Image d'archives © TF1/LCIL'ex-PDG de France Telecom, Didier Lombard, avait largement été critiqué au sein de l'entreprise pour sa gestion de la crise sociale. L'ancien patron, nommé en 2005, avait cédé les rênes opérationnelles du groupe le 1er mars 2010 à Stéphane Richard, après avoir été fragilisé par une vague d'une trentaine de suicides de salariés entre janvier 2008 et fin 2009. Il s'était notamment attiré les foudres des syndicats en parlant à propos de ces suicides d'un phénomène de "mode". Jeudi, les syndicats se sont dits choqués d'apprendre qu'il continuerait d'exercer un rôle de conseiller, estimant que pour aller de l'avant après la crise sociale qui a frappé le groupe, il aurait fallu "couper les ponts".
Suicides à France Télécom: perquisitions au siège parisien
Des perquisitions a eu lieu mardi au siège parisien de l'opérateur, dans le cadre d'une plainte contre X déposée par le syndicat SUD-PTT à la suite de la vague de suicides de salariés entre 2008 et 2009.
Publié le 03/04/2012
France Télécom : Didier Lombard jette l'éponge
L'ex-PDG de France Télécom, dont le maintien au sein du groupe comme conseiller spécial suscitait la polémique, annonce mercredi qu'il quitte l'entreprise.
Publié le 02/03/2011
Didier Lombard contre vents et marées
Malgré un 25e suicide au sein du groupe, le PDG de France Télécom affirme dans Le Figaro qu'il ne démissionnera pas.
Publié le 17/10/2009
Le "mode" de trop de Didier Lombard
Après avoir parlé d'une "mode du suicide" à France Télécom, le PDG du groupe s'excuse et s'explique.
Publié le 16/09/2009
Didier Lombard nouveau PDG de France Télécom
Le directeur exécutif de la Mission Technologies de France Télécom a été nommé dimanche à la tête du groupe pour succéder à Thierry Breton. Ce dernier remplace Hervé Gaymard au ministère des Finances. Didier Lombard devra, entre autres missions, poursuivre le redressement de l'entreprise entamé il y a deux ans.
Publié le 27/02/2005
Stéphane Richard, patron de France Télécom dès le 1er mars
L'actuel numéro 2 de France Télécom deviendra le patron de l'opérateur dès le 1er mars, en remplacement de Didier Lombard dont le départ était initialement prévu au printemps 2011.
Publié le 01/02/2010
Mercredi soir, la direction a annoncé que Didier Lombard devenait "conseiller spécial de Stéphane Richard (qui sera PDG à compter du 1er mars, ndlr) sur les orientations stratégiques et la vision technologique du groupe". "C'est l'étonnement et la surprise. On ne comprend pas", a déclaré à l'AFP Pierre Dubois, délégué CFDT, ajoutant avec ironie que Didier Lombard, qui aura 69 ans dimanche, "mérite amplement sa retraite". "Pour nous, Didier Lombard ne peut pas rester conseiller de Stéphane Richard. Ce n'est pas admissible", estime de son côté Patrice Diochet (CFTC). Les syndicats et l'Association pour la Défense de l'Epargne et de l'Actionnariat des Salariés (Adeas) de France Télécom-Orange dénoncent quant à eux une manoeuvre pour permettre à Didier Lombard de bénéficier de 700.000 stock-options.
Défendu par Richard
"Le fait qu'il prenne un rôle de conseiller auprès de moi dans les mois qui viennent n'a rien à voir avec cette affaire d'options, qui est un faux problème", a récusé Stéphane Richard. Didier Lombard "a renoncé à tout parachute, à toute rémunération différée, l'année dernière", a-t-il fait valoir, en ajoutant que le total des stock-options qui lui ont été attribuées étaient "non pas 700.000, mais 300.000".
Stéphane Richard a reconnu que "ces options sont aujourd'hui exerçables dans des conditions assez éloignées du cours de Bourse", mais il a assuré que Didier Lombard ne bénéficiait d'"aucun régime particulier" car "le règlement d'options prévoit qu'il peut en conserver le bénéfice pendant qu'il sera à la retraite". La CFE-CGC et l'Adeas avaient affirmé mercredi qu'en cas de départ de France Télécom, l'ancien patron perdrait la possibilité de faire valoir ses options et souligné que le cours de l'action du groupe "est actuellement trop faible pour les exercer".
Stéphane Richard a par ailleurs assuré jeudi que Didier Lombard était "soumis aux mêmes conditions de retraite que les cadres dirigeants du groupe". "Lorsqu'il prendra sa retraite, il bénéficiera d'un régime complémentaire" qui, "dans son cas, représente un montant annuel d'environ 300.000 euros", a-t-il déclaré.
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