La banque franco-belge Dexia/Image d'archives © ABACALe démantèlement de Dexia, première banque victime de la crise de la dette en Europe, est devenu réalité dans la nuit de dimanche à lundi après une réunion du conseil d'administration de la banque et un conseil des ministres en Belgique consacré à ce dossier sensible. Ces réunions décisives ont signé la disparition de l'établissement sous sa forme actuelle, en entérinant la scission de ses activités belges (banque de détail) et en préparant la cession de la branche française (financement des collectivités locales).
Dexia, la faillite bancaire la plus coûteuse de l'histoire de France
La banque franco-belge aura perdu 12 milliards d'euros en 2011 selon le quotidien économique Les Echos.
Publié le 20/02/2012
Paris va-t-il nationaliser la banque Dexia ?
L'Etat français envisage "depuis plusieurs semaines" de nationaliser les restes de la banque franco-belge Dexia, démantelée à l'automne, affirme Les Echos dans son édition à paraître vendredi. En cause, un plan de sauvetage initial trop lourd à supporter pour Paris.
Publié le 05/01/2012
Le clin d'oeil de Trichet aux "indignés"
Figurant au nombre des "bêtes noires" des "indignés", Jean-Claude Trichet affirme pourtant... qu'il les comprend. S'il ne veut pas "démolir" les banques, le patron de la BCE, qui arrive à la fin de son mandat, voudrait leur imposer des règles de prudence accrue. Et réformer les traités européens.
Publié le 16/10/2011
Crise : le G20 attend une "réponse énergique" de la zone euro
Réunis samedi à Paris, les pays du G20 ont déclaré que le prochain sommet européen du 23 octobre devait permettre de présenter un plan global susceptible d'apporter une "réponse énergique" à la crise de la zone euro. Sans quoi...
Publié le 15/10/2011
Le monde de la finance au chevet de l'Europe en crise
La crise de la zone euro, épicentre du séisme qui ébranle l'économie mondiale, est au coeur de la réunion des ministres des Finances du groupe des vingt principaux pays riches et émergents, qui s'est ouverte vendredi soir et se tient ce samedi à Paris.
Publié le 15/10/2011
Crise de la dette: le sommet européen repoussé, faute de solutions ?
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, prévu le 17 octobre, sera repoussé au 23 octobre. Un signe des difficultés à s'accorder sur les solutions à apporter à la crise de la dette et à la fragilisation des banques.
Publié le 10/10/2011
Dexia: la folle semaine d'une banque moribonde
En ouvrant la porte à son démantèlement le 3 octobre, la banque franco-belge Dexia a donné le coup d'envoi d'intenses tractations dont une partie ont abouti lundi matin à l'annonce de la nationalisation de sa partie belge, avant une sortie prochaine des activités françaises du périmètre.
Publié le 10/10/2011
Dexia : un sauvetage sans risque pour les finances françaises ?
L'Etat français est actionnaire de la banque et apportera sa garantie pour permettre à Dexia de trouver de l'argent frais. Sans grever les finances publiques, assure le gouvernement. Sans risque, vraiment ?
Publié le 05/10/2011
Crise de la zone euro: Paris et Berlin promettent un plan d'action rapide
A l'issue d'un mini-sommet franco-allemand dimanche à Berlin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont promis des propositions "rapides" pour régler la crise en zone euro et venir en aide aux banques fragilisées par le poids de la dette grecque. Aucun détail n'a été donné sur les mesures envisagées.
Publié le 09/10/2011
Le dilemme de Sarkozy et Merkel : recapitaliser... mais comment ?
La recapitalisation des banques européennes, hypothèse longtemps refusée en Europe, est au menu des entretiens entre le président français et la chancelière allemande ce dimanche à Berlin. Avec une question cruellement simple : où trouver l'argent ?
Publié le 09/10/2011
Dexia : chronique d'un désastre bancaire annoncé
Alors que Dexia tient un conseil d'administration ce dimanche, les discussions sur son avenir de reprennent à Bruxelles où le Premier ministre français François Fillon doit rencontrer son homologue belge Yves Leterme pour discuter des modalités d'un démantèlement de la banque franco-belge.
Publié le 09/10/2011
Lagarde à l'Elysée, avant le sommet Sarkozy-Merkel
La patronne du FMI s'est entretenue samedi durant une heure avec le chef de l'Etat, alors que les notes de l'Italie et de l'Espagne viennent d'être abaissées par l'agence Fitch, et que la Belgique est à son tour menacée. Dimanche, Nicolas Sarkozy rencontre la chancelière allemande.
