JPM attend sa fermeture. Mais les salariés ne restent pas les bras croisés et tentent d'alerter le gouvernement de manière originale sur leur situation difficile. "Confronté à une menace de fermeture par décision de son actionnaire et en s'appuyant sur le projet de loi annoncé par le ministre du Redressement productif (Arnaud Montebourg), son Comité d'entreprise recherche un repreneur sérieux (h/f)", souligne la petite annonce qui paraîtra mardi.
Le propriétaire suédois, Assa Abloy a annoncé le 21 juin la fermeture de cette usine et le transfert de l'activité vers un autre site du groupe dans l'Aube. La direction prévoit la suppression de 105 postes. Le groupe avait justifié sa décision par une chute du chiffre d'affaires de JPM de près de 23% et d'environ 25% de ses volumes de ventes depuis 2008. L'usine JPM est condamnée "au plus tôt à la fin du premier trimestre 2013", a dit un porte-parole de la direction sous couvert d'anonymat.
JPM veut "prendre date" avec le gouvernement
"Site rentable, CA d'environ 35 millions d'euros, 192 salariés, entreprise profitable, profit brut avoisinant 14%, forte notoriété et considérée dans son domaine d'activité de systèmes de fermetures, de contrôle et de gestion des issues de secours, comme +stratégique+, forte visibilité à 3 ans", affirme l'annonce du comité de l'entreprise établie à Avermes dans l'Allier.
Pour Eddy Lamartine, délégué syndical CGT et membre du Comité d'entreprise, cette petite annonce vise à alerter Arnaud Montebourg avant l'adoption de son projet de loi. "C'est une initiative qui peut donner des idées à d'autres. Nous sommes précurseurs, nous prenons date maintenant", a-t-il insisté, précisant toutefois qu'en raison du coût, l'annonce ne paraîtra que mardi dans l'édition de l'Allier du quotidien dans sa version papier. Elle peut néanmoins être consultée pendant une semaine sur le site Centremploi.com.
Une loi obligeant un industriel à céder une usine viable promise à la fermeture sera votée avant "trois mois", a indiqué le 28 septembre le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, précisant que l'examen du projet de loi allait commencer "maintenant".







