerie de Petit-Couronne que l'activité allait reprendre "pour six mois" grâce au géant pétrolier. "Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie mais c'est signé", a-t-il déclaré. La reprise est prévue "courant mai", a expliqué Petroplus.
Publié le 24/02/2012
Un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne ?
L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise sous conditions de la raffinerie du groupe Petroplus.
Publié le 27/01/2012
Hollande à Petit-Couronne : "Où est l'Etat" ?
Alors que le PDG du groupe Petroplus, en grande difficulté et à sec de crédit, était reçu à Matignon, François Hollande, depuis la raffinerie de Petit-Couronne, a dénoncé l'inaction de l'Etat dans ce dossier : "C'est un enjeu local mais c'est aussi une responsabilité nationale".
Publié le 05/01/2012
Petroplus dans la tourmente : inquiétudes sur le site normand
Le groupe suisse de raffinage de pétrole Petroplus connait de graves difficultés financières. Le raffineur pourrait se séparer d'une ou de plusieurs de ses 5 raffineries, dont celle de Petite-Couronne, près de Rouen. Les 550 employés du site ne savent pas s'ils toucheront leur salaire de décembre.
Publié le 29/12/2011
Il y a évidemment là bien plus qu'un hasard de calendrier. Il faut dire que l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie a invité tous les candidats à l'élection présidentielle, à l'exception de Marine Le Pen, à venir s'exprimer devant les salariés. Elle estime que les difficultés du site sont une "bonne illustration" de la question de la "désindustrialisation", au coeur de la campagne.
Le ballet des candidats
La crise de Petroplus, qui menace directement la raffinerie française, est entrée dans une phase aigüe fin décembre : les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe suisse a décidé l'arrêt "temporaire" de ses raffineries de Petit-Couronne, Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).
Depuis lors, les salariés du site de Petit-Couronne multiplient les actions pour ne pas sombrer en silence. Ils ont ainsi brandi la menace d'un blocage dans le secteur des raffineries. Mercredi, l'intersyndicale a accueilli plusieurs délégations de salariés d'entreprises de la région comme la Compagnie industrielle et maritime spécialisée dans la manutention du brut au Havre ou encore les raffineries Total de Gonfreville l'Orcher et ExxonMobil de Port-Jérôme.
Sur le plan politique, le défilé des candidats devrait se poursuivre. Avant François Hollande, le premier candidat à avoir fait le voyage de Petit-Couronne avait été, le 2 décembre, le candidat du NPA, Philippe Poutou. Il avait alors défendu devant les salariés la création d'un "grand service public de l'énergie". Quelques jours plus tard, l'intersyndicale avait reçu Nicolas Dupont-Aignan, candidat soutenu par Debout la République, qui avait plaidé en faveur d'un "protectionnisme intelligent". Après François Hollande, Hervé Morin pour le Nouveau Centre, et Jean-Luc Mélenchon pour le Front de Gauche, prendront la parole vendredi. La candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud est attendue le 16 janvier dans la raffinerie. "Pour Hervé Morin et Jean-Luc Mélenchon, il n'a pas été possible de trouver des dates séparées, il faudra donc gérer, mais cela ne posera pas de problème", a affirmé Yvon Scornet, délégué CGT du site.
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Petroplus Petit-Couronne : nouveau report du dépôt des offres de reprise
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