Le républicain John McCain, interrogé sur Fox News, le 19 octobre 2008 © TF1/LCIEn matière d'aéronautique et de contrats portant sur la défense nationale des Etats-Unis, la voix du sénateur John McCain est écoutée. Ce poids que représente l'avis de l'ancien candidat républicain à la Maison blanche était notamment devenu évident lorsqu'il avait contribué, par son enquête, à l'annulation d'un premier contrat destiné à renouveler la flotte d'avions ravitailleurs de l'armée de l'air. Un contrat visant à remplacer les KC-135 de l'US Air Force, dont l'âge moyen dépasse 50 ans, ce qui représentait un marché de 23,5 milliards de dollars, attribué à l'époque à Boeing. Mais John McCain avait démontré l'existence d'un conflit d'intérêts, obligeant le Pentagone à lancer un nouvel appel d'offres.
Des élus américains s'en prennent à EADS
Alors que le groupe européen est de nouveau dans la course face à Boeing pour remporter le méga-contrat des avions ravitailleurs, des élus l'accusent d'avoir touché des subventions illégales, et veulent alourdir d'autant le prix de son offre.
Publié le 14/05/2010
Un candidat russe s'immisce dans la guerre Boeing-EADS
Qui emportera le marché des ravitailleurs américains ? Boeing, qui semble largement favorisé ? EADS, qui réclame des conditions équitables pour concourir ? Ou un troisième larron russe ?
Publié le 20/03/2010
Ravitailleurs : EADS demande un délai de 90 jours au Pentagone
Le Pentagone a fait savoir qu'il serait disposé à prolonger son appel d'offres pour remplacer ses ravitailleurs KC-135, permettant ainsi à EADS de rester dans la course. Mais EADS pose ses conditions.
Publié le 19/03/2010
EADS vs Boeing : fin du match ou nouveau round ?
Après le retrait d'EADS, s'estimant désavantagé face à Boeing, et les protestations européennes, l'appel d'offre américain pour remplacer les ravitailleurs américains KC-135 pourrait être prolongé. Des élus américains protestent.
Publié le 13/03/2010
Ravitailleurs : l'appel d'offre prolongé pour EADS ?
Les Etats-Unis pourraient reporter la date limite de l'appel d'offres concernant les avions-ravitailleurs pour permettre au constructeur aéronautique européen d'éventuellement présenter une offre face à l'américain Boeing.
Publié le 12/03/2010
"Scandale" pour Lellouche, "manquement grave" pour Fillon
Après le retrait d'EADS, contraint et forcé, du marché des futurs ravitailleurs américains, François Fillon monte à son tour au créneau en dénonçant un manquement de l'administration américaine aux règles d'une concurrence loyale.
Publié le 11/03/2010
Avions-ravitailleurs : Paris et les Européens fulminent
Après le retrait d'Airbus de la course au méga contrat avec le Pentagone, les Européens accusent Washington d'avoir biaisé les termes de l'appel d'offres pour favoriser Boeing. Fillon évoque un "manquement grave".
Publié le 10/03/2010
Ravitailleurs US : Airbus voit s'envoler un méga contrat
Son partenaire Northrop Grumman a décidé de ne pas répondre à l'appel d'offres du Pentagone, parce qu'il l'estime biaisé au profit du concurrent Boeing. La saga avait commencé en 2001.
Publié le 09/03/2010
C'est ainsi qu'un nouveau contrat de 35 milliards de dollars a été décroché, non plus par Boeing mais par un tandem Northrop-EADS, la version de l'A330 proposée par ce duo l'emportant aux dépens du 767 de Boeing. Pourtant, rebelote, le contrat a été annulé en juin 2008 après un recours de l'avionneur américain. Un troisième appel d'offres a été lancé par le Pentagone le 24 septembre mais Northrop a menacé de le boycotter, en jugeant qu'il favorisait Boeing et son appareil plus petit.
Des arguments désormais repris à son compte par John McCain. Dans une lettre adressée au secrétaire à la Défense, Robert Gates, le sénateur exprime de sérieuses réserves sur le dernier appel d'offres du Pentagone. Et il pose une série de questions précises sur la manière dont les offres seront évaluées et dont les décisions ont été prises concernant le cahier des charges. Il demande aussi si les nouvelles règles ne favoriseront pas essentiellement des appareils de plus petite taille et enjoint à Robert Gates de spécifier comment il compte garantir un contrôle "indépendant et solide" de la procédure, étant donné l'histoire déjà mouvementée de ce programme.
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