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Fusion EADS-BAE : ça coince


le 08 octobre 2012 à 09h55 , mis à jour le 08 octobre 2012 à 09h59.
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EntreprisesLe bras de fer entre Paris, Berlin et Londres sur une fusion des groupes européen EADS et britannique BAE Systems est entré dans une phase critique à l'approche de la date butoir du 10 octobre. Le 1er actionnaire de BAE Systems se dit opposé à la fusion.
Le premier actionnaire de BAE Systems a dressé une longue liste d'objections à la fusion du groupe de défense britannique avec EADS, citant notamment des craintes d'ingérence des Etats ou encore une absence de pertinence stratégique de l'opération. Dans un communiqué diffusé lundi, Invesco Perpetual ajoute qu'un rapprochement avec EADS aurait un impact négatif sur les positions de BAE Systems aux Etats-Unis, où le groupe a accès à des contrats jugés sensibles en matière de sécurité.

"Invesco a, épisodiquement, détenu des actions BAE au cours des 20 dernières années", souligne la société. "Invesco considère que BAE dispose de solides activités avec des positions bien établies sur le marché de la défense mondial, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Ses perspectives en tant qu'entité indépendante sont bonnes." "Nous nous préparons à des discussions avec le conseil de BAE et avec d'autres actionnaires de BAE dans les jours à venir", ajoute Invesco, qui dit détenir 13,3% des actions ordinaires de BAE.

Dimanche, le secrétaire britannique à la Défense a dit que Londres opposerait son veto au projet de fusion entre EADS et BAE Systems s'il ne répond pas à certaines priorités non négociables. Dans les premiers échanges, le titre BAE cédait 0,34% à 327 pence tandis que l'action EADS prenait 0,08% à 26,50 euros.

 

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