Publié le 08/10/2011
Fitch dégrade les notes espagnole et italienne, Wall Street rechute
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a abaissé vendredi les notes de l'Espagne et de l'Italie, alors que la crise en zone euro s'intensifie. Première conséquence : Wall Street était de nouveau à la baisse. Vendredi soir, c'est Moody's qui s'en est pris à la Belgique.
Publié le 07/10/2011
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Une solution pour Dexia
Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé à la mi-journée qu'ils avaient trouvé une solution concernant la banque Dexia, en passe d'être démantelée.
Publié le 09/10/2011
Le conseil d'administration a ainsi approuvé lundi matin la vente de la filiale belge de Dexia à l'Etat belge pour quatre milliards d'euros. Il a par ailleurs demandé à l'administrateur délégué de Dexia, Pierre Mariani, d'engager des discussions en France avec la Caisse des dépôts et la Banque postale en vue d'un adossement des activités de financement des collectivités locales françaises. La Caisse des dépôts et consignations et la Banque postale ont en effet indiqué lundi qu'elles étudiaient la possibilité d'un "partenariat" pour financer les collectivités locales.
Le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, a indiqué pour sa part qu'un groupe d'investisseurs liés à la famille royale du Qatar compte acquérir la branche luxembourgeoise de la banque en crise, Dexia BIL, présente dans la banque de détail et la gestion d'actifs. Quant aux quelques 600 employés de la holding Dexia SA, structure de tête de la banque franco-belge, ils se verront offrir un reclassement dans l'une des filiales du groupe. "Selon leur situation géographique", ces salariés pourront intégrer la filiale belge Dexia Banque Belgique, la filiale française Dexia Crédit Local ou Dexia BIL.
Des discussions dans l'urgence
Dans le cadre du nouveau plan de sauvetage de Dexia, déjà sauvée de la faillite en 2008 grâce à un renflouement public de plus de six milliards d'euros, la Belgique, la France et le Luxembourg ont conclu d'apporter 90 milliards d'euros de garanties publiques à l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales. "Les Etats sont convenus de se répartir cette garantie dans des proportions identiques à celles de 2008, soit 60,5% pour la Belgique, 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg", a fait savoir Matignon. Un consortium chargé du financement des collectivités locales françaises sera également créé et constitué par la Caisse des dépôts et la Banque postale, ont fait savoir les services de François Fillon.
Son homologue belge, Yves Leterme, a indiqué lors d'une conférence de presse que Dexia allait immédiatement payer une prime de 50 points de base en contrepartie de ces garanties publiques. Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a souligné lors de cette même conférence de presse que l'Etat belge n'avait toutefois pas vocation à rester éternellement au capital de DBB.
Le démantèlement de Dexia, qui apparaissait de plus en plus inévitable depuis une semaine, a été en fait définitivement acté ce week-end : c'est dimanche dans la matinée, avant la réunion du conseil d'administration extraordinaire de Dexia, que François Fillon avait rencontré son homologue belge à Bruxelles, ainsi que le ministre luxembourgeois des Finances, afin de trouver un accord sur les modalités et la participation de chacun des trois Etats. L'accord a ensuite été approuvé par les administrateurs de Dexia qui ont discuté du plan de sauvetage pendant près de douze heures. L'enjeu pour les trois Etats participant au plan était d'éviter que l'aide à Dexia ne vienne aggraver la situation de leurs finances publiques. L'agence de notation Moody's avait d'ailleurs accru la pression sur le camp belge vendredi soir : elle avait placé la note souveraine Aa1 du royaume sous surveillance en expliquant entre autres vouloir évaluer les coûts et les passifs que l'Etat pourrait assumer en soutenant Dexia.
| Dexia, un "cas particulier" pour Baroin |
Le démantèlement de Dexia sous la pression des marchés est "un cas particulier", a assuré lundi François Baroin, en excluant que d'autres banques françaises puissent connaître le même sort. Pour lui, les banques européennes à risque "sont identifiées". "Il faut qu'elles augmentent leurs fonds propres. Ce sont celles qui n'ont pas passé les stress tests", a précisé le ministre de l'Economie et des Finances. Il a par ailleurs exclu que la garantie que l'Etat français va apporter à la structure de défaisance issue du démantèlement de Dexia ait un impact sur la note souveraine de l'Hexagone, la meilleure possible auprès des trois grandes agences de notation (un triple "A"). |
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